Oh les beaux livres à venir !

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Une rentrée des classes studieuse pour Futuropolis s’accompagne toujours d’une réunion commerciale bien remplie! L’occasion de partager avec vous quelques images et informations sur les beaux titres à venir jusqu’à février prochain… Gardez vos lunettes de soleil estivales, vous allez être éblouis!


Commençons tout d’abord par un petit rappel des sorties prévues pour le 8 novembre

Le Premier homme, roman d’Albert Camus, illustré par José Muñoz

Cette version du Premier homme, le roman inachevé d’Albert Camus (Prix Nobel de littérature en 1957) accompagnées des encres de José Muñoz, paraît pour les 100 ans de la naissance d’Albert Camus.C’est à une véritable redécouverte de ce roman autobiographique que nous convie José Muñoz. Ses dessins à l’encre, tout en ombres et lumières épousent les émotions du texte et nous plongent dans la chaleur étouffant d’Alger…

Paru en mai 2012, la version illustrée de L’Etranger par José Muñoz a été saluée par une presse unanime et enthousiaste!

Tsunami, de Stéphane Piatzszek et Jean-Denis Pendanx

Dix ans après le tsunami de 2004 qui a frappé l’Indonésie, un jeune homme recherche sa soeur aînée disparue. Une quête insolite et mystérieuse dans les îles, jamais désespérée, mais où les morts aussi ont leur mot à dire…

Comment retrouver sa grande soeur… quand elle a disparu il y a 10 ans ? Quand elle a disparu en Indonésie, juste après le tsunami ? Quand elle a disparu alors qu’elle soignait des populations meurtries et affamées ? Quand elle a disparu parce qu’elle le voulait ? Comment retrouver sa grande  soeur… quand on est soi-même un jeune électricien de 26 ans qui n’a jamais mis un pied hors de l’hexagone ? Quand on a un coupable penchant pour toutes sortes de substances hallucinogènes ? Quand on tombe par mégarde amoureux d’une adorable papoue en cavale ? Quand ladite jeune femme  connaît le vaudou et les morts qui marchent ? Comment retrouver sa grande soeur quand on découvre qu’elle vit loin, très loin, tout au bout d’une île… tout au bout d’un archipel… tout au bout du monde et peut-être plus loin encore ?

Les Fantômes du Louvre, d’Enki Bilal, édition grand format

Futuropolis propose pour cette fin d’année, une édition en grand format
du livre d’Enki Bilal. Cette édition  permettra d’appréhender les peintures d’Enki Bilal dans un format exceptionnel qui permettra à tous
les amateurs d’en apprécier le travail et la finesse. Les peintures  originales des Fantômes du Louvre ont fait l’objet d’une exposition au sein du musée du Louvre du 19 décembre 2012 au 18 mars 2013. La première consacrée à un auteur de bande dessinée dans ce lieu de  prestige.

Young, de Tunis à Auschwitz, d’Aurélien Ducoudray et Eddy Vaccaro

Après nous avoir raconté avec brio la vie de Battling Siki (Championzé), Ducoudray & Vaccaro reviennent sur le devant du ring avec une nouvelle biographie de boxeur, celle de Victor Young Perez, champion du monde tunisien mort à Auschwitz en 1945.

Né dans une modeste famille juive de Tunis en 1911, Victor Perez se passionne très tôt pour la boxe. Sa carrière professionnelle démarre à Paris en 1928. Il est très vite remarqué et même s’il ne gagne pas tous ses combats, tout le monde s’accorde à dire que c’est un pugiliste né. Il est sacré champion de France poids plume en 1930, avant de devenir champion du monde en 1931. Après un retour triomphal à Tunis, il devient la coqueluche du tout Paris, multipliant les liaisons avec les stars de l’époque, dont Mireille Balin, l’héroïne de Pépé le Moko. Après avoir cédé son titre de champion du monde le 31 octobre 1932 au profit de Jackie Brown, il entame une période plus difficile. Il accepte pourtant de jouer à Berlin, au lendemain de la Nuit de Cristal, dans un climat politique marqué par un antisémitisme déclaré. Rattrapé par la guerre, il est déporté à Auschwitz, ou il est l’objet d’un traitement particulier, avant d’être abattu en 1945.

