Indiscrétions de rentrée…

extrait L'INDIVISION ©Futuropolis 2015

Une nouvelle réunion commerciale vient de se terminer, destinée à présenter à notre équipe de diffusion (puis à nos libraires) tous les bô titres qui sont prévus en août, septembre et octobre. Nous vous proposons de jeter un petit coup d’œil sur ce que nous avons dans nos tiroirs, histoire de se réjouir de la rentrée, que nous allons faire rimer avec « belles bandes dessinées »!

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Attention, ces titres sont présentés sous réserve de modifications de dates de parutions, et les visuels (et textes) mis en ligne sont provisoires et restent la propriété de Futuropolis.

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** EN LIBRAIRIE LE 20 AOÛT **

L’Indivision, scénario de Zidrou, dessin de Benoît Springer, couleurs de Séverine Lambour

Ils sont frère et soeur. Et ils s’aiment. Ils s’aiment d’un amour fou, passionné, ravageur. Interdit. Leur amour porte un nom, un nom tabou: inceste. Après le succès du Beau Voyage, le duo Springer-Zidrou récidive avec un récit à nul autre pareil, fort, sensuel, magnifique !

Une falaise au bout du chemin des douaniers, quelque part dans le Pas-de-Calais. Le printemps, impatient, se donne parfois des airs d’été. Un homme attend une femme, sa voiture à l’arrêt. Quand, enfin, elle arrive, c’est pour lui annoncer que leur relation, c’est fini. Fi-ni ! Que la dernière fois, elle n’aurait pas dû. Que les enfants… Que son mari… Que… Le final classique d’une histoire d’adultère, quoi ! Elle repart. Il reste là. Sur cette falaise. « La falaise aux baisers volés », comme il l’appelle. Lui, c’est Martin. La bonne trentaine. Il travaille dans une compagnie maritime. Elle, c’est Virginie. Pas loin des quarante. Elle est vétérinaire. Ils sont frère et soeur. Et ils s’aiment. Ils s’aiment d’un amour fou, passionné, ravageur. Interdit. Leur relation porte un nom, un nom tabou : inceste. Tout a commencé alors que Virginie avait 18 ans et Martin 16. Un jeu d’adolescents curieux. Puis chacun d’eux a cherché à fuir cet amour interdit. Elle dans un mariage confortable. Lui en acceptant, des années durant, un poste à Abu Dhabi. Mais, dès son retour voici quatre ans, leur relation a repris. Plus forte, plus passionnelle encore… Aujourd’hui, elle veut arrêter.

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La Dame de Damas, récit de Jean-Pierre Filiu, dessin et couleur de Cyrille Pomès

Karim et Fatima s’aiment d’une passion qu’ils croient impossible, dans un quartier de Damas secoué par la révolution. Jean-Pierre Filiu et
Cyrille Pomès font revivre, à travers ce Roméo et Juliette du XXIe siècle, le destin de ces hommes et femmes ordinaires qui subirent — et subissent encore — la barbarie au quotidien.

À Damas, Karim et Fatima s’aiment d’un amour impossible, pris dans le flot des traditions et de la guerre civile qui ravage la Syrie. Mais Karim et sa famille sont engagés contre Bachar al-Assad, alors que Fatima a dû unir son destin à celui du régime. Quand ils se retrouvent enfin, à l’été 2013, après avoir vécu ce qui ressemble déjà à mille vies, l’impensable va frapper la capitale syrienne : la mort blanche. Ce jour-là, les forces armées de Bachar al-Hassad bombardent à l’arme chimique et à l’arme conventionnelle plusieurs quartiers de Damas, faisant des centaines de morts. Loin de l’arsenal des rebelles syriens où l’on se partage une kalachnikov pour trois et où la balle coûte 2 euros.

Dans ce récit qui mêle personnages de fiction et figures de la révolution, Jean-Pierre Filiu et Cyrille Pomès, à qui l’on doit déjà Le Printemps des Arabes, font revivre le quotidien de ces hommes et femmes ordinaires qui subirent — et subissent encore — la répression d’un régime sanguinaire, avant, pendant et après le printemps arabe.

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Grandes oreilles et bras cassés, récit de Jean-Marc Manach, dessin et couleur de Nicoby

En 2013, Edward Snowden, ex-analyste à la NSA, révélait au monde la face cachée des grandes oreilles américaines. Aujourd’hui, nous découvrons comment en 2008, le dictateur libyen Kadhafi a surveillé son peuple grâce à une société française. Une grande leçon de journalisme mise en image avec subtilité par Nicoby.

