Une nation d’immigrants – Gérard Noiriel

Si l’on désigne la France comme une terre d’accueil, la réalité est souvent assez éloignée de ce grand principe.
Dans Immigrants, à paraître le 9 novembre en librairie, leurs témoignages sont éclairés par six textes d’historiens, spécialistes de la question, qui replacent les raisons de l’immigration dans l’histoire de notre pays, dont nous vous proposons ici quelques grandes lignes.

Si l’on désigne la France comme une terre d’accueil, la réalité est souvent assez éloignée de ce grand principe.
Dans Immigrants, à paraître le 9 novembre en librairie, leurs témoignages sont éclairés par six textes d’historiens, spécialistes de la question, qui replacent les raisons de l’immigration dans l’histoire de notre pays, dont nous vous proposons ici quelques grandes lignes.

Gérard Noiriel, historien et directeur d’études à l’EHESS, débute son article intitulé « Une nation d’immigrants » ainsi:
«Au XXe siècle, la France a été l’un des principaux pays d’immigration dans le monde. Cet aspect de notre histoire contemporaine a longtemps été refoulé de la mémoire collective. Aujourd’hui, le vieux stéréotype sur «nos ancêtres les Gaulois» tend à disparaître. Mais d’autres préjugés se sont installés, notamment l’idée que les immigrants d’autrefois ce seraient «bien intégrés», alors que ceux d’aujourd’hui «poseraient problème . L’histoire de l’immigration montre qu’en réalité, c’est toujours le dernier venu qui a été perçu comme le plus menaçant aux yeux des autochtones.»

Gérard Noiriel présente les grandes phases de l’immigration, dont il dégage 3 grands cycles: la fin du XIXe siècle, l’entre-deux-guerres et les années 1950-70. La notion première à retenir est le lien étroit entre immigration et activité économique. En effet, ce sont les débuts de la révolution industrielle qui ont entraîné les premières migrations de masse : «Dès cette époque, les représentants du grand patronat sont convaincus que le développement industriel de la France ne pourra pas se faire sans un recours massif à l’immigration.»
Cependant, les premiers vrais conflits (au-delà du traditionnel clivage ville/campagne qui prédominait alors, tels que les Parisiens vis-à-vis des Bretons ou des Creusois) éclatent avec la crise économique des années 1880-1890, qui accroît les tensions entre étrangers et nationaux…

Etonnant comme cela peut résonner aujourd’hui, au sein de nos sociétés fragilisées…
Pour en savoir plus et ne pas vous accabler avec trop de lecture sur écran,  je vous rappelle que l’intégralité de ce texte sera publié dans Immigrants, en librairie le 9 novembre.



Publié le 28 octobre 2010 - Tags : , , , , ,


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