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  2 Septembre 2014
 
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Nicolas de Crécy


L'Orgue de Barbarie
Idée originale et dessins de Nicolas de Crécy. Texte de Nicolas de Crécy et Raphaël Meltz
Première parution : 22/11/2007

295 x 200 mm
80 pages
Prix de vente : 21,3 €
Code Sodis : 717074
ISBN : 9782754800631


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L'auteur
Nicolas de Crécy
de Nicolas de Crécy, chez futuropolis
Journal d'un fantôme

Les carnets de Gordon McGuffin

L'Orgue de Barbarie

Période glaciaire

Période glaciaire

 
Quelques mois après le Journal d’un fantôme, l’infatigable Nicolas de Crécy revient avec un livre illustré, avant-goût prometteur à un dessin animé. Le scénario du film, écrit par Nicolas de Crécy en collaboration avec Raphaël Meltz est accompagné de près de 40 illustrations couleurs grand format et des dessins issus du story board. Une avant-première de toute beauté au format panoramique !
 

Nicolas de Crécy,
le cinéma et les rêves.

Peux-tu nous raconter la genèse de L’Orgue de barbarie ?

 L’Orgue de Barbarie est un film d’animation sur lequel je travaille depuis plusieurs années. Après quelques vicissitudes (comme cela est souvent le cas dans la production d’un long-métrage), le film a été relancé en 2006. J’ai alors demandé à Raphaël Meltz de m’aider à remanier le scénario. Ce livre correspond à l’étape intermédiaire de l’écriture d’un film, celle du « traitement », qui raconte le déroulé de l’histoire, sans dialogues ni fioritures d’écriture. Les images correspondent à une partie des recherches graphiques que j’ai développé pour le projet ; les personnages, en situation, au sein des décors, donnent une idée très précise de ce que l’on verra à l’écran.

Cela te plairait d’avoir une machine à réaliser les rêves ?

Dans le film, cette machine, présentant le virtuel sous une forme mécanique, introduit un décalage, une distance propice à la réflexion sur les difficultés d’appréhension de la réalité dans une société virtualisée, en essayant d’en comprendre les conséquences sans en condamner les principes.

Tu dis avoir été influencé par le cinéma italien pour préparer L’Orgue de barbarie.


Le Pigeon de Mario Monicelli, dont l’humour transcende une réalité douloureuse. Les personnages brillent surtout par un manque de discernement face aux réalités de l’existence, ils sont drôles et tragiques.

L’an passé, dans “Télérama”, tu as dessiné une histoire mettant en scène une machine à distancer le réel, une machine à dessiner. Tu n’en as visiblement pas besoin, mais est-ce à dire que tu as l’esprit bricoleur?

Quand on dessine et que l’on crée des histoires, on a en effet moins besoin de virtuel, puisqu’on se le fabrique pour soi-même. Comme la création est un bricolage continuel, oui, en effet, je me sens bricoleur, mais bricoleur virtuel. Je suis incapable de réparer un vélo crevé.

 
Gustave Glarous, un petit homme énergique dont le regard disparaît derrière d’immenses lunettes et que la chance a abandonné, décide sur le tard de rompre avec la médiocrité et de faire fortune en suivant les préceptes d’une «¿idéologie marketing¿» moderne, performante et efficace.

Sans rien comprendre à ces théories nouvelles, Gustave entraîne son fils Steve (une grande larve sans énergie, du genre à hésiter entre piocher dans son cornet de pop-corn ou son sac de réglisses), dans la création d’un concept commercial aberrant n’offrant pas la moindre chance de réussite, basée sur la contre-proposition¿: surprise et décalage sont les maîtres mots du succès dans un monde toujours plus compétitif. Des affichettes bourrées de fautes d’orthographe indiquent de manière illisible des prix incohérents¿: le raisin est à l’unité, la pastèque par lot de trois uniquement, et les nèfles sont mis en avant sous l’intitulé «¿Le produit roi¿!¿». Aveuglé par ses propres discours, Gustave s’enfonce avec son fils dans la plus sinistre incompétence, avant de découvrir L’Orgue de Barbarie, une machine à rêves extraordinaire, ancêtre de nos casques virtuels.