Un destin qui inspire les créateurs ! Cette histoire a fait déjà l’objet d’une bande dessinée aux éditions Futuropolis, À l’ombre de la gloire de Lapière et Samama, et la version cinématographique de Jacques Ouaniche avec Brahim Asloum dans le rôle principal sortira en salles le 20 novembre.

Sergent Kirk, tome 5, de Héctor Oesterheld et Hugo Pratt, traduction de Laurent Lombard

Et voici le 5ème tome ! Les aventures du Sergent Kirk, déserteur de l’armée américaine et ami des indiens s’achèvent. Un album entièrement
inédit qui réserve une belle surprise aux nombreux amateurs d’Hugo Pratt.

Nous ne sommes jamais au bout de nos surprises avec Hugo Pratt. Alors que l’intégrale de ce western d’Hugo Pratt, réalisé en Argentine dans les années 1950, et remonté en Italie en 1967 s’achevait, nous avons constaté qu’un récit semblait incomplet. Après avoir fait des recherches, il est apparu que le premier récit de ce volume, n’avait jamais était publié en son entier dans la version italienne. Et des recherches en Argentine nous ont permis de retrouver plus de 70 planches en format horizontal, jamais republiées depuis plus de 50 ans. C’est donc un dernier tome réunissant une douzaine de récits de 8 à 80 planches, entièrement inédit qui est publié aujourd’hui. Comme dans Fort Wheeling, s’affirme ici le talent de conteur de Pratt et son  habilité à faire vivre la prairie et ses mythes. L’auteur s’éloigne de plus en plus de l’influence majeure de Milton Caniff pour ressembler à ce qu’Hugo Pratt nous a donné de meilleur.  L’événement Pratt de cette fin d’année est incontestablement le dernier tome de cette série mémorable.

En librairie le 25 novembre

L’Art du chevalement, de Loo Hui Phang et Philippe Dupuy, en coédition avec le Musée du Louvre Lens

Loo Hui Phang et Philippe Dupuy en sont convaincus : la construction du Louvre à Lens, sur  l’ancien carreau de fosse 9 et 9 bis, en plein coeur du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, territoire plusieurs fois meurtri, tant par la guerre que par l’exploitation intensive du charbon était une évidence. L’Art du chevalement est une belle réflexion sur le rôle de l’art à travers le temps.

Au fond de la fosse 9 et 9 bis, Orféo, un jeune mineur, s’apprête à remonter par la cage d’ascenseur Pigeon, un vieux cheval qui travaillait au fond de la mine depuis des années. Mais au lieu de remonter dans le bâtiment minier  ui surplombe la fosse, ils se retrouvent devant une structure en verre : le musée du Louvre Lens, vide de tout visiteur. Par quel mystère ont-ils traversé le temps ? On n’en saura rien. Mais, frappé par la beauté du lieu et des oeuvre exposées, en partie pour calmer Pigeon, dont les yeux ont été bandés pour le protéger de la lumière du jour, Orféo parcourt le musée et lui décrit à l’oreille ce qu’il voit. Dans cette atmosphère irréelle, leur chemin va croiser des oeuvres d’époques très lointaines et très différentes qui vont… s’animer sur leur passage et dialoguer avec Orféo. Et ce dialogue à travers le temps entre les chefs d’oeuvre du musée et le jeune mineur raconte l’histoire des hommes, de leurs guerres, de leurs souffrances, de leur grandeur. Un lien intime se tisse entre le courage évoqué dans les scènes épiques des oeuvres exposées dans le musée et celui des générations qui ont sacrifié leurs vies au labeur ou à la guerre. Car l’humain est coeur de l’histoire, qu’il s’agisse de l’histoire des guerres ou de l’histoire de l’art.


