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Un centre commercial transformé, en quelques secondes, en un brasier infernal. Des flammes incontrôlables et dévastatrices, dévorant tout sur leur passage. Des centaines de victimes. Aucun survivant officiel. Et au milieu de tonnes de décombres fumants, Margaret, huit ans, qui semble dormir. Sans la moindre égratignure. |
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Repenser le monde Par Kris
Je regarde notre monde se diriger vers un gouffre d’absurdités où notre choix se confine soit au consumérisme galopant et à ses satisfactions éphémères, soit aux diverses religions, qui exigent de nous une confiance aveugle en leurs préceptes. Le choix millénaire du « matériel » ou du « divin ». J’ai la sensation de plus en plus nette que nous arrivons au bout de ces deux logiques. La consommation effrénée a fait perdre tout repère à de trop nombreux gamins en les pétrissant de modèles vides et inutiles. Le travail n’est plus une valeur pour eux. Pas assez rentable. Seul compte l’argent facile qui leur permettra de satisfaire leur pulsion de « possession », les plongeant alors parfois dans la délinquance ou de nouvelles formes de gangstérisme. Quant à la religion, elle mène de plus en plus de gens égarés vers l’extrémisme le plus aveugle ou de nouvelles formes sectaires, toutes aussi dangereuses.
Comment se satisfaire de modèles si frustrants et si peu épanouissants ? Cette constatation amère est le socle de l’histoire de Lucie. Nous y suivons des gamins des rues, démunis, qui essaient de se frayer un chemin dans ce monde dans lequel il n’y a ni réponse, ni place pour eux. C’est alors qu’apparaît Lucie, une jeune russe disparue quelque 40 années plus tôt. Lucie est une vraie personnalité atypique, profondément différente pour ne pas dire « nouvelle » qui va parvenir à créer un pont psychique avec cette société anté-apocalyptique.
En introduisant la parapsychologie dans cet univers très terre-à-terre, Guillaume Martinez et moi souhaitions nous poser la question d’une troisième voie possible, entre le « Tout humain » et le « Tout divin », une voie qui pourrait peut-être allier ces deux modes de vie qu’on oppose généralement alors qu’ils sont peut-être bien plus liés qu’on ne le croit. Chercher certaines réponses au plus profond de nous-mêmes : dans notre cerveau… Nous savons que nous n’utilisons qu’une partie infime de nos capacités cérébrales. Que se passerait-il si nous parvenions à exploiter l’intégralité de ces capacités ? Que découvririons-nous sur nous, sur les raisons profondes de notre existence, sur notre capacité à changer et améliorer ce qui nous entoure ?
Que l’on soit clair cependant, Le Monde de Lucie posera bien plus de questions qu’il n’apportera de réponses. Il est tout de même écrit par deux humains du XXI siècle !
Sous ses dehors désespérés, Le Monde de Lucie est aussi une histoire foncièrement optimiste, symbolique d’une société en plein chaos, période de vide, de désordre et de confusion, mais période aussi nécessaire à la (re)création : celui d’un potentiel humain fabuleux qui reste à exploiter...
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Dans une mégapole d’un futur proche, une adolescente apeurée et muette déambule en chemise de nuit, avec pour seule identité un prénom brodé sur le tissu : Lucie. Un peu plus loin un groupe d’enfants des rues, rebelles et désespérés, mettent le feu à un centre commercial, causant des centaines de morts, y compris la leur, dans une folie incompréhensible. Seule la petite Margaret a survécu. Elle était au cœur des flammes, mais sur son corps, aucune trace du drame. Plongée dans une sorte de coma, elle se réveille de temps en temps pour parler en russe, une langue qu’elle n’a jamais apprise. Un black-out total est décrété sur sa personne. Emma et Sacha, deux scientifiques ayant travaillé sur les pouvoirs latents du cerveau, semblent à même de communiquer avec elle. Jusqu’à ce que Margaret entre en lévitation, replongeant les scientifiques dans un passé trouble flirtant avec le paranormal… Nous voilà entraînés au-delà de la raison, dans le labyrinthe du cerveau et de ses potentiels psychiques.
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