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  25 Juin 2016
 
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Emmanuel, la bande dessinée et lui

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu faire de la bande dessinée. Lorsque j’avais sept ans, mes parents m’avaient offert le livre Archives Hergé où était republié pour la première fois Tintin au pays des Soviets. Il y avait dans ce gros bouquin une petite biographie d’Hergé avec une photo dans son atelier. J’ai pris conscience là qu’il y avait quelqu’un derrière les livres… J’ai réalisé que raconter des histoires pouvait être un métier.

Les dessins de Pierre Joubert me troublaient et me fascinaient. J’étais admiratif devant tant de maîtrise et de puissance graphique : j’ai passé des heures, des jours à décortiquer ses dessins. Joubert est ma plus grande influence graphique ! Ça se voit, non ?

Si j’avais choisi la sécurité, je n’aurais pas fait ce m étier ! J’ai toujours eu conscience que c’est un métier incertain, ce qui d’ailleurs en donne sa beauté. Je sais que demain, dans cinq, dans dix ans, ce que je fais risque peut-être de ne plus rencontrer qu’un public de happy few. Mais l’illusion serait de penser ce métier en termes comptables. Tout change tellement vite qu’il faut surtout rester fidèle à soi-même.

C’est peut-être prétentieux de le dire, mais la couleur m’est facile. Je sens la couleur comme quelque chose de très ludique, comme une sorte de jubilation. Ce n’est pas avec la tête que je fais les couleurs, mais avec le ventre. Alors que je mets tellement d’énergie, de combat, dans le dessin ! Le dessin, surtout réaliste, m’apparaît comme quelque chose d’inaccessible…

Pour moi, le dessin « réaliste », c’est à la fois une éthique, une discipline, une présence de tous les instants, un regard qui s’aiguise. Le dessin « réaliste », c’est peut-être aussi une certaine forme d’abnégation, ça ne se voit pas forcément. Dans le dessin « réaliste », on peut avoir la tentation de jouer la surexpressivité, d’être dans la surenchère, de montrer ce qu’on sait faire. Or, pour être juste, il faut toujours s’arrêter à temps. La facilité dans le dessin, c’est l’effet, la virtuosité. Au fond, est dessinateur « réaliste » celui qui réussit à saisir la vie. Je tends vers cela.

Les trois premières citations sont extraites de Lepage, une monographie, Éditions Mosquito.
 
 
 

Voyageur, bourlingueur, un peu moins maintenant qu’il est père, Emmanuel Lepage voyage parce que c’est un homme curieux.Curieux des autres, curieux de l’autre. Ce qui l’intéresse d’abord, ce sont les gens, les personnes, la vie.

Étrange paradoxe : sa notoriété de dessinateur repose, en grande partie, sur ces grands paysages, sublimes et lyriques, qui caractérisent ses plus grands succès : La terre sans mal, Muchacho.

Son regard, cependant, se porte ailleurs, sous la peau de ses personnages, vie intérieure qu’il fouille avec l’acuité, la sensibilité et le talent d’un dessinateur généreux, perpétuellement en recherche de sa vérité graphique. Oh, les filles ! en est le fruit le plus récent : son dessin, vibrant à l’unisson du cœur battant de Chloé, Leila et Agnès, est, sans aucun doute, l’un des plus justes de la bande dessinée actuelle.

 
 
La biographie
 
Emmanuel Lepage
41 ans, études d’architecture, vit dans les Côtes-d’Armor.

