 |
|
|
| |
|
|
Dans Petit Polio, les odeurs marines se mêlent à celles des cades et des chichi-fregi, les cris des mouettes répondent aux vitriers et aux rémouleurs et les rires des minots remplissent les rues étroites de la ville. Émotions en clair-obscur, comme une auto-fiction, c’est bien de ses jeunes années que Farid Boudjellal s’est souvenu pour écrire Petit Polio, sans tomber dans la sensiblerie, privilégiant les sentiments vrais. Il est l’un des premiers à raconter la vie des émigrés et de leurs enfants nés en France. |
| |
« Il ne faut surtout pas faire de mon handicap un sujet tabou. J’apprécie les bonnes blagues sur ma patte folle, je ne la prends pas très au sérieux.
Comme Petit Polio, j’ai appris à me dépasser. Je n’ai pas eu le choix. Passer régulièrement sur le billard constitue une véritable leçon de vie. Comme Petit Polio, je jouais avec mes amis, malgré mes appareils orthopédiques. J’ai toujours eu beaucoup d’amis. C’est important que les non handicapés côtoient les handicapés. Pas comme une aumône, mais comme une richesse de diversité. »
|
| |
|
|
|
 |
1958. Mahmoud Slimani a six ans. Il est algérien, toulonnais et polio… Il a trois sœurs, des copains pour toujours et adore recopier les couvertures de ses illustrés de BD.
Mais en 1958, le quotidien de la famille Slimani est aussi rythmé par les nouvelles en provenance d’Algérie et de cette guerre — qui n’en a pas encore le nom — qui projette ses scories jusque dans les rues du vieux Toulon. Les cercueils des victimes étendent leur ombre sur les deux rives de la Méditerranée.
Mahmoud regarde avec curiosité ces deux mondes se déchirer, découvre avec inquiétude parfois, les joies et les peines de l’existence, et surtout, avec innocence, fougue et intelligence, il vit pleinement son enfance.
|
 |
|
| |
|
|
|
|