Quoi de neuf pour 2016? Oh chic, des bô livres!

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Chez Futuropolis, la rentrée rime souvent avec « réunion commerciale », rendez-vous clé au cours duquel nous présentons les titres à paraître à nos représentants, qui iront ensuite prospecter les libraires. L’occasion de vous dévoiler ici quelques informations sur les sorties à venir, pour le plaisir de partager avec vous, chers lecteurs, ces bô livres qui viendront enrichir notre catalogue!

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Attention, ces titres sont présentés sous réserve de modifications de dates de parutions, et les visuels (et textes) mis en ligne sont provisoires et restent la propriété de Futuropolis. Les visuels et textes utilisés sont extraits de la réunion commerciale présentée le 24 août 2015.

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** EN LIBRAIRIE LE 5 NOVEMBRE **

L’Île Louvre, en coédition avec le Musée du Louvre, récit, dessin et couleur de Florent Chavouet

Après Manabé Shima (paru en 2010 chez Philippe Picquier), Florent Chavouet s’est rendu dans une autre île : l’île Louvre ! Muni de son carnet de voyage et de ses crayons de couleurs il est parti à la rencontre des habitants de cette île-musée pas comme les autres !

Le musée du Louvre est devenu île, sous les crayons de couleurs de Florent Chavouet. Muni d’un pass délivré par les autorités du musée, il se rend sur ce territoire insulaire à la rencontre de ses habitants (ceux qui travaillent dans cette institution), de ses visiteurs (les touristes du monde entier) et de ses paysages (l’ensemble des salles et des œuvres exposées). Carnet de voyage en main, l’auteur s’attache à nous décrire cette île-musée et ses traditions. Au fur et à mesure de ses déambulations, il nous plonge ainsi dans la vie quotidienne du Louvre, restituant avec un sens du détail digne des plus grands enlumineurs !

Retrouvez l’ensemble des titres publiés en coédition avec le Musée du Louvre sur la page Facebook dédiée : Collection Futuropolis – Musée du Louvre

Maudit Allende!, récit de Olivier Bras, dessin et couleur de Jorge González

Au Chili, le coup d’État du 11 septembre 1973 continue de diviser fortement les habitants : d’un côté ceux qui remercient le général Augusto Pinochet d’avoir libéré le pays du joug communiste et de l’autre ceux qui déplorent la fin brutale de l’expérience socialiste dirigée par Salvador Allende. Les positions de ces groupes sont radicalement opposées et il reste, quarante ans après, pratiquement impossible d’envisager un dialogue entre eux.

Leo n’a pas vécu le même exil que les dizaines de milliers de Chiliens contraints de fuir le régime militaire chilien après le coup d’Etat du 11 septembre 1973. Sa famille est certes partie loin de Santiago et s’est installée en Afrique du Sud. Mais c’était pour fuir Salvador Allende. Son élection en septembre 1970 avait été un coup terrible pour ses parents qui ne partageaient pas les idées de ce dirigeant socialiste et redoutaient un effondrement du Chili. Du coup, ils avaient fait le choix de l’exil. Et quand Allende fut renversé en 1973, ils élevèrent leurs quatre enfants dans le culte d’un sauveur, le général Augusto Pinochet. Cet héritage familial vole en éclat avec le départ de Leo en Europe. Parti travailler à Londres, il se retrouve confronté à l’histoire de son pays d’origine, ce Chili où il n’a jamais mis les pieds. Il rencontre alors des gens qui lui racontent une version très différente de ce que lui ont inculqué ses parents : la première élection démocratique d’un président socialiste, Salvador Allende, dans un pays non communiste et de ses conséquences. Il décide de revivre cette histoire dans les pas des deux principaux acteurs de cette période, Salvador Allende, et celui qui l’a renversé par la force,  Augusto Pinochet pour se faire sa propre opinion. Il décide de franchir le pas et d’aller au Chili. Avec sa compagne, une journaliste française, ils veulent rencontrer des acteurs ou des victimes de la dictature. Un séjour qui permet à Leo de réaliser à quel point ce pays peine encore, trente ans après le coup d’Etat, à affronter cette période tellement douloureuse. Les deux camps sont irréconciliables, faisant écho à ce qui prévaut au sein de sa propre famille où Allende n’aura jamais sa place. Par contre, le président défunt en a désormais une dans sa vie.

