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Après le remarqué Entre deux averses, Marion Laurent et Arnaud Le Roux reviennent avec un nouveau récit intimiste.
La difficulté pour un enfant de grandir dans un milieu social atypique, en dehors des réalités, avec son lot d’incompréhension, d’isolement et de solitude, forme la trame délicate et subtile de l’histoire élaborée par ce jeune couple de créateurs.
À suivre de près. |
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Arnaud Le Roux (petite interview)
Entre deux averses était un récit en partie autobiographique. En est-il de même avec Roudoudou blues ?
Roudoudou blues n’est pas un récit autobiographique. Après Entre deux averses, nous souhaitions raconter une histoire dans laquelle nous n’étions pas partie prenante.Toutefois, le théâtre est un milieu que Marion apprécie depuis qu’elle est petite et qu’elle désirait aborder. C’était le point de départ qu’elle m’a donné pour écrire Roudoudou Blues.
Comme dans votre ouvrage précédent, on suit un personnage âgé, qui revient sur son passé. Vous êtes très jeunes, vous avez si peur de vieillir ? Je pense que Marion s’est débarrassée en partie de cette préoccupation en réalisant Entre deux averses. Pour ma part, je n’y pense pas vraiment. Ce qui m’intéresse, me passionne, c’est le passage du temps, l’expérience et la transmission. Par ailleurs, montrer Samuel à plusieurs époques de son existence permet de lui donner un relief qu’il n’aurait pas sans.
Roudoudou blues, c’est la version tragique de Calvin & Hobbes ?
J’avoue que je ne connaissais pas du tout… Marion n’y a pas songé en lisant l’histoire ou en la dessinant. C’est seulement maintenant que nous réalisons qu’il existe des points communs.
Cela vous arrive encore de parler avec un ours en peluche ?
Nous n’avons pas le souvenir d’avoir eu d’ours en peluche. Pour ma part, je n’ai jamais eu besoin d’un support particulier pour me plonger dans des mondes imaginaires. Pour Marion, elle a toujours fait la part des choses entre réalité et imagination même si, parfois, il lui était dommage de s’apercevoir que certaines choses n’existent pas…
Samuel Rives, votre personnage, raconte qu’enfant, il était esseulé dans un monde d’adultes. Était-ce également votre cas ?
Marion et moi avons eu la chance de vivre et de grandir dans des familles où nous étions entourés. Par nos parents, bien sûr, mais aussi une grande sœur pour elle et un grand frère pour moi. Nous n’avons jamais été vraiment seuls. Toutefois, Samuel me ressemble peut-être par son côté introverti tandis que Marion se reconnaît sans doute plus dans les attitudes extraverties d’Estelle.
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Samuel Rives est un romancier à succès.
Quand on lui demande quel est le secret de son imagination fertile, il répond de façon évasive que c’est comme si quelqu’un se tenait derrière lui et lui dictait les mots, phrases après phrases. Une boutade, mais qui le ramène des années en arrière, durant les années soixante-dix… Samuel a 8 ans. Ses parents dirigent une petite troupe de théâtre qui connaît un certain succès. Si cela permet de voir du pays, cela ne l’aide pas à avoir des amis de son âge. Ainsi, le seul ami de Samuel est un ours en peluche, répondant au nom de Roudoudou. Répondant est le terme exact, car quand Samuel lui parle, l’ours lui répond ! Pourtant un jour, la troupe est chamboulée par l’arrivée d’une nouvelle comédienne et de sa fille Estelle, 9 ans. La fillette, au départ intriguée, devient jalouse des relations entre Samuel et Roudoudou. Arrivés à l’adolescence, les sentiments des trois principaux protagonistes vont s’exacerber…
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