En 2008, la société française Amesys a vendu pour un peu plus de 12 millions d’euros un système d’interception des communications électroniques à la Libye du colonel Kadhafi. Une transaction secrète, couverte par les services français, qui va permettre au dictateur de surveiller de près ses opposants. Certains seront torturés après avoir été repérés par le logiciel Eagle. Jean-Marc Manach a enquêté sur ce scandale qui implique le colonel Kadhafi et son beau-frère Abdallah Al-Senoussi, chef des services de renseignements et accessoirement condamné à perpétuité pour l’attentat du DC-10 d’UTA en 1989, l’état français, avec sa tête Nicolas Sarkozy, et le devenu célèbre homme d’affaire libanais Ziad Takieddine. Il découvre que les employés d’Amesys n’avaient pas pris la peine de déployer les mesures de sécurité que prennent d’ordinaire les entreprises commerçant avec des dictateurs. Façon Pieds Nickelés, ils ont même été jusqu’à mettre sur le web des preuves de leurs méfaits. Ce qui pourrait paraître être une farce n’en est pas moins une tragédie quand on imagine le nombre de personnes qui ont été tuées ou torturées à cause de ces surveillances.

Une enquête prépubliée dans La Revue Dessinée.

Du même dessinateur, chez Futuropolis : 20 ans ferme, un récit pour témoigner de l’indignité d’un système, récit de Sylvain Ricard.

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La Dame à la licorne, collectif

Durant trois ans, 16 étudiants en illustration de l’école Estienne, ont dû réaliser une histoire courte en bande dessinée sur La Dame à la licorne. Ils racontent à leur manière, souvent drôle et décalée, ce que leur évoque, à plus de 500 ans de distance, cette série de 6 tapisseries tissées en 1500, chef d’œuvre du musée du Cluny. Un dialogue savoureux à travers le temps, entre une oeuvre d’art du Moyen-âge et de jeunes étudiants en art graphique…

La Dame à la licorne. Tissées aux alentours de 1500, ces six tapisseries, qui arborent les armoiries de la famille Le Viste, représentent les cinq sens que sont le Toucher, le Goût, l’Odorat, l’Ouïe et la Vue. Reste le sixième sens, commenté par l’inscription « À mon seul désir », qui a inspiré de nombreuses hypothèses. Sans exclure une signification dans le registre de l’amour courtois, il pourrait désigner le libre-arbitre : la Dame à la beauté diaphane renonce aux plaisirs temporels. Ces tapisseries « millefleurs » à la flore abondante, peuplées d’animaux paisibles dans cette sorte d’Éden où la licorne est tantôt actrice tantôt simple spectatrice et porteuse d’armoiries, invitent par ailleurs à la contemplation. L’ensemble est considéré, à juste titre, comme l’un des grands chefs-d’oeuvre de l’art occidental. 16 étudiants de la section DMA illustration de l’école Estienne des promotions 2012, 2013 et 2014 ont ainsi proposé leur hypothèse de ce que cet ensemble des 6 tapisseries qui composent La dame à la licorne et particulièrement la dernière, « À mon seul désir », pouvait signifier. À plus de 500 ans de distance, un véritable dialogue, drôle et décalé, s’est établi entre ces jeunes artistes et les artisans du Moyen-âge.

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** EN LIBRAIRIE LE 10 SEPTEMBRE **

Vive la marée! , de David Prudhomme et Pascal Rabaté

Écrit et dessinée à quatre mains complices, Vive la marée ! marque le grand retour à la bande dessinée de David Prudhomme et Pascal Rabaté ! De l’arrivée des premiers baigneurs le matin à marée basse au départ des vacanciers, le soir, alors que la mer recouvre le sable, ils nous racontent… une journée à la mer ! Un portrait choral, drôle et tendre, qui gratte un peu, à peine, comme du sable dans le maillot. À déguster les pieds en éventail, la tête à marée haute.