 

Mattéo, tome 3, de Jean-Pierre Gibrat

Enfin, le nouveau  « Mattéo » de Gibrat ! 1936. En Allemagne, Hitler fourbit ses armes de destruction, en Italie Mussolini bombe le torse, et l’Espagne plonge dans la guerre civile… Mais pour l’heure, en France, c’est le Front populaire et les congés payés, et Mattéo revient à Collioure, après ses années de bagne… Une fois encore, la réalité finira par rattraper Mattéo, et par le prendre
méchamment par le col…

Août 1936. C’est le temps du Front populaire. Dix-huit ans plus tôt, au retour de Russie, après la  mort de Gervasio, après aussi que Juliette lui a appris la naissance de son petit Louis, Mattéo s’était livré aux gendarmes : toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt pour désertion, il fut condamné aux travaux forcés, et envoyé à Cayenne. Ayant purgé sa peine, Mattéo s’installe en région parisienne, où il retrouve son ami Paulin et Amélie, l’infirmière qu’il avait connue à la guerre. Août 36. C’est le bonheur des premiers congés payés. Accompagné de Paulin, d’Amélie et d’Augustin, le compagnon de celle-ci, Mattéo revient, pour la première fois depuis longtemps, à Collioure. Comment sa mère va-t-elle l’accueillir ? Et Juliette et son fils Louis, que sont-ils devenus? Août 1936. C’est la liesse des bains de mer et des bals populaires. Mais de l’autre côté des  Pyrénées, dans l’Espagne toute proche, le bruit et la fureur de la guerre civile se font de plus en plus entendre. Et Mattéo, le fils d’anarchiste espagnol, malgré l’indifférence au monde dans laquelle la douleur de Cayenne l’avait plongé, dresse de plus en plus l’oreille… Légère et enjouée, cette comédie, finement ciselée, virera au questionnement dramatique. Une fois encore, la réalité finira par rattraper Mattéo, et par le prendre méchamment par le col…

 

L’Histoire de l’ours, de Stefano Ricci

L’Histoire de l’ours est certainement l’ouvrage le plus ambitieux et le plus personnel de Stefano Ricci. Cet artiste complet qui expose dans de nombreux pays, revient à la bande dessinée après
plus de 15 ans, avec une oeuvre monumentale de 384 pages. La cavale d’un ours, entre l’Italie
et l’Allemagne, un conte moderne aux images charbonneuses et envoûtantes…

“ Il y a quelques années, j’ai lu un article dans un journal slovène : « Un tir unique à 150 mètres a blessé Bruno, le premier ours sauvage en Allemagne depuis 170 ans ». C’est ainsi que débute
L’histoire de l’Ours que j’ai commencée à dessiner et à écrire à la suite, quand j’ai déménagé en Allemagne. Dans mon histoire, l’Ours, blessé par un chasseur au passé sinistre, est sauvé par une jeune fille et par Manfred, l’homme qui comprend le langage des sangliers (c’est un sanglier qui découvre l’Ours blessé). L’Ours veut se rendre à Hambourg. Mais atteindra-t-il la ville avant
ses poursuivants ? Et la ville est-elle un endroit sûr pour lui ? Manfred, qui a vraiment existé sous le nom d’Heinz Meynardt, cache dans sa maison l’Ours qui y hiberne, et va en sortir très changé.
Parallèlement on suit Stefano le Lapin et son compagnon, un singe autiste, ambulanciers en vadrouille. Ils essaient de sauver Bianca, une femme qui est morte lorsque je faisais mon service civil aux urgences, et dont j’ai rêvé quelquefois. Dans ce récit se mélangent les paysages des Apennins et ceux de Poméranie, les êtres humains et les animaux. Ce sont surtout ces derniers qui sont en difficulté. Les histoires parallèles de l’Ours, du Lapin et d’autres, qui s’ajoutent à celles-ci, ont pour moi clairement quelque chose en commun : la transformation, la nécessité que toutes
les choses vivantes ont de bouger et de changer.” (Stefano Ricci)

 

En librairie le 9 janvier 2014

Vois comme ton ombre s’allonge, de Gipi

Dessinateur prodigieux, l’un des plus grands de la bande dessinée actuelle, écrivain subtil, Gipi est de retour ! Un arbre sec et une station-service : deux endroits, deux époques, deux obsessions, autant de fragments décomposés d’un histoire magnifique et envoûtante sur le temps d’une vie,
celui des enseignements d’un père et des amours perdus…

