Un petit avant-goût des parutions du printemps…

Fior ©Futuropolis 2013

J’ignore si c’est l’esprit de Noël qui m’inspire ou tout simplement le plaisir de discuter belles bandes dessinées avec vous, toujours est-il que j’empresse de partager quelques images de nos futures parutions. Oui, considérez ça comme un cadeau.

En librairie le 7 mars  

 
Kongo, de Christian Perrissin et Tom Tirabosco

Au coeur des ténèbres est certainement la nouvelle la plus célèbre et la plus adaptée de Joseph Conrad. Mais c’est au coeur de son expérience personnelle au Congo, que Conrad a été chercher l’essence de son récit. Un récit authentique que Christian Perrissin et Tom Tirabosco nous aident à redécouvrir…

Mai 1890. Le capitaine Josef Konrad Korzeniowski quitte Bordeaux pour le Congo, en dépit d’un sentiment d’appréhension inhabituel chez lui. Embauché par une compagnie belge, il doit rétablir des liens commerciaux avec le directeur d’un comptoir collecteur d’ivoire au coeur de la jungle. Séparé de sa tante chérie pour une durée de 3 ans, le capitaine vit mal cette traversée. Arrivé à Boma, il entame la remontée du fleuve Congo jusqu’à  Kinshasa. Le voyage est rude. La jungle est dense, la faune impitoyable. La maladie et la folie gagnent ses compagnons de voyage. Les hommes que Korzeniowski rencontre sur son périple semblent tous plus déments les uns que les autres. Ce périple se présente comme un lent éloignement de la civilisation et de l’humanité vers les aspects les plus sauvages et les plus primitifs de l’homme. De ce voyage, Korzeniowski, devenu Joseph Conrad tirera la matière de l’une de ses oeuvres les plus connues, Au coeur des ténèbres.

Des mêmes auteurs, chez Futuropolis:

Martha Jane Cannary avec Matthieu Blanchin (3 volumes), La Colline aux mille croix

La Fin du monde, Sous-sols (avec Pierre Wazem)

Pour compléter votre lecture: Au coeur des ténèbres, de Joseph Conrad, illustré par Jean-Philippe Stassen et commenté par Sylvain Venayre

Au vent mauvais, Rascal et Thierry Murat

Quand tous vos espoirs s’effondrent, autant tout recommencer à zéro. Pour Abel Merian, son nouveau départ dans la vie prend la forme d’un voyage en Italie à la rencontre d’une mystérieuse inconnue. Avec Au vent mauvais, Rascal et Thierry Murat signent un « road-comics » que ne renierait sans doute pas Wim Wenders…

À sa sortie de prison, Abel Mérian retourne en banlieue pour récupérer un butin caché. Mais la vieille usine où était planqué son fric a été transformée en musée d’art moderne. Et le magot a certainement été coulé dans le béton. Dépité, déambulant dans le musée sans but, Abel trouve pas hasard un téléphone portable rose, qui se met justement à sonner. C’est sa propriétaire, une jeune femme en partance pour l’Italie, qui lui demande de lui envoyer par la poste son appareil. Abel, en fouillant les textos et les photos au téléphone, découvre une jeune fille en rupture amoureuse. N’ayant plus rien à faire, il vole une Volvo 780 Coupé et décide de se rendre en Italie pour rendre le téléphone en mains propres à cette troublante jeune fille…

De Thierry Murat, chez Futuropolis: Les Larmes de l’assassin, d’après le roman d’Anne-Laure Bondoux

Pour en savoir plus: http://www.thierrymurat.com

Sang noir, 1906 la catastrophe de Courrières, Jean-Luc Loyer

En 1906, à Courrières dans le Pas-de-Calais, un coup de grisou provoqua la mort de 1099 mineurs, dont les plus jeunes avaient 13 ans. Fortement imprégné par la culture de sa région natale, Jean-Luc Loyer raconte dans un roman graphique dense et extrêmement bien documenté, l’histoire de ce drame et ses conséquences.

Avec 120 puits de mine, le Pas-de-Calais est la région la plus en pointe pour l’extraction du charbon en France. Il n’est pas rare que les enfants y travaillent dès l’âge de 14 ans. Le fils Pruvost fait partie de ceux-là. Alors qu’il découvre son métier, un coup de grisou intervient le 10 mars 1906, faisant 1099 morts. Alors que les recherches des survivants cessèrent trois jours après la catastrophe, on retrouva des rescapés vingt jours plus tard. C’est sur la base de leurs témoignages, en replaçant son récit dans son contexte historique, que Jean-Luc Loyer nous raconte ce terrible drame. Du drame industriel et humain aux luttes sociales qui s’en suivirent, les réactions des politiques de l’époque (Jaurès, Clemenceau…) à celles de la presse (L’Humanité), Sang noir est un ouvrage érudit, complété par un dossier historique.