En descendant le fleuve et autres histoires, de Gipi

Dessinateur prodigieux, écrivain subtil, Gipi est l’une des figures majeures de la bande dessinée actuelle ! En descendant le fleuve, composé d’histoires courtes, est publié pour la première fois en France ! En poursuivant l’édition des livres de Gipi, Futuropolis entend donner à lire et à voir une œuvre singulière, cohérente et d’une grande subtilité graphique et émotionnelle…

Composé d’histoires courtes réalisées sur une période de plus de dix ans, En descendant le fleuve et autres histoires est un livre essentiel pour comprendre les racines de l’inspiration d’un des plus grands auteurs de bande dessinée contemporains. Confrontés à la beauté sauvage de la nature comme de la ville, les personnages de Gipi, le plus souvent adolescents, sont en quête d’eux-mêmes. Publiés pour la première fois en volume, ces douze récits sont autant de fulgurances de la vie bien dessinée de Gipi. Intimistes ou au souffle plus ample, ils contiennent la charge émotionnelle et singulière de ses romans graphiques. Et prouvent, s’il en
était encore besoin, combien Gipi est un auteur indispensable pour qui aime la narration de qualité.

Découvrez les autres titres de Gipi publiés par Futuropolis : Ma vie mal dessinée, S., Bons baisers de la province et Vois comme ton ombre s’allonge.

Martha Jane Cannary, les années 1852-1903, intégrale, récit de Christian Perrissin, dessin de Matthieu Blanchin

Martha Jane Cannary est certainement l’une des personnalités les plus connue des États Unis d’Amérique, sous le nom de Calamity Jane. Mais qui est-elle réellement ? Christian Perrissin et Matthieu Blanchin se sont penchés sur les écrits de Calamity Jane, Les Lettres à sa fille, et sur de nombreux autres écrits pour nous raconter la vie de cette aventurière, célèbre, mais finalement assez méconnue. Mais c’est avant tout le portrait d’une femme que les auteurs dévoilent au-delà du mythe dans cette biographie intimiste à grand spectacle.

Née le 1er mai 1852 dans le Missouri, elle est l’aînée d’une famille de six enf ants. Ses parents, de pauvres agriculteurs décident de tout abandonner pour aller vers l’Ouest, à Salt Lake City, où vit la plus grande communauté mormone. Elle a 15 ans quand ses parents meurent. Élevant seule sa fratrie, elle se retrouve contrainte de les abandonner pour ne pas avoir à se marier avec un homme qui la convoite. Sa vie aventureuse commence. Un peu partout sur les territoires des Wyoming, Dakota et Montana, on repérera le passage de cette extravagante jeune femme, cocher de diligence un jour, serveuse de saloon le lendemain, cow-girl, sage-femme, poseur de rails… mille petits boulots qui contribueront à lui tailler une réputation sulfureuse dans un Ouest à la fois sauvage et puritain et qui lui vaudront son surnom.

L’édition intégrale reprend les trois volumes initialement parus en 2008, 2009 et 2012, récompensés par les Prix Ouest France-Quai des bulles 2008, prix Essentiel au festival d’Angoulême 2009 ou encore Prix littéraire des lycéens et apprentis de la région PACA.

De Christian Perrissin, chez Futuropolis : La Colline aux mille croix, avec Déborah Renault, Kongo (le ténébreux voyage de Józef Teodor Konrad Korzeniowski), avec Tom Tirabosco, Une vie, Winston Smith (1903-1984). La biographie retrouvée, tome 1, avec Guillaume Martinez

De Matthieu Blanchin : Quand vous pensiez que j’étais mort (mon quotidien dans le coma)

** EN LIBRAIRIE LE 27 NOVEMBRE **

Super Monsieur Fruit, de Nicolas de Crécy

Surréaliste et déjantée, Monsieur Fruit est l’une des premières bandes dessinées de Nicolas de Crécy, réalisée en deux tomes entre 1995 et 1996. Pour fêter le vingtième anniversaire de Monsieur Fruit, Futuropolis a décidé de rééditer l’édition définitive de Super Monsieur Fruit parue au Seuil en 2005.