À six ans, il découvre Tintin au pays des Soviets. C’est dit : il sera auteur de bandes dessinées. Plus tard, à treize ans, il trouvera un maître en la personne de Jean-Claude Fournier, scénariste et dessinateur de « Spirou et Fantasio ». À quinze ans, il publie son premier dessin dans Ouest France. Plus tard, une autre rencontre capitale, celle de Pierre Joubert, le dirigera vers le dessin dit « réaliste »…

1987: La Menace Verte, Éditions Ouest France.
1988 : L’Étranger, Éditions Ouest France.
1989 : « L’Envoyé », tome 1, Les Maudits à Maletor, sur une adaptation par Georges Pernin du roman d’Huguette Carrière, collection « Signe de piste », Le Lombard.
1990 : « L’Envoyé », tome 2, La Statue d’or vivant, sur une adaptation par Georges Pernin du roman d’Huguette Carrière, collection « Signe de piste », Le Lombard.
1991 : Bleu Regard, « Névé », tome 1, scénario de Dieter, Glénat.
1992 : Vert Soley, « Névé », tome 2, scénario de Dieter, Glénat.
1995 : Rouge Passion, « Névé », tome 3, scénario de Dieter, Glénat.
1996 : Blanc Népal, « Névé », tome 4, scénario de Dieter, Glénat.
1997 : Noirs Désirs, « Névé », tome 5, scénario de Dieter, Glénat.
1998 : « Névé », édition intégrale, scénario de Dieter, Glénat.
2000 : La Terre sans mal, récit de Anne Sibran, collection « Aire Libre », Dupuis. Prix du Jury œcuménique de la Bande Dessinée (Prix des Valeurs humaines), Grand Prix du festival de Sierre en Suisse, prix de l’Association des Libraires de Bande Dessinée.
2000 : Alex Clément est mort, scénario de Delphine Rieu, Vents d’Ouest.
2003 : Brésil — Fragments d’un voyage et America — Fragments d’un voyage, textes de Nicolas Michel, Casterman.
2004 : Muchacho, tome 1, collection «  Aire Libre », Dupuis. Prix Château de Cheverny de la Bande dessinée historique.
2005 : Les Voyages d’Anna, textes de Sophie Michel, Éditions Daniel Maghen.
2006 : Muchacho, tome 2, collection « Aire Libre », Dupuis. Muchacho a reçu le prix de la Meilleure Bande Dessinée adaptable au cinéma, en 2007, au Forum International Cinéma et Littérature, à Monaco.
2008 : Lepage, une monographie, Éditions Mosquito.
2008 : Oh, les filles !, première partie, récit de Sophie Michel, Futuropolis.
2011: Voyage aux îles de la Désolation, Futuropolis
2012: Un printemps à Tchernobyl, Futuropolis. A cette occasion, La Boîte à bulles réédite Les Fleurs de Tchernobyl.
Emmanuel Lepage remporte le Grand Prix de l'affiche au festival Quai des bulles de Saint-Malo.
2014 : La lune est blanche, avec son frère Emmanuel Lepage (Futuropolis)

Antarctique
La Lune est blanche : un récit d'Emmanuel Lepage, photographies et lettres à Marile de François Lepage ; Les Ombres blanches : textes et photographies de François Lepage
Première parution : 27/11/2015
240 x 340 mm
370 pages
Prix de vente : 60 €
Code Sodis : 790538
ISBN : 9782754816090
     

Australes
Deux volumes vendus ensemble sous étui illustré
Première parution : 16/10/2014
230 x 325 mm
256 pages
Prix de vente : 59 €
Code Sodis : 790256
ISBN : 9782754808606
     

La Lune est blanche
Un récit d'Emmanuel Lepage
Première parution : 16/10/2014
230 x 325 mm
256 pages
Prix de vente : 29 €
Code Sodis : 790354
ISBN : 9782754810289
     

Oh les filles!
Un récit de Sophie Michel. Dessin et couleur d'Emmanuel Lepage
Première parution : 14/02/2013
136 pages
Prix de vente : 22 €
Code Sodis : 790287
ISBN : 9782754809030
     

Un printemps à Tchernobyl
Première parution : 04/10/2012
230 x 325 mm
168 pages
Prix de vente : 24,5 €
Code Sodis : 790222
ISBN : 9782754807746
     

Voyage aux îles de la Désolation
Première parution : 10/03/2011
230 x 325 mm
160 pages
Prix de vente : 24,4 €
Code Sodis : 790085
ISBN : 9782754804240