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Pour son premier livre chez Futuropolis, Blutch, l'un des auteurs les plus originaux et importants de la bande dessinée actuelle, propose un livre de chroniques douces-amères, de petites histoires sur les incertitudes humaines… Plus libre que jamais de toutes contraintes, il poursuit son exploration des sentiments humains à travers ce nouveau récit. |
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«Dans C’était le bonheur, je tente de décrire à travers de courtes scènes, des historiettes ou des dessins uniques, la débâcle du couple, l’implosion de la famille, la dérive des continents qui en résulte. Papa, maman, enfants perdus dans l’espace. C’est un état des lieux que je voulais ironique, aigre, parfois même angoissant et, je l’espère, drôle aussi. Le dessin au stylo à bille permet un trait rapide, vif, allusif, sans fioritures. C’est du dessin «direct» sans crayonné préalable. Je voulais être au plus près de l’idée, au plus près de l’écriture. En entamant ce projet, j’avais plus en ligne de mire le dessin d’humour que la bande dessinée proprement dite. J’ai pensé à des dessinateurs tels que Sempé, William Steig ou encore Saul Steinberg. »
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Un cabot sans allure, vraiment minable… une fille qui passe, vraiment inaccessible… Une autre fille qui danse, qui danse et danse encore. Les délices d’un chagrin d’amour. La traque du grand frisson. Elle et lui qui se déchirent, et l’enfant qui veut bien les écouter, mais quand même, ils sont pas obligés de lui piquer ses feutres à lui pour ça, et puis la cantine, lui, il aime pas, et puis il y a aussi… Les après-midi au parc, pour prendre l’air, les mamans qui s’ennuient gentiment, les papas qui draguent un peu, les canards sur le lac, le bain, la télé et le dîner, le temps qui passe, les amours qui s’effilochent, l’enfant qui grandit, le papa qui vieillit, et les femmes, elles sont si belles, les femmes, si jolies… Oui, bien sûr, les femmes…
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