Monsieur Fruit est un journaliste obèse qui revêt son costume de super héros afin de faire régner la paix à New York-sur-Loire. Clarque Quinte est journaliste au Daily Planète. Son problème c’est son obésité ! En ef fet le bonhomme préfère courir de boulangerie en pâtisserie plutôt que de prendre son bus et aller au boulot. Du coup les reportages lui f ilent sous le nez, il a son patron sur le dos et il doit absolument rattraper le coup. Au détour d’un étalage de fruit, alors qu’il envisage sérieusement de se mettre au régime, il rencontre un mystérieux homme à lunette qui lui propose de devenir le nouveau super héros «Monsieur fruit» et ainsi de pouvoir aller combattre l’infâme Jean-François, qui veut devenir le maître du monde et des fruits en particulier.

Du même auteur, chez Futuropolis : Période glaciaire, en coédition avec le Musée du Louvre, L’Orgue de Barbarie, avec Raphaël Meltz, Les Carnets de Gordon McGuffin, avec Pierre Senges et Journal d’un fantôme.

Au vent mauvais, édition limitée accompagnée du CD de la bande originale du BD-Concert, mis en musique par The Hyènes

En 2013 Au vent mauvais, Rascal et Thierry Murat signent un « road-comics » que ne renierait sans doute pas Wim Wenders… En 2015, le road-comics s’est étoffé d’une bande son signée The Hyènes ! Cette édition limitée propose la BD avec la BO !

À sa sortie de prison, Abel Mérian retourne en banlieue pour récupérer un butin caché. Mais la vieille usine où était planqué son fric a été transformée en musée d’art moderne. Et le magot a certainement été coulé dans le béton. Dépité, déambulant dans le musée sans but, Abel trouve pas hasard un téléphone portable rose, qui se met justement à sonner. C’est sa propriétaire, une jeune femme en partance pour l’Italie, qui lui demande de lui envoyer par la poste son appareil. Abel, en fouillant les textos et les photos du téléphone, découvre une jeune fille en rupture amoureuse. N’ayant plus rien à faire, il vole une Volvo 780 Coupé et décide de se rendre en Italie pour rendre le téléphone en mains propres à cette troublante jeune fille. Au printemps 2013, Thierry Murat évoque un soir à Denis Barthe, du groupe The Hyènes, son envie d’entendre des notes de musiques sur les dessins de Au vent mauvais. L’idée fait son chemin, et les musiciens parlent de ce récit en termes de blues, de rock, de grands espaces… En octobre The hyènes rentrent en studio pour composer à la manière d’une B.O. de film, la musique de cette histoire qui, entre-temps, est devenue un montage video reprenant l’intégralité des textes et des images du livre, empruntant au cinéma son vocabulaire : travellings, zooms, fondus enchainés… Janvier 2014, la tournée du BD-concert commence, un spectacle hybride et hors norme… qui a été joué déjà plus d’une quarantaine de dates et qui continue jusqu’à la fin 2016 (pour l’instant !).

De Thierry Murat chez Futuropolis : Les Larmes de l’assassin, d’après le roman d’Anne-Laure Bondoux, et Le Vieil homme et la mer, d’après le roman d’Ernest Hemingway

Pour en savoir plus sur The Hyènes : http://www.thehyenes.com/

et sur le BD-concert Au vent mauvais : http://melodyn.fr/hbd et https://www.facebook.com/bdconcert.thehyenes.auventmauvais

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Coffret Antarctique, réunissant La Lune est blanche (textes, dessin et couleur d’Emmanuel Lepage, textes additionnels et photographies de François Lepage, paru en 2014 chez Futuropolis), et Ombres claires (textes et photographies de François Lepage, paru en 2014 chez PerspectivesArt9)

Un an après la parution de La Lune est blanche, Futuropolis propose un coffret limité (vendu au prix de 60 euros) regroupant la bande dessinée documentaire de François et Emmanuel Lepage en Antarctique avec le livre de photographies que François Lepage a réalisé sur ce même voyage ! Paru aux éditions PerpectivesArt9, Les Ombres claires est le complément idéal de La Lune est blanche. Il regroupe plus de 120 photographies de François Lepage accompagnées d’un texte original.