Sur une plage, un homme est en proie à une crise. On appelle les secours, et l’homme est conduit
dans une clinique. Dans ses affaires, les psychiatres découvrent des dizaines de dessins stylisés représentant un arbre sec et une station-service.  Comme deux obsessions reproduites à l’infini.
L’homme, Silvano Landi, est un écrivain qui n’écrit plus. À l’approche de ses cinquante ans, ces deux obsessions sont autant de comptes qu’il règle avec sa vie. C’est dans une station-service isolée, une nuit, que sa femme l’a quitté, emmenant avec elle leur fille. C’est depuis ce temps
qu’une voix obsédante résonne dans sa tête : « C’est là que tout a commencé à se dégrader. »
C’est là que ses amours, celui de sa femme, celui de sa fille, se sont perdus. Ailleurs, sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, dans le no man’s land qui sépare les belligérants, se dresse un arbre sec et solitaire. Près de l’arbre sec, dans un trou d’obus, un soldat pense à la femme qu’il aime et à son enfant qui l’attend. Et c’est cette pensée d’amour lumineuse et cristalline qui le maintient en vie. Le soldat s’appelle Landi, lui aussi. L’aïeul de l’écrivain ? Ou bien un double possible du héros de cette histoire ?

 

Les Idées fixes, de Gabrielle Piquet

Après six ans d’absence, Gabrielle Piquet revient chez Futuropolis. Pour ce nouvel ouvrage, elle explore à nouveau ses thèmes de prédilection, les fratries, les relations humaines, la jeunesse, avec
la délicatesse et la sensibilité toute féminine qu’on lui connaît.

Achille et Adrien sont frères; Achille est un ancien « enragé de la mer » qui ne la prend plus depuis vingt ans. Il veille sur Adrien, considéré comme « l’idiot du village », qui, sans lui, n’aurait sans doute ni gîte ni couvert.  Depuis l’adolescence, Adrien raconte à qui veut l’entendre qu’il entend des voix et qu’il reçoit souvent la visite de morts, notamment de marins perdus en mer, et souffre de ne pas être cru. Il arrive souvent qu’Achille se lève la nuit et trouve son frère assis dans la cuisine,en pleine conversation avec un soi-disant être invisible. Au village, on est habitué à sa folie, il n’est pas méchant, sauf avec les enfants, qui le lui rendent bien. Il continue de raconter ses histoires de revenants. Achille et Boris son médecin, sont convaincus que toutes ces « fantaisies » sont une façon de fuir certaines choses et qu’elles cesseront le jour où Adrien se décidera à parler de l’Algérie, des choses terribles qu’il a sans doute vécu là-bas. De son côté, Achille était marin pêcheur. Il a un jour prêté son bateau L’Agathe, à une famille de touristes, mais le bateau n’est jamais revenu. Aujourd’hui, cela fait vingt ans jour pour jour que L’Agathe a disparu, Achille est un peu fragile et Adrien,comme chaque année à la même époque, lui déclare que bientôt son bateau reviendra, que c’est l’âme d’un marin qui est venu le lui annoncer…

 

Lâcher prise, de Miriam Katin

Dans son nouveau livre, Miriam Katin doit faire face à la décision de son fils de déménager à Berlin, une ville qu’elle identifie pour toujours aux nazis. Avec justesse et humour, elle nous
raconte sa lutte psychologique pour effacer soixante ans de douleur.

Suite indirecte (car soixante plus tard) de Seules contre tous, Lâcher prise nous montre Miriam Katin, maintenant devenue adulte, essayer de comprendre son fils Ilan, qui a décidé de déménager à Berlin et d’épouser une européenne. Terrible ironie de l’histoire car pour cela, il peut bénéficier de la nationalité hongroise car sa mère est née en Hongrie. Pour Miriam, c’est l’horreur. Berlin et la Hongrie sont les symboles du nazisme, de la guerre et du communisme. Tous ses traumatismes remontent à la surface, la rendant physiquement malade. À 70 ans, après un début de carrière tardif, ce second album de Miriam Katin prouve que l’expérience de la vie et la jeunesse d’esprit font bon ménage. Utilisant à merveille la couleur, ce nouveau chef d’oeuvre de Miriam Katin est un livre unique. Ce roman autobiographie raconte avec finesse et humour une histoire unique, manipulant avec merveille l’intime et l’universel. De la douleur et la colère, Miriam Katin passe doucement à l’apaisement, prenant le temps de regarder autour d’elle, de s’attarder sur les choses qu’elle aime, le ciel, la rivière, New York, sa famille. Un message positif à même de toucher le plus grand nombre.