C’est les vacances ! Sur la route ou par le train, les vacanciers sont en route ! Bouchons, passages à niveau, rien ne doit entamer la bonne humeur estivale ! D’ailleurs, ça sent les embruns, la mer est proche ! Ça y est, elle apparaît au détour d’un virage ! « Sus à l’iode, chérie ! » Enfin, plutôt le sable de la plage… car c’est marée basse ! « Deux kilomètres pour se tremper les pinceaux… » Madame met son maillot à l’abri de sa serviette avant de se faire bronzer « seins nus ou pas seins nus ? Allez, seins nus. ». Monsieur prépare son matériel de pêche… les crabes et les crevettes n’ont qu’à bien se tenir… « Junior, tu prends  ton filet, ta bourriche, tu me suis. Je le sens bien, le plateau de fruits de mer ! » Les enfants sont déjà dans l’eau, le chien à leurs trousses. « Il est en forme aujourd’hui, il est joueur… » Et la journée se passe ainsi… chacun absorbé par ses petits détails, ces petits moments qui font le sel de la plage..

David Prudhomme et Pascal Rabaté sont allés à la mer, eux aussi, afin d’observer ces petits moments du quotidien. Avec un grand souci du détail, ils orchestrent un ballet d’estivants en déroulant autant de figures typiques. Le résultat est là : drôle, parfois tendre, et surtout très juste.

Des mêmes auteurs, chez Futuropolis : La Marie en plastique (intégrale) et Rupestres! (collectif)

De Pascal Rabaté: Les Petits ruisseaux, Le Petit rien tout neuf avec un ventre jaune, Crève saucisse (avec Simon Hureau) ou encore Un temps de Toussaint (avec Angelo Zamparutti)

De David Prudhomme : La Traversée du Louvre et Rébétiko

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Une vie, tome 1, récit de Christian Perrissin, dessin de Guillaume Martinez, couleur de Isabelle Merlet et Jean-Jacques Rouger

Un jour, chez un bouquiniste, Christian Perrissin tombe sur un ouvrage d’un certain Winston Smith, Une vie. Et là, il découvre un destin hors norme. Cet écrivain et reporter anglais, né en 1903 et mort en 1984, va traverser le siècle et faire des rencontres marquantes : Aldous Huxley, Orwell… Après Martha Jane Cannary et Kongo, voici la nouvelle biographie romanesque de Perrissin, mis en image avec souffle par Guillaume Martinez !

Juin 1984. Un taxi dépose Anna Laurens au Grand Tetras, un hôtel de Saint-Véran, dans le Haut-Quéras. Le propriétaire de l’hôtel a envoyé un courrier à sa mère, de la part d’un de ses pensionnaires, Winston Smith. Celui-ci a disparu il y a quelques semaines en montagne. À 80 ans passé, il vivait à l’hôtel depuis des années. Il avait remis au propriétaire une lettre pour elle au cas où il disparaîtrait. Mais cela fait 4 ans que la mère d’Anna est morte, elle est donc venue à sa place, intriguée par le message d’un homme qu’elle ne connaît pas et qui dit avoir bien connu sa mère autrefois. En entrant dans la chambre de Winston Smith, restée en l’état, elle découvre une malle cabine avec de nombreux souvenirs et photos. Et un manuscrit, intitulé Life. Le journal de Winston Smith écrit pour sa mère. Un manuscrit qui devrait répondre à toutes ses interrogations et qui commence en 1916, au collège de Lands Priors en Angleterre…

De Christian Perrissin, chez Futuropolis : Martha Jane Cannary, 3 tomes et une intégrale à paraître, avec Matthieu Blanchin, Kongo, avec Tom Tirabosco et La Colline aux mille croix, avec Déborah Renault

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Les Variations d’Orsay, de Manuele Fior

Après Catherine Meurisse (Moderne Olympia), c’est au tour de Manuele Fior de visiter le musée d’Orsay. Parcourant les salles du musée, Manuele Fior s’attarde sur certaines de ces œuvres, donnant vie aux personnages qui les peuplent, ou racontant des scènes authentiques vécues par les artistes présentés. Un hymne à la beauté et à la création, porté de mains de maitre par l’un des meilleurs dessinateurs de sa génération.