D’Emmanuel Lepage, chez Futuropolis: Oh les filles! avec Sophie Michel (intégrale), Voyage aux îles de la Désolation et Un printemps à Tchernobyl.

La Lune est blanche a été récompensé par le Prix France Info 2015, le Prix de la BD maritime 2015, Prix Mémoires de la mer – Corderie Royale 2015, Prix régional de la BD des comités d’entreprise 2015-Cezam Bretagne et le Prix de la librairie Millepages 2014.

Retrouvez La Lune est blanche sur Facebook!

** EN LIBRAIRIE LE 7 JANVIER **

La Vraie vie, récit de Thomas Cadène, dessin et couleur de Grégory Mardon

Jamais un récit de bande dessinée n’avait parlé avec autant d’acuité et de finesse de la vie actuelle avec Internet et les nouvelles technologies. Réel et virtuel, virtuel participant du réel, la vraie vie est celle d’un trentenaire d’aujourd’hui, surfant dans l’équilibre de son temps. La Vraie Vie est aussi une belle histoire d’amour et d’amitié. Scénario subtil, dessin délicat, La Vraie Vie est en tout point une grande réussite !

Jean, la trentaine heureuse, est employée municipal dans une ville de province. Célibataire, il partage son temps entre son travail, ses collègues, les visites à sa maman, et sa vie, une partie de la nuit, sur internet : il tchatte, s’informe, dialogue avec des inconnus aux pseudos bizarres comme VieilleTruieVolage, écoute de la musique, regarde des films et des vidéos porno, joue à des jeux genre Counter-Strike, prend et envoie des photos. Bref, il mène une vie qui lui convient parfaitement. La vraie vie, pour lui, c’est ça, ce mélange d’un réel somme toute paisible et du virtuel que fabriquent les nouvelles technologies. Mais, pour Jean, le virtuel ne s’oppose pas au réel, il en est même partie prenante. Il appartient à sa vie, une vie d’aujourd’hui, intense et partagée. Partagée notamment avec TIMFUSA, qui semble vivre dans le Wyoming aux États-Unis, avec qui il échange mots délicats et photos muettes. Une rencontre qui l’intrigue. Partagée aussi avec Carine, nouvelle collègue de travail, nouvelle amoureuse. Deux rencontres vives, intenses, qui construisent son équilibre. Jusqu’au moment où Jean apprend qu’il va mourir…

De Grégory Mardon, chez Futuropolis : Le Fils de l’ogre, Sarah Cole, une histoire d’amour d’un certain type, d’après la nouvelle de Russell Banks et L’Échappée.

Martin Eden, d’après le roman de Jack London, adapté par Denis Lapière et mis en images par Aude Samama

Martin Eden est le roman le plus autobiographique de Jack London et l’un des chefs d’oeuvre de la littérature américaine du XXe siècle. Un roman d’apprentissage
subtilement adapté par Denis Lapière et magnifié par les peintures d’Aude Samama.

Début du XXe siècle. Martin Eden est un jeune marin d’Oakland né dans les bas-fonds. Un soir, il défend un jeune homme lors d’une rixe. Celui-ci, issu de la classe aisée, l’invit e chez lui à dîner pour le remercier. À cette occasion, Martin rencontre sa soeur, Ruth Morse, jeune fille délicate,  dont il tombe amoureux. Il décide de s’instruire pour la conquérir. Petit à petit, d’abord pour plaire à la jeune f ille qu’il aime, puis par goût réel de l’étude, il se forge une culture encyclopédique et s’efforce de devenir célèbre en devenant écrivain. Mais malgré le talent qu’il pense avoir, il n’arrive pas à vivre de sa plume. Tous ses écrits, qu’il se ruine à envoyer à des éditeurs, sont refusés. Ruth, qui devient sa fiancée, préférerait qu’il trouve une situation sûre, plutôt que de continuer à écrire. Il constate que la bourgeoisie, qui était son modèle initial, ne comprend rien à la culture, seules quelques personnes comme son ami Russ Brissenden, un intellectuel et poète qui l’initie à la poésie et aussi à la politique, dialoguent réellement avec lui. À la suite de la parution d’un article dans un journal local dans lequel il est présenté comme socialiste, ce qu’il n’est pas, Ruth le quitte. Brissenden meurt alors qu’Eden fait paraître son poème. Il n’a plus le goût d’écrire, mais brusquement il devient un auteur à succès. Voulant se libérer de l’hypocrisie envahissante, Martin Eden part pour s’établir sur une île du Pacifique. Sur le bateau, n’ayant plus le goût à rien, il se laisse glisser à la mer.

