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Romain Gary
Joann Sfar


La promesse de l'aube
Première parution : 03/04/2014

195 x 265 mm
536 pages
Prix de vente : 39 €
Code Sodis : 790351
ISBN : 9782754810227


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Romain Gary
Joann Sfar
de Romain Gary, Joann Sfar, chez futuropolis
La promesse de l'aube

La promesse de l'aube

 
Ce n’est pas peu dire que l’oeuvre de Joann Sfar est liée à celle de Romain Gary. À l’occasion de la sortie de son film, Gainsbourg, vie héroïque, il disait déjà : “J’ai passé mon temps à me dire que je faisais un film sur Romain Gary… ».
Pour honorer le centenaire de la naissance de l’écrivain, Sfar lui rend hommage en s’appropriant une de ses oeuvres, l’accompagnant de son trait nerveux, de sa liberté de ton, et avec sa générosité coutumière.
 
Dans La Promesse de l’aube, Romain Gary retrace son enfance, sa jeunesse à Vilnius (jusqu’en 1917, la ville de Lituanie Vilnius (Vilna) fait partie de l’Empire russe, elle sera ensuite polonaise sous le nom de Wilno), puis à Varsovie, en France et à Nice. Peu après sa naissance, son père les abandonne, sa mère et lui. Plus tard, il apprendra qu’il est mort d’angoisse devant la porte de la chambre à gaz. Seul avec sa mère, qui ne rêve pour lui que d’avenirs plus extraordinaires les uns que les autres, il passe ainsi la seconde moitié de son enfance sur la Côte d’azur, croisant au grès des improvisations de sa mère, un Grand Duc, un roi de Suède et des professeurs de toutes disciplines et de tous genres. Pour rien au monde, il ne voudrait décevoir les folles espérances de cette femme extraordinaire. Oui, il veut bien être danseur, enfin danseur étoile, violoniste mais virtuose bien sûr, ou alors ambassadeur et écrivain, mais une étoile de la littérature cela va sans dire. Bref, il sera extraordinaire, il sera un héros. Sa mère aime le merveilleux, et lui, il se doit de lui offrir. Lorsqu’en été 1939, la guerre éclate, et que la débâcle est un fait, il rejoint les troupes de la France Libre à Londres, laissant sa mère seule et malade. Elle, par ses courriers le suit, lui insufflant sans cesse son énergie, faisant couler par les mots le nectar du cordon ombilical. À lui, la guerre n’offre que doutes et amertumes. La Libération venue, il devient compagnon de la Libération. C’est bien, elle le voulait tant. Revenu à Nice, il découvre que sa mère est morte trois ans et demi auparavant. Elle avait chargé une amie de transmettre au fur et à mesure, les centaines de lettres qu’elle lui avait écrites les jours précédents son décès.