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« Toute proportion gardée, on peut comparer mon travail à ce que faisait François Truffaut avec Antoine Doisnel, dans la mesure où que ce soit pour lui comme pour moi, il est difficile de savoir à quels moments nos personnages parlent à la première personne ou à la troisième. Dans les festivals BD, les gens qui me rencontrent pensent que tout ce que je raconte est vrai, car c’est facile de faire le rapprochement entre mon personnage et moi : je suis handicapé, j’ai un visage typé, un accent… Du coup, quand je raconte que par exemple, la scène avec le général De Gaulle dans Petit Polio est inventée, ils sont presque déçus… Mais Mahmoud Slimani existe depuis le début de ma carrière. Il est apparu adulte dans le gourbi ou les Slimani bien avant qu’on ne le connaisse enfant dans Petit Polio. Maintenant, depuis Mémé d’Arménie, ces histoires commencent à m’échapper. Petit Polio me sert de canne d’appui pour raconter des choses plus graves, ou pour parler d’autres personnages, comme le cousin harki…» |
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Pour beaucoup, Farid Boudjellal était mal parti dans la vie. Issu d’un milieu modeste, souffrant de polio, d’asthme… le petit Farid trouve une échappatoire dans la bande dessinée. Des petits formats populaires à des lectures plus sophistiquées, il se forge une culture graphique importante, qui lui permettra plus tard d’être un dessinateur novateur, l’un des premiers à oser faire des bandes dessinées autobiographiques (ou presque) bien avant que cela ne soit à la mode. Il a su également mettre en scène sa culture immigrée et en jouer, avec Les Beurgeois comme le Petit Polio.
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| La biographie |
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Farid Boudjellal est né en 1953. Il vit à Paris.
Né à Toulon, il est algérien par ses parents, arménien par sa grand-mère paternelle, rescapée du génocide. À l’âge de huit mois, il attrape la polio.
Après avoir passé un CAP d’employé de bureau, un BEP de comptable, et après quelques années d’université, il décide de se consacrer à sa passion : raconter des histoires.
En 1978, pour Charlie Mensuel, il crée Abdullah et débute L’Oud, son premier grand récit. L’intégralité de cette histoire paraît chez Futuropolis entre 1983 et 1988 et reçoit de nombreux prix. Il collabore à L’Écho des savanes, Zoulou, Pilote et Baraka. Il réalise des affiches (le Gone du Chaâba). En 1990, il sort aux Éditions Soleil, le premier volume de Juif-Arabe. En 1999, il commence Petit Polio, inspiré de son enfance. Il explore aussi l’univers du manga avec Les Slimani, version Pays du Soleil Levant. 2002, nouveau volume de Petit Polio, Mémé d’Arménie Depuis 2005, les albums de la série Petit Polio ainsi que l’intégrale Juif-Arabe, sont réédités par Futuropolis. 2007 : Les années Ventoline, éditions Futuropolis. |
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