Des mêmes auteurs, chez Futuropolis : Amato, librement inspiré de Ollala, de Robert-Louis Stevenson, et À l’ombre de la gloire.

Le Grand A, récit de Xavier Bétaucourt, dessin et couleur de Jean-Luc Loyer

En 1972, en périphérie d’Hénin-Beaumont, sortait le plus grand hyper marché de France, le Grand A. Plus de 40 ans après, les auteurs dressent le portrait de cette ville dans la ville et établissent un bilan politique, culturel et social.

Quand le Grand A a été construit à l’aube des années 70, nul ne savait quelles seraient les conséquences de sa présence sur le centre ville d’Hénin-Beaumont et sa région. Aujourd’hui, le chômage est omniprésent et la ville est dirigée par un élu Front National. Pour mieux comprendre le fonctionnement de cet hypermarché, les auteurs ont interrogés des clients, bien sûr, mais aussi, des caissières, des employés, la direction, des agriculteurs et des fournisseurs. Et les commerçants délaissés du centre ville. Ils tentent de répondre à de multiples questions : L’Hypermarché est-il un « état » indépendant qui peut imposer sa loi ? Quelle organisation dans cet état ? Comment vendre à ceux qui n’ont pas les moyens ? Comment créer les besoins, de la baguette de pain au service bancaire ? L’Hypermarché est-il un ogre qui dévore et détruit tout sur son passage ou est-il source de progrès, de développement ? Comment fonctionnent les filières d’approvisionnement ? Les producteurs locaux sont-ils les laissés pour comptes de ce gigantisme ? Les clients sont-ils les victimes de la guerre économique liée au modèle de consommation ou les bénéficiaires? Les hypermarchés sont-ils les responsables de la malbouffe ? Le petit commerce et la vie des centres villes sont-ils victimes ou coupable de ne pas s’être adaptés ? À la manière de Fellini retraçant l’histoire de Rome dans Roma, Xavier Bétaucourt et Jean-Luc Loyer mélangent scènes du passé et du présent avec un zeste d’humour et tendresse.

De Jean-Luc Loyer, chez Futuropolis : Sang noir, la catastrophe de Courrières

Au nom du fils, intégrale, récit de Serge Perrotin, dessin et couleur de Clément Belin

Le récit juste et poignant d’un homme simple, bouleversé par la disparition de son fils. Que peut faire un père quand il apprend que son fils a été enlevé par les FARC en Colombie ? Au-delà de l’exotisme, Au nom du fils est une formidable leçon d’humanité ! L’adaptation télé de la bande dessinée sera diffusée par Arte ! Adapté, pour la télévision, de la bande dessinée, Au nom du fils est un film de Olivier Peray, avec Pascal Demolon (qui interprète le frère de Charles dans Lulu femme nue) et Lola Naymark.

Michel Garandeau est ouvrier aux chantiers navals. Pendant une pause déjeuner, il entend à la radio que de jeunes Européens, dont un Français, ont été enlevés par les FARC. La nouvelle le pétrifie. Son fils de 23 ans, Étienne, est en effet parti depuis plusieurs mois en Amérique du Sud. Le salaire de cinq étés de travail lui a été nécessaire pour s’offrir cette année sabbatique, qui clôt cinq ans d’études avant de se lancer dans la vie active. De retour chez lui, Marie, l’épouse de Michel, lui annonce que le ministère des Affaires Étrangères a appelé, et elle confirme ainsi ce qu’il redoutait. Les FARC nient l’enlèvement, les autorités tant françaises que colombiennes ont tellement l’air de patauger que Michel, n’ayant confiance en personne, décide de se rendre lui-même sur place, sur le site précolombien de Ciudad Perdida, au coeur de la Sierra Nevada. Marie ne pourra pas l’en dissuader. Lui qui ne parle pas espagnol, n’a même jamais pris l’avion, se retrouve dans une drôle d’aventure où rien ne cor respond à ce qu’il connaît. Il tient un carnet de bord pour  sa femme. Il y figure ses rencontres : Ruth, une jeune Suissesse, qui guide ses premiers pas en terre inconnue ; Martin le Québécois qui a passé deux mois en compagnie d’Étienne… C’est un journal qui retrace aussi l’évolution de ses sentiments à l’égard de son fils. Colère, révolte, incompréhension, perplexité, culpabilité, respect, autant d’émotions exacerbées par la rupture d’avec son quotidien, son éloignement, sa solitude de voyageur et la situation hors norme à laquelle il est confronté.

