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Marseillais d’adoption et marin, Clément Belin a déjà connu cette situation, d’apparence romanesque : « J'ai deux fois rencontré des marins abandonnés par leur armateur ; un capitaine ghanéen, seul sur son bateau à Mindelo au Cap-Vert, qui attendait un acheteur depuis deux ans. Son armateur avait abandonné le bateau car il ne pouvait régler des factures de carénage. Le navire se trouvait donc hors de l'eau, sur des cales. La deuxième fois c'était un bateau nigérien saisi au port de Dakar depuis quelques semaines, dont l'équipage encore au complet faisait le tour des bateaux pour demander de la nourriture. L'anecdote est intéressante car les marins se sont éparpillés peu à peu et le capitaine, pour rentrer au Nigéria n'a trouvé comme seule solution que de s'embarquer comme simple matelot sur un bateau Nigérien de passage. « |
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Enfant, on rêve souvent de devenir pompier, explorateur ou comédien. L’âge venant, on se retrouve souvent avec un métier un peu plus austère. Clément Belin a décidé jeune d’assouvir ses passions. Il est devenu marin et dessinateur de bande dessinée. Il était donc tout à fait normal dans de telles conditions que son premier ouvrage soit une adaptation du roman d’Izzo, Les marins perdus.
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| La biographie |
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Clément Belin est né en 1977 à Lens et vit à Marseille depuis 2001.
Après une terminale scientifique à Crest (drome), option arts plastique, Claude Belin rejoint la Marine Marchande. Il parcourt le monde sur de nombreux bateaux, pétroliers ou navires de soutage. De son propre aveu, sa plus belle expérience reste le cabotage de vrac sur la cote ouest africaine ou il était capitaine (par dérogation de brevet car il n’est encore que second) d'un tout petit cargo dédié au transport de riz. Passionné de bande dessinée, il se lance en 2003 dans l’adaptation du roman d’Izzo, Les Marins perdus, son premier livre. 2011: sur un scénario de Serge Perrotin, Clément Belin réalise le dessin d' Au Nom du fils, première partie, éditions Futuropolis. |
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