Pour en savoir plus sur l’auteur: http://auteurmaximum.blogspot.fr/

En librairie le 5 avril

L’Intervista, Manuele Fior

Auréolé de multiples prix internationaux avec 5000 kilomètres par seconde, Manuele Fior revient sur le devant de la scène avec une magnifique histoire d’amour avec des extraterrestres (!), à moins qu’il ne s’agisse d’une histoire de science fiction sentimentale…

En Italie, dans un futur proche. Parce qu’il pense avoir aperçu un vaisseau spatial dans le ciel, Raniero, un psychologue âgé d’une cinquantaine d’années, est victime d’un accident de la route. En instance de divorce, la voiture cassée, son cou maintenu par une minerve, il reprend le travail et fait la connaissance  d’une nouvelle patiente, Dora, qui prétend avoir vu également le vaisseau spatial, et pouvoir communiquer par télépathie. Troublé par ses révélations, Raniero perd un à un tous ses repères. D’autant que sa femme et lui sont victimes d’une agression violente qui détruit à jamais le peu d’affection qui reste entre eux. Et que Dora, adepte de la nouvelle charte sociale qui prescrit l’amour libre, lui tourne la tête, malgré les sarcasmes de sa colocataire Rosella, qui se gausse de voir ce vieux crouton tomber amoureux de sa copine…

Pour en savoir plus sur l’auteur : http://www.manuelefior.com/

Toi au moins, tu es mort avant…, Sylvain Ricard, Myrto Reiss et Daniel Casanave

1947. La Grèce sort de la Seconde Guerre mondiale pour tomber dans le chaos de la guerre civile. Chrònis Mìssios, 17 ans, résistant communiste, est arrêté puis condamné à mort. Gracié, torturé, ballotté de prison en déportation, il va devenir, selon ses termes, durant 21 ans, un « prisonnier professionnel ». Basé sur son autobiographie, Sylvain Ricard, Myrto Reiss et Daniel Casanave signent un récit terriblesur ces années noires…

1947. La guerre civile fait rage en Grèce. La droite, installée au pouvoir par les Anglais, et la gauche s’entre-tuent dans un pays ravagé. Chrònis Mìssios un jeune adolescent communiste est arrêté et condamné à mort. Il sera gracié de justesse mais restera 21 ans enfermé, balloté de prisons en prisons, torturé. Son histoire, Chrònis Mìssios l’a racontée dans une étonnante biographie parue en 1985 en Grèce, et devenue rapidement un best-seller. Subjugué par cette histoire Sylvain Ricard, Myrto Reiss et Daniel Casanave ont eu envie à leur tour de la faire connaître par le biais de la bande dessinée. Car Chrònis Mìssios ne raconte pas que sa vie, il raconte aussi la guerre civile, la fin du rêve communiste : ses martyrs, d’un dévouement admirable, mais aussi ses dirigeants, rendus aveugles et sourds par l’égoïsme et la bêtise, plus dangereux pour leur cause que leur propre ennemi.

Chez Futuropolis, de Sylvain Ricard: 20 ans ferme, avec Nicoby, La Mort dans l’âme, avec Isaac Wens, …à la folie, avec James, Motherfucker, 2 tomes, avec Guillaume Martinez

A propos de Chrònis Mìssios: http://www.monde-diplomatique.fr/1986/06/MISSIOS/39301

http://www.lepetitjournal.com/athenes/breves-athenes/131022-carnet-deces-du-litteraire-chronis-missios.html

Journal d’un corps, de Daniel Pennac, illustré par Manu Larcenet

Après L’Etranger, d’Albert Camus, illustré par José Muñoz, Futuropolis et Gallimard proposent un nouveau livre où dessins et écrits, se répondant, suscitent un nouveau regard, une nouvelle lecture d’une grande oeuvre littéraire.

De 13 à 87 ans, âge de sa mort, le narrateur a tenu le journal de son corps. Nous qui nous sentons parfois si seuls dans le nôtre nous découvrons peu à peu que ce jardin secret est un territoire commun. Tout ce que nous taisions est là, noir sur blanc, et ce qui nous faisait si peur devient souvent matière à rire. Livre forcément impudique et sans tabou, Le Journal d’un corps donne la parole aux fluides, aux chairs, aux viscères, aux nerfs, à tous ces sentis et ressentis sans cesse renouvelés…

Manu Larcenet nous offre à travers ses dessins sa propre vision du texte de Daniel Pennac. Parfois sombre et cruelle, toujours libre. Il donne libre court à ses émotions, à sa sensibilité, à ses humeurs, et nous propose une lecture renouvelée et toute personnelle de cet étonnant et dérangeant livre de Daniel Pennac.

Chez Futuropolis, de Daniel Pennac: La Débauche, avec Jacques Tardi

Pour en savoir plus sur les auteurs: http://www.gallimard.fr/Contributeurs/Daniel-Pennac

http://www.manularcenet.com/blog/

Enfin, toujours pour le 5 avril, nous prévoyons une version intégrale du Sourire du clown, de Luc Brunschwig et Laurent Hirn !


Au vent mauvais ©Futuropolis 2013
Couv-provisoire-KONGO
Kongo-p11©Futuropolis 2013
Couv-provisoire-AU_VENT_MAUVAIS
Couv-provisoire-SANG_NOIR
SangNoir-p41©Futuropolis 2013
Couv-provisoire-L_INTERVISTA
INTERVISTA-p100©Futuropolis 2013
Couv-provisoire-JOURNAL_D_UN_CORPS
JournalCorps-p14©Futuropolis 2013
Couv-provisoire-TOI_AU_MOINS_TU_ES_MORT_AVANT
ToiAuMoinsp74©Futuropolis 2013
Couv-INTEGRALE_LE_SOURIRE_DU_CLOWN
Sourire-du-clown©Futuropolis 2013

Publié le 12 décembre 2012 - Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


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