** EN LIBRAIRIE LE 11 FÉVRIER **

Le Maître des crocodiles, récit de Stéphane Piatzszek, dessin et couleur de Jean-Denis Pendanx

Après l’excellent et remarqué Tsunami, Stéphane Piatzszek et Jean-Denis Pendanx nous emmènent une nouvelle fois dans les îles Banyak, en Indonésie. Si le lieu de l’action est le même, l’histoire est totalement différente, plus grave et douloureuse. Un scénario magnifiquement construit, un dessin d’une grande force d’évocation, des couleurs somptueuses : Le Maître des crocodiles confirme l’excellence du duo  Pendanx-Piatzszek !

Eté 1984. Un petit groupe de plongeurs débarque dans un minuscule archipel au large de l’île de Sumatra en Indonésie, les îles Banyak. Léo, sa femme Isabelle et leur ami Bernard sont des documentaristes venus au bout du monde au service d’une cause, l’écologie : ils veulent démontrer par le film qu’ils préparent comment l’homme en détruisant son environnement se détruit lui-même. Le projet tourne à la tragédie quand Isabelle, enceinte, est dévorée par un crocodile géant sous les yeux de Léo. Avec le concours des habitants de l’île, Léo et Bernard partent en chasse du reptile… S’ils échouent à le tuer, ils le blessent à l’oeil. Léo ressent un curieux lien avec l’animal. Secondé par Bernard et Sap, un jeune Indonésien, il plonge dans le repaire sous-marin du crocodile. Il échoue une fois de plus à le tuer. Mais, mystérieusement, le monstrueux animal le laisse emporter le cadavre de sa femme. Trente ans plus tard, Léo retrouve les îles Banyak, dans un territoire encore traumatisé par le tsunami. Tel le capitaine Achab pourchassant jusqu’à la folie Moby Dick, Léo dit en finir avec celui que les autochtones appellent désormais «N’a-qu’un-oeil». Mais sa soif de vengeance n’a-t-elle pour objet que le seul crocodile ?

Des mêmes auteurs, chez Futuropolis : Tsunami

De Jean-Denis Pendanx : Abdllahi (intégrale) et Jeronimus (intégrale), avec Christophe Dabitch, et Svoboda! carnet de guerre imaginaire d’un combattant de la Légion Tchèque, 2 tomes parus, avec Kris

De Stéphane Piatzszek: Fête des morts et Ordures, 2 tomes, avec Olivier Cinna et L’Or, 2 tomes parus, avec Frédéric Bihel

L’Homme qui ne disait jamais non, récit Didier Tronchet, dessin et couleur Olivier Balez

Alerte et savoureuse, menée tambour battant, L’Homme qui ne disait jamais non est une comédie policière qui tient en haleine du début à la fin ! Au scénario magnifiquement ciselé et aux dialogues savoureux de Didier Tronchet répondent le dessin généreux et les couleurs somptueuses d’Olivier Balez. Repéré par ses reportages dans la revue XXI ou la Revue dessinée, ou par des titres comme J’aurai ta peau Dominique A (Glénat), Olivier Balez signe son premier livre chez Futuropolis.

