|
| |
|
Comme dit Tarkovski, il faut laisser au regardeur le soin d'inventer à chaque fois un monde différent. De ce point de vue là, des oeuvres comme La Nuit du chasseur ou Dead man sont des références. Et en bande dessinée, des gens comme Munoz, Rabaté ou Francis Masse me semblent incontournables. Mais je ne rejette pas forcément la couleur. Des gens comme Mattotti l'utilisent de manière très suggestive car ils ont intégré la problématique liée à son utilisation. Mais bon, je ne sais plus quel surréaliste disait: "On n'entre pas dans la couleur comme dans un moulin". Propos recueillis par Romain Brethes pour www.chronicart.com |
| |
| |
|
|
 |
|
| |
|
Marc-Antoine Mathieu aime le noir et blanc. Parce qu’il autorise une liberté de regard quand la couleur le bloque, parce qu’il ouvre l’imaginaire. Parce qu’il relève plus de la suggestion que de la démonstration. Et parce qu’il permet de forts contrastes et des mises en abyme. Et les mises en abyme, ce scénographe les utilise comme personne. Il élabore patiemment des mondes imaginaires, complexes et ludiques dans lesquels le lecteur, à l’instar de ses personnages, est happé sans espoir (ou volonté) d’en sortir…
|
| |
|
| |
| La biographie |
| |
Marc-Antoine Mathieu 45 ans, vit en Anjou.
Après des études aux Beaux-Arts d’Angers, il travaille dans une agence de graphistes-scénographes (Lucie Lom) spécialisée dans la création d’expositions.
En 1987, Marc-Antoine Mathieu signe Paris-Mâcon dans la collection X des Éditions Futuropolis. Mais c’est surtout avec L’Origine, publié en 1990 aux Éditions Delcourt qu’il se révèle être non seulement un graphiste et scénographe hors pair, mais aussi un conteur de talent.
Unanimement reconnu par la presse, meilleur premier album 1990 aux salons d’Audincourt et Mulhouse, sélectionné dans les dix Indispensables 1990 et Alph’Art Coup de Cœur à Angoulême 1991, L’Origine est assurément une des meilleures surprises de l'année 1990.
Depuis, il a réalisé quatre autres volumes des aventures de Julius Corentin Acquefacques qui montrent les capacités d'imagination et d'innovation de Marc-Antoine Mathieu.
En 2000, après quelques années d’absence dédiées à ses activités de scénographe et graphiste, il revient avec Mémoire morte, puis en 2001 avec Le Dessin où il explore déjà l’univers mystérieux de l'art.
En 2006, parution des Sous-sols du Révolu chez Futuropolis, en co-édition avec le Musée du Louvre éditions. |
|
 |
|