Futuropolis fait le printemps…

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Oyez, oyez chers lecteurs! Ou du moins, voyez! voyez! Voici quelques extraits des livres qui vous attendent aux mois de mars et avril…

En librairie le 6 mars 2014

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Les Idées fixes, de Gabrielle Piquet (initialement prévu en janvier)

Après six ans d’absence, Gabrielle Piquet revient chez Futuropolis. Pour ce nouvel ouvrage, elle explore à nouveau ses thèmes de prédilection, les fratries, les relations humaines, la jeunesse, avec la délicatesse et la sensibilité toute féminine qu’on lui connaît.

Achille et Adrien sont frères; Achille est un ancien « enragé de la mer » qui ne la prend plus depuis vingt ans. Il veille sur Adrien, considéré comme « l’idiot du village », qui, sans lui, n’aurait sans doute ni gîte ni couvert.  Depuis l’adolescence, Adrien raconte à qui veut l’entendre qu’il entend des voix et qu’il reçoit souvent la visite de morts, notamment de marins perdus en mer, et souffre de ne pas être cru. Il arrive souvent qu’Achille se lève la nuit et trouve son frère assis dans la cuisine,  en pleine conversation avec un soi-disant être invisible. Au village, on est habitué à sa folie, il n’est pas méchant, sauf avec les enfants, qui le lui rendent bien. Il continue de raconter ses histoires de revenants. Achille et Boris, son médecin, sont convaincus que toutes ces « fantaisies » sont une façon de fuir certaines choses et qu’elles cesseront le jour où Adrien se décidera à parler de l’Algérie, des choses terribles qu’il a sans doute vécu là-bas. Achille, lui, a un jour prêté son bateau L’Agathe, à une famille de touristes, mais le bateau n’est jamais revenu. Aujourd’hui, cela fait vingt ans jour pour jour que L’Agathe a disparu, Achille est un peu fragile et Adrien, comme chaque année à la même époque, lui déclare que bientôt son bateau reviendra, que c’est l’âme d’un marin qui est venu le lui annoncer…


Intégrale Notre Mère la guerre, de Kris et Maël

Il y a 100 ans, la guerre éclatait… Après Tardi, certainement le récit le plus fort sur la Première Guerre mondiale ! À événement exceptionnel, édition  exceptionnelle : l’intégrale du récit en grand format et au tirage limité !

Notre Mère la Guerre est un récit, sous des allures d’enquête policière, qui prend la guerre comme sujet principal. Un récit qui aborde la question de ce mal absolu qu’est la guerre, à travers l’affrontement de deux hommes en plein coeur des tranchées françaises : un caporal et un lieutenant de gendarmerie, un socialiste antimilitariste et un militant catholique et patriote.

Janvier 1915. Champagne pouilleuse. Cela fait six mois que l’Europe est à feu et à sang. Six mois que la guerre charrie ses milliers de morts quotidiens. Mais sur ce lieu hors de raison qu’on appelle le front, ce sont les corps de trois femmes qui font l’objet de l’attention de l’État-major. Trois femmes froidement assassinées. Et sur elles, à chaque fois, une lettre mise en évidence. Une lettre d’adieu. Une lettre écrite par leur meurtrier. Une lettre cachetée à la boue des tranchées, sépulture impensable pour celles qui sont les symboles de la sécurité et du réconfort, les ultimes remparts même de l’Humanité. Des femmes… C’est impossible. Tout s’écroulerait. Ou alors, c’est la guerre elle-même qu’on assassine…

Cette intégrale reprend les quatre tomes parus chez Futuropolis, et sera accompagnée d’un cahier graphique.

Les Meilleurs ennemis, tome 2, de Jean-Pierre Filiu et David B.

Raconter en bande dessinée les relations entre le Moyen-Orient et les États-Unis, depuis leur création, tel est le pari audacieux  lancé par David B. et Jean-Pierre Filiu. De la grande histoire à la petite anecdote, les auteurs nous plongent au coeur d’une relation dont les conséquences animent continuellement l’actualité internationale.