À l’occasion de l’exposition universelle de 1900, de nouveaux bâtiments furent construits à Paris, qu’ils soient amenés à rester comme la gare d’Orsay, ou à être détruits comme la tour Eiffel. Plus d’un siècle plus tard, on sait ce qu’il est advenu de ces monuments et la gare d’Orsay est devenue l’un des plus beaux musées du monde, accueillant les chefs-d’oeuvres impressionnistes. Il transforme ainsi la gardienne du musée en charmeuse de serpent du douanier Rousseau ! Il suit à la trace le jeune Edgar Degas pour son premier rendez-vous chez Ingres, ou Monet imaginant qu’il va peindre la gare St Lazare. Si Manuele Fior reproduit le plus fidèlement possible les tableaux cités, respectant les styles des artistes, il bouscule les conventions et les époques pour faire revivre toutes ces oeuvres, chefs d’oeuvres universels ou tableaux méconnus, s’attardant sur des détails pour mieux nous en faire ressortir la beauté !

Du même auteur, chez Futuropolis : L’Entrevue , Immigrants et Être là, avec Amnesty International (collectifs)

Un coffret spécial « Orsay » réunira Moderne Olympia, de Catherine Meurisse et Les Variations d’Orsay, de Manuele Fior.

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La Cavale du Docteur Destouches, récit de Christophe Malavoy, dessins de Paul et Gaëtan Brizzi, d’après l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline

1944 : Louis-Ferdinand Céline, son épouse, le comédien Robert le Vigan et le chat Bébert quittent la France pour rejoindre la communauté
française collaborationniste à Sigmaringen. Christophe Malavoy adapte l’oeuvre de Céline et signe, avec la complicité des frères Brizzi, une véritable farce burlesque, hallucinante et drôle, sur un épisode pourtant sombre de notre histoire.

1944, Montmartre ploie sous les bombardements de la RAF. Le vent tourne pour les allemands et les collaborateurs. Le docteur Destouches, plus connu sous son nom de plume, Louis-Ferdinand Céline, muni de faux-papiers, quitte la France en compagnie de Lucette son épouse et Bébert le chat. Direction l’hôtel Brenner à Baden-Baden, où il retrouve Robert Le Vigan, comédien et collabo, qui vient de quitter le tournage des Enfants du paradis. Ensemble, traversant une Allemagne en ruine, ils se rendent à Sigmaringen, rejoindre le gouvernement en exil de la France Vichyste. Cerné par des personnages hauts en couleur, pitoyables, voire caricaturaux, le drame tourne à la farce burlesque. De cet épisode historique authentique, Céline a tiré une oeuvre incontournable, D’un château l’autre, Nord et Rigodon. Il fallait un sacré culot pour oser s’y attaquer. Christophe Malavoy et Paul & Gaëtan Brizzi se sont lancés ici avec maestria dans leur première bande dessinée.

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** EN LIBRAIRIE LE 8 OCTOBRE **

Cher pays de notre enfance, une enquête de Benoît Collombat et Étienne Davodeau, mise en images par Étienne Davodeau

Assassinats de magistrats, de journalistes, de syndicalistes, et même de ministres : il n’y a pas que l’Italie qui a connu des « années de plomb » dans les années 1970. La France aussi ! En partant à la rencontre des témoins de cette époque, en nous faisant visiter les archives, enfin ouvertes, sur le SAC, la milice du parti gaulliste, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous emmènent là où la vie politique d’une grande démocratie s’est parfois égarée… Un voyage étonnant, instructif et passionnant à travers les heures sombres de la Ve République.

Dans les années 1970, on tue un juge qui dérange, le premier haut magistrat assassiné depuis la Libération ; des voyous braquent des banques pour financer les campagnes électorales du parti gaulliste ; le pouvoir crée de toutes pièces des milices patronales et des syndicats jaunes pour briser les grèves ; le Service d’Action Civique (le SAC), la milice du parti gaulliste, multiplie les exactions, jusqu’au massacre du chef du SAC marseillais et de toute sa famille à Auriol en 1981. Ce sont, sous la présidence de Pompidou et de Giscard d’Estaing, les «années de plomb» à la française. Ces « années de plomb » pèsent de tout leur poids sur le fonctionnement de notre démocratie. Et si la violence politique a aujourd’hui disparu en France, elle reste encore taboue. Elle a pourtant structuré toute une génération de décideurs politiques, pour certains encore en activité. En nous faisant visiter les archives sur le SAC, enfin ouvertes, en partant à la rencontre des témoins directs des événements de cette époque – députés, journalistes, syndicalistes, magistrats, policiers, ou encore malfrats repentis –, en menant une enquête approfondie et palpitante, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous font pénétrer de plain-pied dans les coulisses sanglantes de ces années troubles. Le premier est né en 1965 ; le second, en 1970. Tous les deux ont grandi dans la France gaulliste de la Ve République, ce cher pays de leur enfance…

D’Étienne Davodeau, chez Futuropolis : Un homme est mort, avec Kris, Lulu femme nue (intégrale), Les Ignorants, Le Chien qui louche,…

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Les Cahiers du Japon, Igort

Délaissant provisoirement la Russie et L’Ukraine, Igort continue pourtant son oeuvre de bande dessinée documentaire avec un ouvrage consacré à son amour de la culture japonaise contemporaine.