 

Seules contre tous, de Miriam Katin, réédition

De la Hongrie occupée par les nazis à l’invasion communiste, les souvenirs de guerre d’une survivante réfugiée aux États-Unis. En illustrant la lutte pour la survie de sa mère, Miriam Katin apporte un point de vue différent, basé sur la période confuse de la fin de la guerre.

En 1944, Miriam Katin n’a que 3 ans. L’Allemagne nazie a envahi la Hongrie et comme dans le reste de l’Europe, les Juifs sont traqués. Dénoncées, Esther et Miriam doivent fuir à travers le pays. Elles trouvent refuge dans une ferme accueillante, mais les nazis continuent d’approcher tout comme les troupes soviétiques. Pour écrire ce premier roman graphique, Miriam Katin, trop jeune pour se souvenir de tout cela, s’est appuyé sur les souvenirs de sa mère. Le résultat est l’un des romans graphiques les plus émouvant et juste publié depuis le début du siècle, vu par la mémoire d’une mère et les yeux d’un enfant.

 

 

En librairie le 6 février

Moderne Olympia, de Catherine Meurisse, en coédition avec le Musée d’Orsay

En inaugurant la collection Musée d’Orsay-Futuropolis, Catherine Meurisse dynamite les conventions et livre certainement le livre le plus drôle de Futuropolis (bon, c’est vrai, il n’y en a pas
beaucoup), à la manière de Nicolas de Crécy avec Période glaciaire.

Olympia s’ennuie au musée d’Orsay. Bien sûr, elle n’est pas une parfaite inconnue, elle a déjà posé pour Manet, connaît Toulouse Lautrec, et a de nombreux amis sortis de tableaux impressionnistes. Elle a même fait cascadeur pour un tableau de Courbet, L’Origine du monde. Mais ce qui  l’intéresse par dessus tout, c’est la comédie, le cinéma. Elle rêve d’un grand rôle, mais on ne lui propose que des rôles de figurantes. Il faut dire que pour réussir au cinéma, il faut coucher. Et Olympia n’est pas prête à cela. C’est une fille romantique, qui rêve du grand amour. Il fallait tout le talent et l’humour de Catherine Meurisse pour faire se rencontrer le 3e, le 7e et le 9e art au Musée d’Orsay. Sous sa plume, les tableaux impressionnistes du célèbre musée parisien s’animent. Manet, Bouguereau, Bonnard, Lautrec, Cézanne, Renoir croisent le fer avec Ben Hur et  Shakespeare. Ce n’est plus un livre, c’est un bouillon de culture dont le savant fou s’appelle Catherine Meurisse.

 

Ordures, tome 1/2 de Stéphane Piatzszek et Olivier Cinna

Vauriens, canailles, voyous, apaches, petits délinquants, Alex, Moudy et Samir survivent tant bien que mal. Parce qu’ils mettent les mains dans les poubelles de la vie, pour les autres ce sont des «ordures» ! Ce trio singulier, uni dans l’amitié, va pourtant exploser dans la poudrière des destins contrariés… Un beau récit en noir et blanc, subtil et âpre, où l’amour, entré comme par effraction,
n’est pas en reste !