Israël face à l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. La guerre des Six jours influence encore la géopolitique locale car en moins d’une semaine, l’État hébreu tripla sa superficie : l’Égypte perdit la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï, la Syrie fut amputée du plateau du Golan et la Jordanie, de la Cisjordanie et de Jérusalem- Est. Depuis, les États-Unis participent aux négociations de paix entre Israël et les autres états du Moyen-Orient. La révolution iranienne de 1979, conduite par l’ayatollah Khomeini, change également à jamais la face du monde. Le pays dirigé à l’époque par Jimmy Carter est devenu le Grand Satan. Un autre bouleversement continue de régir notre monde : l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques en 1979. Pour contrer cela, la CIA décide de faire une guerre par procuration, en soutenant une révolte religieuse, devenant ainsi le soutien financier d’un saoudien qui fera parler de lui plus tard, Oussama ben Laden. Continuant avec brio le travail accompli sur le tome 1, David B. et Jean-Pierre Filiu nous éclairent de manière ludique et documentée l’histoire des relations entre les États-Unis et le Moyen-Orient.

En librairie le 13 mars 2014

La Promesse de l’aube, roman de Romain Gary, illustré par Joann Sfar

Ce n’est pas peu dire que l’oeuvre de Joann Sfar est liée à celle de Romain Gary. À l’occasion de la sortie de Gainsbourg (vie héroïque) il disait déjà : “J’ai passé mon temps à me dire que je faisais un film sur Romain Gary.  Dans mon imaginaire, ils sont identiques : deux Français, Juifs, Russes. Maintenant, ma principale angoisse, c’est : merde, je ne me rendais pas compte que je me dévoilais autant.” Pour honorer le centenaire de la naissance de cet écrivain incontournable, Joann Sfar a voulu lui rendre hommage en illustrant avec sa générosité coutumière (500 dessins !) La Promesse de l’aube, prix Goncourt 1956.

Ce récit coïncide sur bien des points avec ce que l’on sait de Romain Gary: « Ce livre est d’inspiration autobiographique, mais ce n’est pas une autobiographie. » Romain Gary raconte son enfance, sa jeunesse à Vilnius puis à Nice. Élevé seul par sa mère, qui rêve qu’il devienne célèbre. Cette  » promesse de l’aube  » est une promesse dans les deux sens du mot : promesse que fait la vie au narrateur à travers une mère passionnée ; promesse qu’il fait tacitement à cette mère d’accomplir tout ce qu’elle attend de lui, de l’héroïsme et de la réalisation de soi-même. Le caractère de cette Russe chimérique, idéaliste, éprise de la France, mélange pittoresque de courage et d’étourderie, d’énergie indomptable et de légèreté, de sens des affaires et de crédulité, prend un relief extraordinaire. Mais les enfants élevés par ces mères trop ferventes restent toujours, dit l’auteur,  » frileux  » de coeur et d’âme, et chargés d’une dette écrasante qu’ils se sentent incapables d’acquitter. Rarement la piété filiale s’est exprimée avec plus de tendresse, de sensibilité, et cependant avec plus de clairvoyance et d’humour.

En librairie le 3 avril 2014

La Grande guerre : le premier jour de la bataille de la Somme, de Joe Sacco. Texte de préface d’Adam Hochschild, annoté par Joe Sacco. Traduit de l’américain par Stéphane Dacheville.

Le 1er Juillet 1916 débutait la bataille de la Somme, la bataille la plus sanglante de la Grande Guerre, avec près de 20.000 morts dès le premier jour. Joe Sacco a voulu  raconter cette terrible journée dans une fresque de plus de 7 mètres de long. Ce livre panorama est accompagné d’un livret écrit par l’historien américain Adam Hochschild qui explique heure par heure le déroulement de cette journée historique. Il est rédigé en français et en allemand.

La bataille de la Somme désigne une confrontation opposant les Britanniques et les Français aux Allemands durant la Première Guerre mondiale, dont ce fut l’une des batailles les plus sanglantes. La première journée de cette bataille, le 1er juillet 1916, détient le triste record de la journée la plus sanglante pour l’armée britannique, avec 58 000 victimes dont 19 240 morts. La bataille prit fin le 18 novembre 1916, avec parmi les belligérants environ 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus.