En se replongeant dans ses cahiers intimes, notes, croquis, photos prises au Japon lors de ses nombreux voyages, l’idée est venue à Igort de faire un livre sur la culture japonaise. Il faut dire que c’est un domaine qu’il connaît bien. Il est l’un des rares auteurs occidentaux à avoir travaillé directement pour un éditeur japonais, et cela durant onze années. Après avoir fait un tour d’horizon de l’édition manga au Japon vue de l’intérieur, les méthode de travail, les relations avec les éditeurs de Kodansha publishing, il nous entraine tout naturellement dans son sillage à la rencontre d’artistes qu’il a eu la chance de côtoyer comme Jiro Taniguchi, Katsuhiro Otomo… En sa compagnie et celle d’Hayao Miyazaki, nous visitons les studios Ghibli. Remontant le temps, Igort nous plonge également dans la beauté de oeuvres d’Hokusai et Hiroshige. Le cinéma non plus n’est pas oublié, avec un chapitre consacré à L’empire des sens et une rencontre avec Takeshi Tikano.

Les Cahiers ukrainiens, édition augmentée, Igort

En 2010, Igort s’attaquait à la bande dessinée documentaire avec le premier tome d’un diptyque consacré aux pays de l’ex-URSS, Les cahiers ukrainiens. Coup d’essai, coup de maître. Dans cette nouvelle édition, un cahier inédit aborde la situation actuelle en Ukraine.

Intrigué par les pays de l’ex URSS, le dessinateur Igort s’est rendu à maintes reprises en Ukraine, Russie et Sibérie. Les témoignages recueillis sur place révèlent un passé terrible, l’empreinte de Staline reste forte, mais un présent guère plus glorieux. Les assassinats remplacent les goulags d’autrefois et la corruption reste la marque de fabrique de cette société. Serafima Andreievna avait 5 ans en 1932. Elle se souvient de l’Holodomor, l’extermination par la faim instituée par Staline contre le peuple Ukrainien. Il n’y avait que des racines, des hérissons à manger, le pain se faisait avec du foin. 25 % de la population a été exterminée. Nicholay Vasilievitch raconte la dureté de sa vie. Durant la seconde guerre mondiale, les nazis ont envahi son village. Puis, Staline a obligé les gens à travailler dans les Kolkhose. Dans le cahier supplémentaire qui aborde la situation actuelle, Igort donne la parole à des Ukrainiens mais également à un jeune soldat Russe.

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Attention, ces titres sont présentés sous réserve de modifications de dates de parutions, et les visuels (et textes) mis en ligne sont provisoires et restent la propriété de Futuropolis.

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L'Indivision ©Futuropolis 2015
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La Dame de Damas ©Futuropolis 2015
COUV-GRANDES-OREILLES-PROVISOIRE
Grandes oreilles et bras cassés ©Futuropolis 2015
COUV-DAME-A-LA-LICORNE-PROVISOIRE
La Dame à la licorne ©Futuropolis 2015
COUV-VIVE-LA-MAREE-PROVISOIRE
ViveLaMarée ©Futuropolis 2015
COUV-VARIATIONS-ORSAY-PROVISOIRE
Les Variations d'Orsay ©Futuropolis 2015
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La Cavale du Docteur Destouches ©Futuropolis 2015
COUV-UNE-VIE-T1-PROVISOIRE
Une vie , tome 1 ©Futuropolis 2015
CHER PAYS DE MON ENFANCE ©Futuropolis 2015
COUV-CAHIERS-DU-JAPON-PROVISOIRE
Les Cahiers du Japon ©Futuropolis 2015
COUV-CAHIERS-UKRAINIENS
Les CahiersUkrainiens réédition © FUTUROPOLIS 2015

Publié le 28 avril 2015 - Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


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