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Cmax


Mancha, chevalier errant
Première parution : 29/11/2007

200 x 285 mm
120 pages
Prix de vente : 17,25 €
Code Sodis : 717174
ISBN : 9782754801461


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Planches
L'auteur
Cmax
de Cmax, chez futuropolis
Mancha, chevalier errant

 
“Tout le monde a un Don Quichotte en lui.”

Pour son second album, Cmax arrive chez Futuropolis avec une réécriture contemporaine et africaine de Don Quichotte d’une étonnante maturité.

Variation sur le thème de Don Quichotte, Mancha, chevalier errant aborde différents sujets chers à son auteur. Le rêve, l’amour, bien sûr, mais aussi le regard de l’autre, l’Afrique, les rapports Nord-Sud, l’immigration clandestine, la guerre au Rwanda, la mort… Le roman épique et galant de Cervantès se trouve confronté à la réalité des immigrés clandestins.
 

« Il y a un côté un peu “poupées russes” dans la structure du récit. Un road-movie, l’histoire du génocide Tutsi au Rwanda, le rêve des migrants pour l’Eldorado occidental, la fuite du réel par les drogues, l’art pictural du héros, etc. », explique Cmax.

«¿Lors de mon voyage au Mali, en traversant une grande partie du pays en bus et sac à dos, j‘ai pu parler à de nombreuses personnes qui fantasmaient sur notre Vieux Continent, qu’ils voyaient comme une terre rêvée. En parallèle, j’avais lu ou vu des histoires de jeunes risquant leur vie pour traverser les mers en pirogue, dans l’espoir d’une vie meilleure, d’un boulot. Quand on voit les conditions épouvantables de ces voyages, ils savent qu’ils peuvent y passer à tout moment. Ils savent aussi qu’ils pourront être renvoyés dans leur pays s’ils se font pincer sur le sol hexagonal, par exemple. Ça interroge... C’est un univers assez fascinant que toutes ces frontières. J’aime bien le côté un peu apatride du héros, qui ne circonscrit pas son esprit à un nationalisme étroit. »

« J’ai lu ensuite l’œuvre de Cervantès, mais ça ne m’intéressait pas de l’adapter littéralement. C’est la sève, l’âme de l’histoire qui est passionnante, et finalement universelle. À n’importe quelle époque, on peut imaginer un Don Quichotte. Les thèmes sont complètement décontextualisables, et c’est aussi ça qui donne sa force à cette histoire. Un peu comme quand Baz Luhrmann reprend Roméo et Juliette avec des flingues et des grosses bagnoles. Je suis parti au Mali avec cette idée de transposer le récit à notre époque, mais c’était flou. Quand je suis rentré en France, j’avais tout en tête pour mon histoire. L’écriture est venue très vite.¿»

 
Mali, de nos jours. Mancha est un jeune peintre, rescapé des massacres du Rwanda, qui semble surtout vivre d’amour, d’eau fraîche et de cigarettes « home made ». Une vie qui lui convient, malgré les reproches de son ami Sancho et de sa fiancée Mah, qui le trouvent un peu trop lymphatique.

Sa vie tranquille se voit perturbée par la rapide apparition d’une toubab, Alonza Loren, Dulcinéa pour ses amis parisiens, aperçue à l’arrière d’une automobile et dont il tombe immédiatement amoureux. Voilà, c’est trouvé, il va pouvoir devenir chevalier servant. « Dulcinéa, perle d’or sur champ d’amour, même mort, je jure de ne brûler que pour toi. Laisse-moi servir ta gloire par ma voix, pour toujours ton nom entrera dans l’histoire. » Manque de bol, quand Mancha décide de déclarer sa flamme à la gazelle, elle est déjà retournée à Paris.

Rapidement, Mancha enfourche sa moto, accompagné de son ami Sancho, avant de se retrouver, avec une trentaine de ses compatriotes, au milieu de l’océan dans une embarcation de misère, tentant de rejoindre les côtes espagnoles. Les rêves des immigrants clandestins se confrontent. « On paye pour sa vie. Mieux vaut mourir que de rester pauvre, mes frères… sans bout de papier, pas de vrai travail. Et les gens nous voient comme des délinquants. Des gens qui veulent voler leur boulot et ruiner leur pays.¿»