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  22 Novembre 2014
 
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Emmanuel Guibert


Japonais
Première parution : 04/12/2008

230 x 210 mm
336 pages
Prix de vente : 46,7 €
Code Sodis : 724082
ISBN : 9782754802376


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Planches
L'auteur
Emmanuel Guibert
de Emmanuel Guibert, chez futuropolis
Japonais

La campagne à la mer
Guibert en Normandie

Le jour où...
1987-2012 : France Info 25 ans d'actualité

Le Pavé de Paris

Rupestres!

 
Guibert le Japonais et Emmanuel l’Enchanteur

Guibert, japonais est un livre éblouissant, composé d’une myriade de peintures, de dessins, de collages, sur toutes les surfaces et avec tous les outils qu’Emmanuel Guibert a pu utiliser au gré de ses pérégrinations au pays du soleil levant.
Lauréat de la Villa Kujoyama en 2007, Emmanuel Guibert dessine et peint. Il est là pour ça. Il a peint « sur papier, sur bois, sur tissu, avec de l’encre, de l’huile, des aérosols ou de l’essence de kaki ».
En marge de ses dessins, de ses esquisses, de ses croquis, des notes sur ses impressions. « Les idées me grisent modérément, mais les impressions ! Quel trésor, les impressions. C’est là que ma jugeote s’ébat. C’est sa source volcanique », dit-il encore.
À son retour à Paris, il écrit des « récits japonais ».
Ils sont tous là, dans le livre, accompagnant une myriade de dessins, de peintures, mis en pages par l’indispensable Frédéric Lemercier, comme autant d’étoiles qui brillent au firmament de nos émotions.
 
« Emmanuel Guibert, japonais. Le titre est culotté. Si je mets bout à bout mes trois séjours au Japon, j’obtiens à peine quatre malheureux mois. À côté de l’autochtone qui descend de la déesse Amaterasu, à côté de Lafcadio Hearn, de Nicolas Bouvier, des copains et copines qui vivent au Japon depuis des années, je suis la grenouille qui veut se faire plus grosse que le sumotori. Pourtant, pas à tortiller, Emmanuel Guibert est bien japonais.
Débarquant à Tokyo la première fois, j’ai essayé de me convaincre que j’étais dépaysé, c’était faux. À part quelques aliments dans mon bol, je reconnaissais tout. Il faut dire que Tokyo n’est pas mon lieu de naissance. Mon lieu de naissance, c’est Kyoto. C’est à Kyoto que j’ai fait les primes expériences du chaud et du froid, du jour et de la nuit, que j’ai dit mon premier mot (« fude »), que je suis allé à l’école, que j’ai perdu ma fleur de cerisier, que je me suis marié, que j’ai engendré, que j’ai frénétiquement bossé, que j’ai été malade, que j’ai pris un coup de vieux, c’est à Kyoto que j’ai été japonais. » C’est ainsi qu’Emmanuel Guibert présente son livre. Et, bien sûr, tout est faux et tout est vrai.

Chaque livre d’Emmanuel Guibert est un éblouissement. Guibert, japonais n’échappe pas à cette règle absolue. De son dessin, qu’il plie aux exigences des univers, humoristiques, fantasmatiques ou réalistes, qu’il explore, transpirent l’originalité, l’intelligence et l’émotion, jamais apprêtées car toujours retenues à la juste expression. Son trait glisse directement de son cerveau et de son cœur sur la feuille. Il ne faut pas croire pour autant à la seule facilité d’un dessinateur surdoué, tombé dans la marmite de l’excellence quand il était petit. Oui, l’enfance, le bonheur de l’enfance toujours présent, l’accompagne constamment, mais des heures de dessin, chaque jour ou presque, depuis tant d’années, croquis pris sur le vif, véritable fringale, le maintiennent en éveil et aiguisent sa main-outil.
Par son trait même, il dit le goût des autres et le sens de l’amitié. Emmanuel Guibert est un auteur du bonheur. Il faut tout lire d’Emmanuel Guibert, tout regarder. On en garde à jamais le sentiment d’être vivant.