Les nouveautés A paraître Le Catalogue Le Catalogue historique Infos pratiques  La newsletter Je recherche...
On vous dit tout (ou presque) ! C'est le blog
  20 Août 2017
 
Ils sont parus ! Les nouveautés
On y travaille ! A paraître
Oh, des beaux livres ! Le Catalogue
Ah, la nostalgie ! Le Catalogue historique
Nous contacter ! Infos pratiques
Abonnez-vous ! La newsletter
Je recherche...
un auteur
un article
un titre
 
Christophe Dabitch
Benjamin Flao


La Ligne de fuite
Récit de Christophe Dabitch. Dessin et couleurs de Benjamin Flao
Première parution : 06/09/2007

240 x 300 mm
120 pages
Prix de vente : 21 €
Code Sodis : 717106
ISBN : 9782754800891


Acheter l'album en ligne



 
Planches
Les auteurs
Christophe Dabitch
Benjamin Flao
de Christophe Dabitch, chez futuropolis
Abdallahi
Le serviteur de Dieu

Jeronimus

La colonne
Tome 1

La colonne
Tome 2

La colonne

Le captivé

de Christophe Dabitch, Benjamin Flao, chez futuropolis
La Ligne de fuite

Mauvais garçons
Historias de Soleas

de Benjamin Flao, chez futuropolis
Être là avec Amnesty International

Immigrants
(13 témoignages, 13 auteurs de bande dessinée et 6 historiens)

Kililana Song
Tome 1

Kililana Song
Tome 2

Kililana Song

Kililana Song I, II

Paroles d'illettrisme
8 témoignages – 9 auteurs de bande dessinée

Va'a

 
Après le magnifique  Abdallahi, Christophe Dabitch poursuit ses voyages africains, accompagné cette fois-ci par le talentueux Benjamin Flao, dont c'est le premier livre de bande dessinée.

Un récit qui entraîne le lecteur vers Harar, à la recherche d'Arthur Rimbaud, poète, homme libre et perdu, paraît-il, trafiquant d'armes.

Une fois encore, Christophe Dabitch, embarque son lecteur sur le fleuve chimérique des illusions, des rêves et des espoirs humains.

Quant à Benjamin Flao, inutile de dire qu'il est, dès ce premier album, un de ceux qui compte dans la bande dessinée.
 

Tout ceci est-il bien vrai ?
(Quelques éclaircissements de Christophe Dabitch…)

Quelle est la part de fiction dans cet ouvrage ?

Le groupe des Décadents a bien existé avant que ce terme ne se banalise ou ne soit utilisé dans d’autres contextes. Leur revue a bien existé, de même que Baju, son rédacteur en chef, qui semblait prêt à tout pour exister dans le monde littéraire. Ils ont publié des faux Rimbaud, à défaut de posséder les vrais poèmes que Verlaine publiait peu à peu à cette époque. Cela a provoqué un petit scandale dans le milieu littéraire. En revanche, j’ai inventé le personnage d’Adrien et son parcours. L’idée de départ était de raconter un voyage qui soit une discussion intérieure entre la poésie de Rimbaud, sa trajectoire et le mythe qui déjà se construit à cette époque, même s’il n’y a pas encore de tee-shirt à son effigie !

Pas un instant, je n’ai m’imaginé faire parler Rimbaud. Tous les personnages de l’histoire, d’une manière ou d’une autre, sont traversés par Rimbaud ou sont tendus vers lui et ce qu’ils en imaginent.

Tu aimerais faire le voyage sur les traces de Rimbaud ?

Tant l’ont fait que j’aurais l’impression d’être sur les traces de l’homme qui a vu l’ours. Je ne partage pas trop le mythe rimbaldien de ce point de vue, je ne m’y identifie pas et je n’aime pas les pèlerinages. Quelque chose me dérange vraiment dans cette fascination pour la souffrance et la fin du poète, de même que dans le recyclage industriel de la figure du rebelle. Rimbaud en Afrique, ce sont ses lettres à sa famille et, pour ses contemporains, son silence.

En revanche, j’aimerais beaucoup voyager en Éthiopie un jour et, si possible, y trouver mon propre chemin.


Alors, Benjamin, la bande dessinée, c’est chouette ?
Qu'est-ce qui t’a donné envie de faire ce livre ?


J’ai toujours voulu faire de la bande dessinée et j'étais très content que Christophe me propose de travailler avec lui…

Quand il m'a parlé de Rimbaud, j'ai d'abord été attiré par l'imagerie de la fin du XIXe et celle de l'Afrique de l'Est, mais j’étais quelque peu sceptique. Pas évident de parler du poète sans se prendre les pieds dans le mythe ! En fait, c’est l'angle singulier choisi par Christophe qui m'a convaincu.

Le fait que l'on trouve en même temps une base historique peu connue qu'il s'amuse à réinventer, un voyage et une quête personnelle ponctuée d'escapades oniriques et intérieures, 
tout ce mélange donne beaucoup de relief et d’originalité au récit. Et c’est aussi cela qui m’a permis de m'amuser, graphiquement.

Le  carnet de voyage est synonyme de plein air, de spontanéité, de liberté, de mouvements, soit l'inverse de la bande dessinée qui suppose d’être enfermé, penché sur une table pour un travail répétitif.

Cela ne t'a pas fait peur ?

La difficulté en bande dessinée est effectivement de ne pas perdre en spontanéité ce que l'on gagne en construction. Mais je considère depuis longtemps le carnet comme une étape qui doit mener à l'élaboration de quelque chose de plus abouti. Car même si le voyage construit celui qui le fait (et au passage lui permet de faire des livres), la matière brute qu'il en ramène, demande à être retaillée, affinée. De toute façon, j'ai toujours rêvé de faire de la bande dessinée, repoussant à chaque fois le moment de m'y mettre sérieusement, par peur sans doute effectivement de rester clouer pendant des mois à ma table à dessin.

C'est exactement ce que je viens de faire pendant un ans, je n’en suis pas mort ! Cela demande juste un peu d'organisation. On apprend doucement le métier...

 
Des mots éperdument égarés.

Dans le Paris de cette fin du XIXe siècle, le jeune Adrien ne rêve que de poésie.
Complètement subjugué par l'œuvre d'Arthur Rimbaud, le jeune poète rencontre les membres
du journal littéraire Le Décadent.
Ceux-ci, tout à leur obsession d'être les continuateurs du style du grand poète, poussent Adrien à écrire des faux du génial Rimbaud.

Rimbaud a déjà disparu des cercles littéraires parisiens depuis une douzaine d'années. Nul n'a de ses nouvelles. Il n'a plus publié une seule ligne. Il vivrait, paraît-il, quelque part vers Aden.
La supercherie du Décadent fait long feu. Paul Verlaine, implacable garant de l'intégrité de l'œuvre de son ancien compagnon, dénonce les faussaires, attaque le journal, et le pauvre
Adrien est traîné dans la boue. Le jeune homme décide alors de partir à la recherche de Rimbaud disparu :
Charleville, Marseille, l'Afrique…
Au fur et à mesure de son voyage, il croise ceux qui ont côtoyé l’artiste rebelle, de pas en pas, de témoignage en témoignage il retrouve la trace du poète de Charleville.
Mais l'esprit d'Adrien est fragile, le voici dérivant dans un rêve éveillé, onirique, le voici à la dérive dans son frèle esquif vers l'Éthiopie, à la rencontre de lui-même et, en toute fin, à l'acceptation de la disparition choisie du poète.

Un voyage initiatique au terme duquel Adrien découvre qui il est et Rimbaud retrouve toute
sa liberté, celle de l'anonymat et du silence.