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  18 Décembre 2017
 
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Stéphane Levallois


Le dernier modèle
Récit et dessin de Stéphane Levallois
Première parution : 16/05/2007

215 x 290 mm
176 pages
Prix de vente : 25 €
Code Sodis : 717105
ISBN : 9782754800884


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Planches
L'auteur
Stéphane Levallois
de Stéphane Levallois, chez futuropolis
La résistance du Sanglier

Le dernier modèle

Les disparues d’Orsay

Racket

 
Stéphane Levallois est un auteur rare.
Pour son second album, il livre une réflexion subtile sur l’art de la peinture et du dessin.
En reproduisant des corps nus, découvre-t-on l’âme du modèle ou celle de l’artiste ?
 

Pourquoi un sujet prend vie sous la forme d’une bande dessinée.
(Deux petites questions à Stéphane Levallois)

Le Dernier modèle est un récit en (grande) partie autobiographique ? Vous pouvez nous en dire plus ? 
   

Après avoir réalisé une quinzaine de films publicitaires, j’avais envie de changer de médium et de pouvoir m’exprimer plus librement. Le besoin de faire une nouvelle bande dessinée était devenu irrépressible. Je voyais émerger des ouvrages de bande dessinée autobiographiques, chez Ego Comme X notamment. J’étais intrigué par cette ligne éditoriale, mais je ne me sentais pas capable de faire de même. Je trouvais cela difficile et impudique.

Le fait de retrouver Sébastien Gnaedig, éditeur de ma première bande dessinée Noé aux Humanoïdes Associés, fut un déclencheur. Je lui proposais 10 jours plus tard le script du Dernier Modèle, récit purement autobiographique. Les situations et les dialogues sont vrais. Je n’ai rien inventé. Je voulais faire comme de petits instantanés de ces femmes, de leur caractère. Il me fallait pour cela les citer le plus fidèlement possible. J’ai juste bougé des choses dans le temps. La présence du «¿fantôme¿» pimentant le récit est un élément vécu
lui aussi. Ce souvenir étrange et confus est antérieur à la période de l’exposition.

Vous êtes un auteur rare, deux ouvrages en sept ans. Vous êtes également réalisateur. Les deux prennent du temps à monter. Comment décidez-vous de choisir un art ou l’autre ?


J’ai été sollicité dans de nombreux domaines et j’ai voulu tout essayer ; il me semblait que c’était le moment opportun pour le faire. Je fais beaucoup de choses différentes qui sont très enrichissantes et me permettent d’apprendre des réalisateurs pour qui je travaille, que ce soit par le rough le story-board ou le design. Je voulais réaliser aussi. Réaliser, c’est se confronter au réel et parvenir à le tordre pour qu’il finisse par  refléter sa propre vision. C’est éreintant et exaltant à la fois.

Un film est une œuvre collective. Pas de groupe : pas de film ! Pour les œuvres de fiction, j’entends….

La bande dessinée est un médium plus souple et plus fidèle… Aussi parce que vous êtes seul.

Et puis j’ai quatre enfants.

 
À la demande d’une galériste, Stéphane accepte de faire une exposition consacrée au Nu.

Pour cela, il ne trouve pas mieux que de demander à des amies (dont certaines qu’il n’a pas vues depuis longtemps) de poser pour lui, dans le plus simple appareil.

Une bonne opportunité pour discuter, pour mieux se connaître. Ainsi l’auteur découvre toute la fragilité de Laurence, «¿l’inaccessible¿», qui, en acceptant de se dénuder, se révèle tout autre que cette jeune fille sportive à la beauté froide. Et Céline, qui profite de l’absence de sa mère pour poser. Hélène, elle, se prête au jeu sans grande conviction, peut-être parce que son père est aussi un artiste…

Ces rencontres sont l’occasion pour l’auteur de s’interroger sur le temps qui passe, sur les rapports de séduction et sur son rôle d’artiste. Comment représenter toutes ces femmes ?
(Et surtout Élise, sa chère épouse.)

Et puis…

Et puis, il doit bien reconnaître que le vernissage s’annonce plutôt compliqué. Sans parler de cet étrange voisin du dessous, qui laisse couler sa baignoire, et qui reçoit Stéphane en silence,
un masque à gaz sur le visage.
Quant à son statut d’artiste, il prend de sérieux coups. Commentaires ou comparaisons douteuses sur ses dessins, jusqu’à l’incompréhension la plus totale.

Que valent Egon Schiele ou Horst Janssen face aux «¿Eaux de Mortelune¿» ?