Pour raconter cette première journée de la bataille, Joe Sacco, jusqu’ici reconnu pour ses talents de dessinateur reporter a tenu à réaliser une fresque de plus de 7 mètres de long. Un long dessin qui illustre cette journée vu du côté des britanniques : « J’ai pris comme exemple la Tapisserie de Bayeux, qui raconte l’histoire de l’invasion de l’Angleterre par les Normands. Dans un style bien différent, mais soucieux de rendre le dessin compact, je me suis donc inspiré de ce joyau de l’art médiéval. À savoir, en ignorant délibérément les perspectives et les proportions réalistes. Ainsi, un ou deux centimètres, sur mon dessin, peuvent valoir cent mètres comme plusieurs kilomètres dans la réalité. En revanche, j’ai tout fait pour rester fidèle aux détails : les cuisines de campagne, les ambulances tirées par des chevaux. » Joe Sacco.

Livre-objet exceptionnel, il se présente en version franco-allemande (en coédition avec Arte et Edition Moderne) sous la forme d’un coffret, comprenant un livre-accordéon et un livret détaillé. Pour vous donner un aperçu de la version américaine: http://books.wwnorton.com/books/the-great-war-preview/

Le Tirailleur, d’Alain Bujak et Piero Macola

L’émouvant  portrait d’un ancien tirailleur  marocain, arraché à son pays à 17 ans et à qui la France n’a  amais su rendre justice. Alain Bujak, pour un reportage photographique, a rencontré Abdelsem dans un foyer social à Dreux où il résidait 6 mois de l’année, loin de sa famille, pour avoir sa maigre pension. De leurs discussions, il en a tiré un récit intime d’un homme ordinaire qui connût deux guerres, récit mis en image avec sensibilité par Piero Macola.

Entre 2008 et 2009, Alain Bujak a été amené à vivre dans un foyer social à Dreux, afin de photographier des travailleurs immigrés maintenant à la retraite. C’est ici qu’il fait la connaissance de Abdeslem. Son reportage terminé, il a voulu le revoir. Il a passé des heures avec lui, à l’interroger sur sa vie. Des entretiens chaleureux qui revivent aujourd’hui sous la forme d’une bande dessinée témoignage. Car la vie d’Abdeslem, c’est la vie des nombreux tirailleurs marocains enrôlés très jeunes dans l’armée  française pour combattre l’Allemagne en 1940. Fait prisonnier durant la drôle de guerre, Abdelsem sera renvoyé au Maroc en 1942, pour participer à l’hiver 1944 à la libération de l’Italie. Avec pour récompense, une non reconnaissance de la nation et des pensions militaires largement inférieures à celles des anciens combattants français. Il fallait beaucoup de talent pour mettre en image cette histoire à la fois extraordinaire et banale, celle d’un homme trop souvent invisible à nos yeux, et qui pourtant est un rouage essentiel de notre société. À n’en pas douter, Bujak et Macola ont ce talent. Le récit dessiné est complété d’un reportage photographique d’Alain Bujak au Maroc, où il a retrouvé Abdelsem et sa famille aujourd’hui après que ce dernier ait renoncé à sa pension pour vivre avec les siens.

Le Pouvoir des innocents, cycle 2 : Car l’enfer est ici, tome 2, de Luc Brunschwig, Laurent Hirn et David Nouhaud

La saga du Pouvoir des innocents fait peau neuve ! À l’occasion de la sortie du tome 2, Car l’enfer est ici est rebaptisée Le Pouvoir des innocents cycle II : Car l’enfer est ici. Le tome 1 reparaît sous une nouvelle couverture de Laurent Hirn. Le cycle III du Pouvoir des innocents, Les Enfants de Jessica, est momentanément mis de côté, les auteurs se consacrant à Car l’enfer est ici avec un tome 3 à paraître en fin d’année !