Parce qu’ils mettent les mains jusqu’aux coudes dans les poubelles de la vie, pour les autres  Moudy, Alex et Samir sont des voyous, des vauriens, des racailles. Des « ordures ». Les deux premiers travaillent dans un centre de tri des ordures ménagères, justement, dans une riante banlieue. Le troisième survit en vendant des cigarettes de contrebande, sous le métro aérien, à Paris. Moudy aime les garçons. Le regard désapprobateur de ses « frères » lui fera quitter le foyer africain où il vivait. Il en éprouvera une rage qui ne le quittera plus. Alex aime une danseuse, aperçue derrière la vitre d’une école de danse. Quand il osera l’aborder, elle le jettera comme
un malpropre. Il en gardera à jamais dans les yeux les stigmates du désespoir.Samir aime Cheyenne, une jeune et jolie Gitane délurée, mais ce sera la suite de l’histoire. En attendant, Samir rêve de papiers qui lui permettent de quitter la clandestinité. Mais à la «préfecture de Barbès», une filière de vrais faux-papiers, on ne fait pas crédit. Il lui faut du fric, et la vente des cigarettes  ne suffit pas. C’est comme ça qu’il fait la connaissance de Moudy et d’Alex : en voulant leur piquer leur pognon. Moudy, Alex, Samir, Cheyenne : voyez ces «ordures», voyez comme ils vivent, voyez comme ils aiment, voyez comme ils rient, voyez comme ils pleurent…

 

Le Dernier voyage d’Alexandre de Humboldt, tome 2/2, d’Etienne Le Roux et Vincent Froissard

À la suite du baron Alexandre de Humboldt, célèbre naturaliste qui explora la planète au 19e siècle, Étienne Le Roux et Vincent Froissard nous entraînent dans un voyage fantastique, aux confins du réel… un récit digne des romans d’aventures à la Jules Verne, la fantaisie débridée en plus ! Il aura fallu 4 ans aux auteurs pour nous livrer la fin de ce récit fantastique et drôle. Mais le voyage en valait la peine !

Nous sommes le 9 septembre 1848. Le baron Alexandre de Humboldt, célèbre naturaliste, le chevalier Karl von Ritter, du Grand empire de Prusse, et Dona Luisa Amadilla attendent depuis 4 mois au coeur de la jungle amazonienne au pied d’une ancienne mine désaffectée qui devrait les mener au coeur d’un Royaume enfoui dans les entrailles de la terre. Leur but ? Découvrir l’Huphrahomen, l’organisme originel qui serait la source de la diversité des formes de vie sur terre. Lorsqu’enfin la jonction entre les anciennes galeries de la mine et celles qui semblent ne pas avoir été creusées par des mains humaines est faite, ils partent alors pour un voyage dans des contrées inviolées et inconnues…jusqu’à ce qu’une chute vertigineuse ne sépare les différents membres de cette expédition.

 

Le Grand combat, de Zéphir

Pour son premier livre,  Zéphir s’inspire de la vie de Chomo, un artiste écologiste avant l’heure, qui vécut en marge dans la forêt de Fontainebleau pendant plus de 30 ans à sculpter, peindre, faire de la musique… À travers ce personnage d’ermite il porte un regard différent sur le monde tel qu’il va et sur la place de l’art dans notre vie. Un premier livre sensible et profond.

Dans une cabane, en pleine forêt, entouré de dessins, d’objets de toutes sortes, de sculptures de tous matériaux, un vieil homme sculpte. En manque d’inspiration il part se ressourcer dans cette forêt où il réside maintenant depuis quelques années. Son regard se pose ainsi sur l’écorce d’un arbre, un feuillage oscillant dans le soleil, un tronc déraciné, l’eau du ruisseau… L’homme se dénude alors et s’y baigne, apaisé… Un coup de feu retentit dans la forêt. Ce sont des chasseurs qui se retrouvent nez-à-nez avec « le vieux fou », nu, qui les apostrophe : « Assassins ! L’homme évolué ne tuera plus que le temps ! ». Les chasseurs s’en vont, depuis 10 ans ils sont habitués à cet ermite qui passe son temps à construire sa « cité de l’évolution » sans presque sortir de la forêt si ce n’est pour récupérer des objets à la décharge voisine. De quoi vit-il, mystère ?  Pourquoi fait-il cela ? Mystère également…

Zéphir est né en 1992 et vit à Paris. Il vient de terminer son diplôme DMA en illustration à l’école Estienne des arts et des industries graphiques. Le Grand combat, qui a été son travail de fin d’étude dans une version plus courte, est son premier livre.

