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  14 Décembre 2017
 
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Clément Belin
Jean-Claude Izzo


Les marins perdus
Récit, dessin et couleurs de Clément Belin d'après le roman de Jean-Claude Izzo
Première parution : 05/06/2008

225 x 290 mm
88 pages
Prix de vente : 16,75 €
Code Sodis : 717137
ISBN : 9782754801126


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Planches
Les auteurs
Clément Belin
Jean-Claude Izzo
de Clément Belin, chez futuropolis
Au nom du fils
(Ciudad perdida)
Tome 1

Au nom du fils
(Ciudad perdida)
Tome 2

Au nom du fils

de Clément Belin, , chez futuropolis
Les marins perdus

 
Pour son premier livre de bande dessinée, Clément Belin, marin de la marine marchande et dessinateur autodidacte, signe une adaptation touchante et juste du roman Les Marins perdus de Jean-Claude Izzo.
 

Marseillais d’adoption et marin, Clément Belin a déjà connu cette situation, d’apparence romanesque : « J'ai deux fois rencontré des marins abandonnés par leur armateur ; un capitaine ghanéen, seul sur son bateau à Mindelo au Cap-Vert, qui attendait un acheteur depuis deux ans. Son armateur avait abandonné le bateau car il ne pouvait régler des factures de carénage. Le navire se trouvait donc hors de l'eau, sur des cales. La deuxième fois c'était un bateau nigérien saisi au port de Dakar depuis quelques semaines, dont l'équipage encore au complet faisait le tour des bateaux pour demander de la nourriture. L'anecdote  est intéressante car les marins se sont éparpillés peu à peu et le capitaine, pour rentrer au Nigéria n'a trouvé comme seule solution que de s'embarquer comme simple matelot sur un bateau Nigérien de passage.

« Le premier point c'est que cette adaptation est mon idée au départ et donc j'y suis forcément plus attaché, de plus j'ai adoré le roman de Izzo, il évoque un monde que je connais "qui me  parle directement", les lieux aussi, je les connais bien (le port de Marseille où j'ai gardienné un cargo sur la digue du large pendant plusieurs mois). » Explique le jeune dessinateur. «  L'atmosphère de bateau que je me régale à dessiner, je ne l'aurais pas retrouvée ailleurs que dans ce roman. Les personnages, "brut de décoffrage", mais pleins d'humanité également m'ont particulièrement séduit et je me suis fait un plaisir de leur faire des "gueules" taillées à la serpe. L'ambiance pesante du roman, ce huis clos autour de quelques personnages, autant de choses qui m'ont parlées directement et que j'ai eu envie de dessiner.»

 

Marseille. Depuis cinq mois, l’Aldébaran est relégué au bout de la digue du grand large. Étrangers, sans le sou, séparés de leurs familles, les marins vivent à bord, dans la promiscuité et le dénuement en attendant un repreneur pour ce foutu cargo.
Leur capitaine est Abdul Aziz. C’est un Libanais. Son second, Diamantis, est grec. Marin par tradition et par goût. Autant Diamantis est perméable aux autres, autant Aziz est renfermé, arc-bouté sur ses principes. Ils ont de l’estime l’un pour l’autre. Mais d’amitié, il n’y en a pas. Leur seul lien, c’est la mer.

Un jour, l’équipage est débauché. Seuls Abdul et Diamantis restent à bord… Commence alors une vie d’errance, sur le bateau, les quais, aux alentours du port. Ils y côtoieront, l'espace de quelques nuits, d'autres êtres aussi perdus qu'eux avec lesquels ils danseront le ballet dérisoire des éphémères avant d'affronter leur destin.