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Voilà comment Luc Brunschwig se définissait en 2007 pour le site bdtheque.com
Luc Camille Brunschwig, j’aurai 40 ans en septembre prochain (c’est important, ça, 40 ans… voir où on en est après s’être imaginé où on en serait), je mesure 1m73 pour 75 kilos (et tout n’est pas du muscle, loin s’en faut). J’ai perdu mes cheveux frisés style Jackson Five à 22 ans… ça fait donc 18 ans maintenant que je suis chauve comme un œuf, œuf auquel je ressemble pas mal (visage ovale et peu anguleux paré de petites lunettes cerclées métal bleu et d’un bouc de barbe)… je souris tout le temps, si bien qu’on ne sait plus trop si je suis fondamentalement jovial ou si mes zygomatiques se sont définitivement coincés voici plusieurs années.
J’ai toujours voulu faire de la bande dessinée, du moins depuis que j’ai 8 ans, âge auquel mon cadet Yves (6 ans, à l’époque) s’est mis à remplir des cahiers d’écolier des aventures d’un certain Takor l’Extra-Terrestre. Je lui ai emboîté le pas. Vers 18 ans, j’ai fini par comprendre qu’avoir envie de faire de la Bande Dessinée ne suffisait pas pour faire carrière, encore fallait-il que je découvre ce que j’avais envie de raconter à travers ce média pour ne pas être juste le type qui recopie ad nauseam les BD qu’il aime. En me penchant sur la question, j’ai réalisé que ma seule passion véritable, c’était « les gens », écouter ma mère et ses copines se raconter leurs vies en buvant le thé, ça, ça me faisait vraiment triper, même si je ne comprenais pas tout, loin de là.
L’homme dans la société. C’est le fondement même de mon écriture. Ce qu’il y apporte, comment il est parfois impuissant à lutter contre des forces qui le dépassent, comment un seul individu peut faire évoluer une situation, bouleverser la vie des autres. J’aime non seulement imaginer des personnages forts, leur donner corps, une quasi réalité, mais j’aime aussi travailler sur leurs relations au monde qui les entourent. Comprendre la société dans laquelle les personnages vivent est essentielle pour les construire. L’homme de 2007 n’est pas l’homme de 1907… On ne travaille plus, on n’aime plus, on ne regarde plus ses enfants de la même façon aujourd’hui qu’on le faisait autrefois et cela ne cesse d’évoluer. Il faut en tenir compte pour bien cerner la psychologie d’un personnage même s'il est de fiction.
Je lis toujours des comics, toujours Alan Moore avec la même délectation Moore reste la preuve vivante d’une énergie, d’une imagination, d’une sensibilité qui ne cesse d’explorer, de créer, de se renouveler, de surprendre. C’est un exemple pour tous les scénaristes, toujours à cause du train-train qui nous guette tous. Il nous dit qu’il ne faut jamais baisser la garde. Et toujours donner le meilleur de nous-mêmes dans des histoires qui ont une véritable importance pour nous. |
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S’il avoue avoir toujours voulu faire de la bande dessinée, c’est certainement sa rencontre avec Laurent Hirn, en 1989, qui permit à Luc Brunschwig d’écrire des histoires en phase avec ses envies profondes. « Fondamentalement, Le Pouvoir des innocents reste le genre de BD que j’ai envie de faire, c'est-à-dire une BD distractive mais avec une totale implication personnelle. Le fond politique n’est pas juste là pour habiller l’histoire. J’ai vraiment essayé de capter « la marche du monde» en écrivant cette histoire, mais pas juste en m’imprégnant des théories des analystes reconnus… J’ai vraiment voulu identifier de mon point de vue les problèmes de la relation entre le pouvoir étatique et l’individu.»
Depuis, il a creusé son sillon, et replacé « l’homme dans la société » au cœur de ses récits comme Le sourire du clown (toujours avec Laurent Hirn), La mémoire dans les poches (avec Étienne Le Roux), Après la guerre (avec Freddy Martin) ou encore Holmes (avec Cecil).
Depuis, il a souhaité accompagner d’autres auteurs dans cette même volonté de raconter des histoires fortes, en devenant directeur de collection pour Futuropolis.
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| La biographie |
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Luc Brunschwig est né en 1967. Il vit en Touraine. Il fait des études de publicité. En 1989, il rencontre Laurent Hirn. Ils développent ensemble Le Pouvoir des innocents. À partir de 1995, il mène de front deux autres séries, L’Esprit de Warren avec Servain et Vauriens dessinée par Laurent Cagniat. À la fin des années 90, ses collaborations se multiplient : Angus Powderhill avec Vincent Bailly, Makabi avec Olivier Neuray, la reprise de Mic Mac Adam d’André Benn. En 2005, il est l’un des premiers auteurs à rejoindre Futuropolis en tant que scénariste et… en devenant directeur de la collection 32 (James Dieu, Guerres Civiles…). Il écrit La Mémoire dans les poches pour Etienne Le Roux et Le Sourire du clown pour Laurent Hirn. 2006 : Publication du premier épisode de l’ambitieuse série Holmes, dessin de Cécil au sein de la collection de fascicules 32. 2007 : Publication du premier tome de Après la Guerre, dessin de Freddy Martin (Futuropolis), recueil des 2 épisodes parus initialement dans la collection 32. Publication du deuxième tome du Sourire du clown (qui comprendra 3 parties)
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