Car l’Enfer est ici se déroule six mois après la fin du Pouvoir des innocents et se termine au 11 septembre 2001. Joshua Logan, accusé à tort d’avoir assassiné 508 personnes dont le charismatique boxeur Steven Providence, s’apprête à se rendre à la police pour essayer de clamer son innocence… alors qu’on assiste à New York à la montée de forces d’opposition très actives et très dures contre la politique de Jessica Ruppert, élue à la tête de la ville. Des opposants, qui vont prendre Joshua comme symbole de leur combat… Car si la pensée humaniste de Jessica fait tâche d’huile dans tout le pays, elle provoque aussi la panique dans les rangs Républicains qui sentent le pays basculer dans une direction qui ne correspond en rien aux orientations qu’ils souhaitent voir triompher. Jusqu’où iront-ils pour faire accepter leurs idéaux à un pays de plus en plus tenté par la voie tracée par Jessica?…

Quelques petits rappels nécessaires:

Le Pouvoir des innocents, premier cycle se passait en 1997 et évoquait le complot permettant à Jessica Ruppert, grande humaniste, d’accéder contre toute attente, à la tête de la ville de New-York. Malheureusement la nuit de son accession au pouvoir
était endeuillé par l’attentat contre le « lobby des 508″. Ce lobby, mené par le charismatique boxeur Steven Providence, avait soutenu dans l’ombre la candidature de Jessica, avant de disparaître dans les flammes d’un incendie criminel attribué à tort à un ancien sergent des forces spéciales au Vietnam : Joshua Logan.

5 tomes parus aux éditions Delcourt
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Le Pouvoir des innocents, cycle II : Car l’enfer est ici se déroule six mois après la fin du Pouvoir des innocents et se termine au 11 septembre 2001. Ce récit en 6 tomes évoque l’arrestation du présumé terroriste Joshua Logan, son procès très médiatisé, alors qu’on assiste à New York à la montée de forces d’opposition très actives et très dures contre la politique de Jessica, des opposants, qui prennent Joshua comme symbole de leur combat. Car si la pensée humaniste de Jessica fait tâche d’huile dans tout le pays, elle provoque aussi la panique dans les rangs Républicains qui sentent le pays basculer dans une direction qui ne correspond en rien aux orientations qu’ils souhaitent voir triompher. Jusqu’où iront-ils pour faire accepter leurs idéaux à un pays de plus en plus tenté par la voie tracée par Jessica ?…

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Le Pouvoir des innocents, cycle III : Les Enfants de Jessica se passe en 2007 et comportera 8 tomes. Ce cycle est pour le moment mis de côté pour permettre aux auteurs de se consacrer pleinement au deuxième cycle. Jessica, héroïne du 11 septembre, leader
de l’opposition démocrate, est devenue la secrétaire aux affaires sociales du nouveau gouvernement. La guerre en Irak et en Afghanistan a coûté des milliards et provoqué une crise économique sans précédent, dont des millions de personnes sont les victimes involontaires. Jessica s’apprête à révéler un plan de 200 mesures sociales visant à leur venir en aide et à faire basculer définitivement les USA dans le 21e siècle… mais beaucoup d’hommes politiques des deux bords, et certaines nations qui ont fortement investis aux Etats-Unis, y voient une remise en question des fondements même du capitalisme et de la mondialisation.


Meilleurs_ENNEMIS-T2-couv provisoire ©Futuropolis 2014
Les Meilleurs ennemis,tome 2, Filiu et David B. ©Futuropolis 2014
IdeesFixes-Piquet-couv provisoire ©Futuropolis 2014
IdeesFixes-Piquet©Futuropolis 2014
Int_NMLG-couv provisoire ©Futuropolis 2014
Intégrale Notre Mère la guerre ©Futuropolis 2014
GrandeGuerre- couv
La Grande Guerre - Sacco
LaGrandeGuerre-Sacco
LeTirailleur_couv provisoire ©Futuropolis 2014
LeTirailleur_MacolaBujak ©Futuropolis 2014
CAR-ENFER 2-couv provisoire ©Futuropolis 2014
CarLenfer-T2-BrunschwigHirn ©Futuropolis 2014
LaPromesseDeL'Aube-Sfar

Publié le 11 décembre 2013 - Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


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