Violette est hôtesse de l’air. Elle prépare le concours pour devenir profiler, physionomiste, si l’on veut. Depuis les attentats du 11 septembre, les aéroports recrutent ces profilers pour repérer les comportements dits « à risque ». Violette s’est tout de suite lancée dans l’aventure. Dans l’avion qui descend vers Lyon, justement, elle remarque un homme qui semble perdu. L’homme ne se souvient de rien, ni ce qu’il fiche dans un avion, ni de quel jour on est, ni où il va, encore moins de son nom. Largement suffisant pour piquer la curiosité de Violette. Pensez : son premier amnésique ! Profitant des heures libres de son escale, Violette décide de venir en aide à celui qui, selon son passeport, s’appelle Étienne Rambert et vit à Lyon. Dès lors, traînant Étienne comme un boulet, Violette va mener l’enquête tambour battant et percer, peu à peu, le secret de la véritable personnalité d’Étienne. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne sera pas au bout de ses surprises. La moindre n’étant pas celle qui conduira Étienne, toujours flanqué de Violette, à Quito, en Amérique du Sud… précisément là d’où il venait deux jours plus tôt !

De Didier Tronchet, chez Futuropolis : La Gueule du loup, Ça n’arrive qu’à moi, 2 tomes et Vertiges de Quito.

Berlin 2.0, récit de Mathilde Ramadier, dessin et couleur d’Alberto Madrigal

Qu’est-ce qu’être Berlinois(e) aujourd’hui ? Basée sur sa propre expérience, Mathilde Ramadier raconte l’histoire d’une jeune femme partie à Berlin en quête d’une vie meilleure, dans une ville moderne, où le marché de l’emploi semble plus prometteur avec ses startup sur Internet, que dans une France en pleine crise économique. Elle va découvrir la face cachée de ce « modèle allemand » ultralibéral.

Septembre 2011. Margaux, 23 ans, décide de quitter Paris pour Berlin pour débuter sa vie professionnelle dans le milieu de la culture. Berlin est une des villes parmi les moins chères d’Europe de l’ouest et bénéficie surtout d’une image tellement plus cool, créative, plus vivante, moins stressante que Paris où elle étouffe. Là-bas aussi, le marché du travail semble plus prometteur. Une fois installée, alors qu’elle prend des cours d’allemand avec des jeunes venus du monde entier, Margaux sent qu’elle a fait le bon choix. Tout semble possible : la vie est plus douce et les premières rencontres lui permettent de s’intégrer rapidement. Vernissages d’expos, sorties au parc ou en club techno, le temps passe vite… il lui faut trouver maintenant du travail. Ici, les boulots se trouvent via les réseaux sociaux, sur le net ou par Facebook. Plusieurs opportunités s’offrent à elle assez vite dans des start-up. L’ambiance y est jeune et décontractée. Mais, comme le dit une amie : « Après, le salaire… ce sera à toi de juger. mais c’est toujours une histoire de compromis. » De simples stages non rémunérés aux contrats précaires payés 400 € par mois pour des horaires à rallonges avec licenciement sans préavis, Margaux va alors découvrir la face cachée de ce « modèle allemand » ultralibéral. L’optimisme est la motivation de cette immigrée sont mis à l’épreuve lorsque la réalité de la ville et de la crise européenne finissent par se confronter à ses attentes.

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Attention, ces titres sont présentés sous réserve de modifications de dates de parutions, et les visuels (et textes) mis en ligne sont provisoires et restent la propriété de Futuropolis. Les visuels et textes utilisés sont extraits de la réunion commerciale présentée le 24 août 2015.

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L'ïle Louvre, planche ©Futuropolis 2015
MauditAllende!-planche©Futuropolis 2015
En descendant le fleuve -planche©Futuropolis 2015
Super Monsieur Fruit - planche 1 ©Futuropolis 2015
Intégrale Martha Jane Cannary - planche ©Futuropolis 2015
Au vent mauvais - réédition- planche ©Futuropolis 2015
VRAIEVIE-planche©Futuropolis 2016
MARTIN EDEN-planche©Futuropolis 2016
Intégrale Au nom du fils - planche ©Futuropolis 2016
Le Maître des crocodiles - planche ©Futuropolis 2016
L'Homme qui ne disait jamais non - planche©Futuropolis 2016
Berlin 2.0 - planche ©Futuropolis 2016

Publié le 27 août 2015 - Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


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