En librairie le 8 avril

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Ce mois-ci chez Futuropolis, nous avons l’immense plaisir de retrouver Luz, toujours habité par le sujet de la perte de l’innocence, qui a adapté le célèbre récit d’Albert Cohen, « Ô vous frères humains »… En librairie également ce mois-ci, le tome 4 du Pouvoir des innocents : Car l’enfer est ici, de Luc Brunschwig, Laurent Hirn et David Nouhaud et le parcours de cinq ouvrières de Brest, mis en images avec talent par Sébastien Vassant, dans « Politique qualité ».

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Ô VOUS , FRÈRES HUMAINS, d’Albert Cohen, adapté par Luz

Format 195 x 265 mm / 136 pages en bichromie / prix de vente 19€ / ISBN 978-2-7548-1643-4

« Un enfant juif rencontre la haine le jour de ses dix ans. J’ai été cet enfant » En deux courtes phrases, Albert Cohen livre l’essentiel de son propos. Un texte uppercut qui revit aujourd’hui sous la plume de Luz, né l’année de publication chez Gallimard de ce court récit moins connu que Belle du seigneur ou Solal, lus de générations en générations. Après son album très personnel, Catharsis, Luz s’attèle à nouveau sur un sujet qui l’habite ; la perte de l’innocence. Il s’affirme ici comme un dessinateur humaniste incontournable.

Alors âgé de 77 ans, Albert Cohen publie un livre qui révèle l’événement marquant qui a dévasté son enfance et marqué sa vie : sa découverte de l’antisémitisme. Le jour de ces dix ans (en 1905), le jeune Albert arpente les rues marseillaises à la recherche d’un petit cadeau pour sa mère. Il est fasciné par le bagout d’un camelot qui s’adressera pourtant à lui en le traitant de « sale youpin ! ». Les insultes antisémites résonneront pour toujours à ses oreilles. Dans ce livre intense, triste mais sans virer jamais au pessimisme, Albert Cohen déploie la beauté de son écriture lyrique pour montrer la violence de sa blessure enfantine. Un beau livre, malheureusement intemporel, qui fait réfléchir sur l’absurdité de toutes les formes de racisme et de discrimination. Plus de cent après les faits, Luz s’empare de ce récit autobiographique pour en donner une version illustrée poignante et inédite. Sans jamais trahir l’oeuvre de l’écrivain, il raconte l’intégralité de l’histoire mais ne garde du livre que le monologue destructeur du camelot et la puissance du texte des trois derniers chapitres, qui évoque les camps de la mort.

À lire, d’Albert Cohen : http://www.gallimard.fr/Contributeurs/Albert-Cohen

De Luz, chez Futuropolis : Catharsis, Prix Nouvelle République 2015 et Prix France Info BD actualité et reportage 2016

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LE POUVOIR DES INNOCENTS, CYCLE 2 : CAR L’ENFER EST ICI, TOME 4, scénario de Luc Brunschwig, storyboard, dessin et couleur de Laurent Hirn et David Nouhaud

Format 235 x 312 mm / 56 pages couleur / Prix 13 euros / ISBN 978-2-7548-1209-2

La saga du Pouvoir des innocents continue ! Car l’enfer est ici est le deuxième cycle de cette série culte et se déroule six mois plus tard. Retrouvez Joshua Logan, Jessica Ruppert, Amy… dans ce thriller politique toujours aussi haletant de Luc Brunschwig.

« On peut tuer légalement une personne et s’imaginer avoir réglé le problème qu’elle représentait. On peut aussi la laisser en vie… Recueillir sa parole… Savoir ce qui l’a poussé à ce geste fou… Comprendre quels mouvements haineux couvent au sein de notre ville et peut-être trouver comment apaiser durablement cette fureur. » Mais le Pouvoir des Innocents passe aussi par leur vote et le résultat surprise des élections pourrait bien raviver les braises du chaos d’une ville gangrénée par la violence et la corruption. Lou Mc Arthur, candidat charismatique au poste de gouverneur et ami de Jessica, a finalement été élu. Mais son élection provoque une émeute à la prison de Rickers Island : en cause sa prise de position contre la peine de mort qui épargnerait Joshua Logan d’un châtiment que beaucoup de détenus appellent de leurs vœux… Joshua, traqué, doit se cacher dans un casier du vestiaire des gardiens… Deux visions pour un pays se déroule dans la continuité immédiate de l’épisode précédent, entre le 7 septembre et le 9 novembre 1999 lors des élections du gouverneur de l’État de New-York. En lice, la très conservatrice Meredith Bambrick semble avoir pris une avance décisive sur le candidat démocrate Lou Mac Arthur après qu’il s’est officiellement déclaré contre la peine de mort en général et contre l’exécution de Logan, « l’homme le plus détesté de la ville »

Des mêmes auteurs : Le Pouvoir des innocents, cycle 2:  Car l’enfer est ici, tomes 1 à 3

De Luc Brunschwig et Laurent Hirn, cycle 3 : Les enfants de Jessica, 2 tomes parus et Le Sourire du clown, intégrale

de Luc Brunschwig et Cecil : Holmes, 4 tomes parus

de Luc Brusnschwig et Roberto Ricci: Urban, 3 tomes parus

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== Laurent Hirn et Luc Brunschwig seront en dédicace vendredi 8 avril à la librairie Au repaire des héros, à Angers et samedi 9 avril au Comptoir de la BD, à Boulogne-Billancourt ==

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POLITIQUE QUALITÉ, de Sébastien Vassant, sur une idée de Kris

Format 195 x 265 mm / 160 pages en bichromie / 23 euros / ISBN 978-2-7548-0313-7

Il existait à Brest, depuis 1971, une usine portant les doux noms d’Ericsson, Thomson, Alcatel puis enfin Jabil. Mais les enjeux économiques, la recherche du profit et les avancées technologiques ont fini par avoir raison de ce bassin d’emplois que chacun aspirait à préserver. Le 30 septembre 2015, l’usine brestoise de matériel électronique Jabil, fermait définitivement ses portes.

Cette mémoire ouvrière, cinq femmes, licenciées ou retraitées, ont voulu la maintenir vivante. Au hasard des rencontres et des manifestations, elles se sont retrouvées à écrire et jouer une pièce de théâtre, Politique Qualité, inspirée de leur vraie vie. Sébastien Vassant les a suivies, écoutées, regardées. Ce parcours humain étonnant, il le révèle tout en justesse. Allant à la rencontre de ces femmes, qu’elles soient mères de famille, amantes, militantes et même tous ces rôles d’une vie à la fois, elles sont devenues porte-parole d’une population qui ne l’a pas souvent. On découvre des femmes uniques, habitées, qui transcendent leurs espoirs et leurs déceptions par l’apprentissage de la comédie ; du pouvoir salvateur de l’art, de la parole et du collectif. « Pour le pouvoir économique, elles ne s’appellent ni Yvonne, ni Marine, ni Jeannine, ou Hélène. Non, elles s’appellent toutes… le Facteur humain ».

de Sébastien Vassant, chez Futuropolis, avec Gilles Larher : L’Accablante apathie des dimanches à rosbif et La Voix des hommes qui se mirent

avec Jérôme Piot : Frères d’ombre

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=== Sébastien Vassant sera en dédicace vendred 15 avril à la librairie Dialogues, à Brest ==

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Bonnes lectures!

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Publié le 8 avril 2016 - Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


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