Et aussi, à paraître en ce début d’année:

Intégrale Lulu femme nue, d’Etienne Davodeau

À l’occasion de la sortie du film Lulu femme nue de Solveig Anspach, avec Karin Viard et Bouli Lanners, Futuropolis propose l’édition en  intégrale du récit en bande dessinée d’Étienne Davodeau. Un film inspiré d’après le non moins inspiré et délicat récit d’Étienne Davodeau.

Elle n’a rien prémédité. Ça se passe très simplement. Elle s’octroie quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité, cette vacance inédite. Presque surprise par sa propre audace, elle rencontre de drôles de gens qui sont, eux aussi, au bord du monde. Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l’expérience improvisée de Lulu en fera une autre femme…

Intégrale Motherfucker, de Sylvain Ricard et Guillaume Martinez

Sylvain Ricard et Guillaume Martinez nous font revivre l’Amérique
des années soixante où la ségrégation entre noirs et blancs reste une cicatrice ouverte depuis la fin de la guerre de sécession. À l’heure de la
présidence d’Obama, un récit indispensable sur l’histoire des luttes pour les droits civiques aux États Unis. Une histoire dont la récente affaire Zimmerman, montre qu’elle n’est peut-être pas encore révolue…

Il s’appelle Vermont Washington. Un nom symbole de la liberté pour l’Amérique, mais guère pour lui, qui est noir. Le quotidien de Vermont et de sa famille n’est fait que d’injustice et d’humiliation. Il est victime du racisme constant sévissant dans cette société où s’agitent encore le racisme et le Ku Klux Klan, vestiges insupportables de l’esclavage et de la guerre de sécession. Membre du Black Panther party, il lutte pour les droits à l’égalité. Pourtant, même ses meilleurs amis blancs auraient tendance à lui conseiller de se tenir à carreau, pour éviter de s’attirer des ennuis. De provocations racistes en humiliations constantes (une personne de couleur est moins bien payée qu’une personne blanche, on refuse de le servir dans les bars…), Vermont Washington nous raconte son tragique destin, rythmé par le programme d’éducation et de lutte en dix points des Black Panthers.

 

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Attention, ces titres sont présentés sous réserve de modifications de dates de parutions, et les visuels mis en ligne sont provisoires et restent la propriété de Futuropolis.

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Couv-LE_PREMIER_HOMME-Prov
Muñoz ©Futuropolis 2013
Couv-TSUNAMI-prov
Piatzszek/Pendanx ©Futuropolis 2013
Couv-BILAL-GF-prov
ßilal©Futuropolis / Musée du louvre éditions 2013
COUV_SGT_KIRK5-prov
©Futuropolis 2013
Couv-YOUNG-prov
Ducoudray/Vaccaro ©Futuropolis 2013
Couv-ART_CHEVALEMENT-prov
Dupuy ©Futuropolis 2013
Couv-MATTEO3-prov
Gibrat ©Futuropolis 2013
Couv-HISTOIRE_DE_L_OURS-prov
Ricci © Futuropolis 2013
COUV_GIPI_prov
Gipi ©Futuropolis 2014
COUV-LES_IDEES_FIXES-prov
Piquet ©Futuropolis 2014
Couv-LACHER_PRISE-prov
Katin ©Futuropolis 2014
Couv-SEULE_CONTRE_TOUS_prov
Katin ©Futuropolis 2014 pour la présente édition
Couv-ModerneOlympia-prov
Meurisse ©Futuropolis 2014
Couv-ORDURES-prov
Piatzszek/Cinna ©Futuropolis 2014
COUV_DERNIER_VOYAGE_HUMBOLDT_T2_prov
Le Roux/ Froissard ©Futuropolis 2014
Couv-GRANDCOMBAT-prov
Zéphir ©Futuropolis 2014
COUV_Int-MOTHERFUCKER-prov
Ricard/Martinez ©Futuropolis 2014
©Futuropolis
Davodeau ©Futuropolis 2014

Publié le 3 septembre 2013 - Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


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