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  17 Décembre 2017
 
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Golo


B. Traven
Portrait d'un anonyme célèbre
Récit, dessin et couleurs de Golo
Première parution : 08/03/2007

185 x 265 mm
144 pages
Prix de vente : 19,3 €
Code Sodis : 717059
ISBN : 9782754800495


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L'auteur
Golo
de Golo, chez futuropolis
B. Traven
Portrait d'un anonyme célèbre

Chroniques de la Nécropole

Mendiants et orgueilleux

Mes mille et une nuits au Caire
Tome 1

Mes mille et une nuits au Caire
Tome 2

 
Mort au Mexique en 1969, l’homme qui se faisait appeler B. Traven prétendait que « La biographie d’un créateur n’a aucune importance. Si l’auteur ne peut être identifié par son œuvre, c’est que celle-ci, comme lui-même, ne valent rien. Un créateur ne saurait avoir d’autre biographie que son œuvre. »

Pourtant, sa vie elle-même fut un roman.

Golo, sans crainte de démentir celui qu’il aime, lui donne une biographie exceptionnelle, animée par son graphisme faussement naïf, empli de poésie et de simplicité.
 

À la recherche de B. Traven - Tentative de biographie.
Golo répond à quelques questions.

Comment avez-vous connu l’œuvre de B. Traven ?

C’est un ami qui m’a offert Le Vaisseau des morts, il y a environ trente ans. J’ai toujours aimé les aventures de mer, mais cette fois j’étais tombé sur un livre exceptionnel. En effet, ce n’est pas un banal récit d’aventures, mais une critique virulente de la société au lendemain de la “première grande boucherie mondiale”.

Puis, j’ai eu envie de lire les autres livres de B. Traven. J’ai ainsi découvert toute une série de romans qui se déroulent au Mexique (Le Visiteur du soir, Rosa Blanca, La Charrette, Indios, La Révolte des pendus) et dont les Indiens sont le plus souvent les protagonistes principaux. Curieusement mal connu en France, il commence à être réédité et récemment, Gallimard a sorti Le Pont dans la jungle qui n’avait jamais été traduit en français.

Qu’est-ce qui vous a intéressé dans l’univers de B. Traven ?

B. Traven, s’il était un conteur extraordinaire (l’auteur préféré d’Einstein), a aussi été le plus grand mystère littéraire du XXe siècle. Il eut une trentaine d’identités et une demi-douzaine de nationalités. Il fuyait photographes et journalistes et se faisait passer pour son propre agent littéraire. Ses livres ont été traduits en trente langues et vendus à des millions d’exemplaires.

Si  le mystère le plus complet persiste en ce qui concerne son identité que lui-même ne connaissait sans doute pas, il est tout aussi certain que ses écrits correspondent à une expérience vécue. Si le piment du mystère est pour quelque chose dans l’envie de faire une bande dessinée sur B. Traven, ce qui m’a surtout décidé, ce n’est pas tant la recherche d’une identité au sens policier du terme que l’envie de comprendre les raisons qui l’ont poussé à écrire. L’importance de la partie autobiographique dans l’œuvre de Traven est devenue encore plus évidente quand j’ai appris que le pamphlétaire Ret Marut, directeur, rédacteur, diffuseur de la revue anarchiste «┬┐Der Ziegelbrenner┬┐» et le romancier B. Traven étaient sans l’ombre d’un doute une seule et même personne ! Ce qui m’intéressait, c’était d’esquisser un portrait de cet homme et de le situer dans son époque, de montrer en quoi, lui et cette époque sont proches de nous.

Il perçoit très clairement le monde qui est en train de se construire après la Première Guerre mondiale et dénonce ses mensonges et son ignominie.

Comment avez-vous effectué vos recherches ?

B. Traven écrit à partir de ce qu’il observe et de ce qu’il expérimente. À partir de ces constatations, j’ai entrepris de tirer de ses livres ce qui correspondait à son vécu, le confrontant aux recherches, biographies et témoignages que j’ai pu collecter. J’ai essayé de mettre en avant “la voix” de B. Traven en utilisant certains dialogues de ses romans ou des extraits de ses lettres et de ses carnets. Pour moi ce travail correspondait à la “bande son”du portrait que je tentais de réaliser. Restait “l’image”.

B.Traven a une démarche artistique et politique qui semble proche de celles des alter-mondialistes. Est-ce que cela a joué dans votre approche de ce récit ?

Bien sûr, l’actualité des écrits de Traven est une des raisons principales qui m’a donné envie de faire sa biographie en bande dessinée. B. Traven est proche de tous ceux qui luttent contre la tyrannie de l’état et la dictature de l’économie. En arrivant au Mexique, il s’est senti proche des Indiens, de leur lutte, malgré cinq siècles d’oppression, de leur culture si éloignée du profit et de l’ambition, et dans ses écrits, il a essayé de montrer aux prolétaires des pays développés qu’ils étaient leurs frères. Les événements récents au Mexique montrent bien que les problèmes soulevés par B. Traven sont toujours d’actualité.

Quelles sont les principales difficultés rencontrées pour faire une biographie en bande dessinée ?

Ce sont les difficultés inhérentes à chaque bande dessinée. Dans ce cas particulier il y a évidemment un problème de documentation graphique pour montrer des situations sur une longue période. Ne connaissant pas l’allemand j’ai du lire une partie des livres de Traven qui n'existe pas en français dans des éditions mexicaines ou américaines.

Les études, recherches et biographies sur B. Traven-Marut sont pratiquement inexistantes en français, à part dans l’état le plus libre du monde, édité à l’Insomniaque.

J’ai enfin rencontré des difficultés à traduire en bande dessinée des événements politiques complexes, notamment la révolution allemande, particulièrement méconnue, pour lesquels il me semblait important de donner un maximum d’informations aux lecteurs.


 
Né en 1890, mort en 1969, on a dit de B. Traven qu’il était Jack London, Ambrose Bierce, le président du Mexique Adolfo Lopez Matéos, sa sœur Esperanza Lopez Matéos, un groupe de scénaristes de gauche d’Hollywood…
On lui connaît une trentaine d’identités, une demi-douzaine de nationalités. Il a été écrivain, acteur, régisseur, marin, explorateur.

Anarchiste, il est condamné à mort sous le nom de Ret Marut, pour avoir participé à la révolution Conseilliste de Munich. Il rentre dans la clandestinité en mai 1919 et arrive après moultes tribulations au Mexique au printemps 1924.

A part Le Vaisseau des morts, tous ses livres se déroulent au Mexique. Il écrit sur les Indiens qu’il considère comme ses frères.

Son obstination à se cacher, à ne pas se laisser photographier, à s’entourer de mystères excita les curiosités et participa de son succès.

Même Hollywood s’intéressa à son œuvre. Son roman Le Trésor de la Sierra Madre fut adapté au cinéma par John Huston. Le film remporta trois Oscars.

À sa mort, ses cendres furent répandues au-dessus des forêts du Chiapas au Mexique.

Une vie étonnante et riche que Golo raconte dans un ouvrage qui se lit comme une bande dessinée d’aventures. Mettant en parallèle, la vie de l’auteur et son œuvre, son contexte social et historique, Golo se réinvente à chaque case.