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Farid Boudjellal


Les années Ventoline
Première parution : 08/11/2007

185 x 265 mm
64 pages
Prix de vente : 15 €
Code Sodis : 717031
ISBN : 9782754800266


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Planches
L'auteur
Farid Boudjellal
de Farid Boudjellal, chez futuropolis
JuifsArabes

Les années Ventoline

Petit Polio
Mémé d'Arménie

Petit Polio

 

Après les rééditions de Petit Polio et Mémé d’Arménie, Farid Boudjellal revient avec une histoire inédite mettant en scène son Petit Polio qui a bien grandi.

Adolescent dans les années soixante-dix, pour Mahmoud, les années lycée deviennent les années Ventoline.

 

Farid Boudjellal revient sur cette période, qui s’est avérée bénéfique : « En fait, ce n’était pas la première fois que je quittais ma famille pour me faire soigner. Mais là, j’ai trouvé ce que j’appellerais un endroit de civilisation. C’était une clinique, mais aussi un collège, un lieu de rencontre, il y avait une salle de cinéma, on vivait comme des jeunes normaux, on pouvait sortir, juste avec de temps en temps une crise d’asthme. Même les professeurs étaient atypiques, ils étaient handicapés. Cela a été une période très constructive. »

Depuis 1999, Farid Boudjellal raconte son enfance en bande dessinée.
« Petit Polio est davantage un substitut narcissique. Pour moi, l’autobiographie ou le journal intime sont des leurres, des effets de style. La seule réalité, c’est la page planche. Il me semble qu’exprimer son imaginaire, c’est livrer quelque chose de plus intime encore que raconter sa vie. En ce sens, j’admets bien volontiers que Petit Polio est ma propre histoire. »

Mahmoud Slimani serait-il le Antoine Doisnel de Farid Boudjellal ? « Toute proportion gardée, la comparaison n’est pas inexacte, dans la mesure où que ce soit pour François Truffaut comme pour moi, il est difficile de savoir à quels moments nos personnages parlent à la première personne ou à la troisième. Dans les festivals BD, les gens qui me rencontrent pensent que tout ce que je raconte est vrai, car c’est facile de faire le rapprochement entre mon personnage et moi : je suis handicapé, j’ai un visage typé, un accent… Du coup, quand je raconte que, par exemple, la scène avec le général de Gaulle dans Petit Polio est inventée, ils sont presque déçus… Mais Mahmoud Slimani existe depuis le début de ma carrière. Il est apparu adulte dans Le Gourbi ou Les Slimani bien avant qu’on ne le connaisse enfant dans Petit Polio. Maintenant, depuis Mémé d’Arménie, ces histoires commencent à m’échapper. Petit Polio me sert de canne d’appui pour raconter des choses plus graves, ou pour parler d’autres personnages, comme le Cousin Harki qu’on rencontrera dans le tome suivant… »

 
Si l’on en croit sa mère, « Poliomyélite, péritonite, bronchites, jaunisse, oreillons, coqueluche, cet enfant m’aura tout fait… Quand une merde tombe, c’est sur Mahmoud Slimani qu’elle tombe !». Car Mahmoud, le Petit Polio a contracté une nouvelle maladie ?: un asthme allergique qui l’empêche de respirer librement. Entre les tests pour déceler ses allergies (il y en a tant que Mahmoud finit par se demander s’il n’est pas allergique à Toulon…) et les prises continuelles de médicaments, l’enfant grandit.

L’arrivée dans les années soixante-dix d’un médicament, la Ventoline, va révolutionner la vie de l’adolescent. Une véritable délivrance. Grâce à la Ventoline, Mahmoud se sent comme Popeye découvrant les épinards. Hélas, il abuse de l’inhalateur miracle et frise l’attaque cardiaque. Une nouvelle ère commence pour Mahmoud. Il est envoyé en pension à Nice, dans la clinique spécialisée dans les maladies respiratoires, « Les Jours plissés », où il sera soigné tout en poursuivant ses études… Entre amitiés nouvelles et coups de cafard, la vie s’écoule dans la clinique, ponctuée par la parution régulière de Charlie Mensuel et la découverte de nouvelles formes de bandes dessinées…

C’est aussi pour Mahmoud une ouverture vers un autre milieu social. Le petit môme de Toulon, issu d’une famille immigrée et vivant dans un milieu modeste, qui partageait sa chambre avec ses frères, est déstabilisé.