En librairie les 3 et 10 avril

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La suite tant attendue de Car l’enfer est ici, la talent de Joann Sfar au service du plus fameux roman de Romain Gary et le premier jour de la bataille de la Somme, heure par heure, sous la forme d’une impressionnante fresque de sept mètres, c’est ce que vous trouverez chez votre libraire favori en ce mois d’avril!

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Le Pouvoir des innocents, cycle 2 : Car l’enfer est ici, tome 2, de Luc Brunschwig, Laurent Hirn et David Nouhaud

LA SUITE DU POUVOIR DES INNOCENTS ! Avec ce deuxième cycle, Luc Brunschwig et Laurent Hirn, avec David Nouhaud, livrent la suite tant attendue du Pouvoir des innocents, dont les cinq premiers tomes ont paru chez Delcourt. Ce deuxième cycle comportera 6 tomes.

Accusé à tort d’être l’investigateur de l’attentat où plus de 500 personnes, dont le charismatique boxeur Steve Providence, ont trouvé la mort, Joshua Logan s’est rendu à la police. Il veut un procès équitable. Pour prouver son innocence, il compte bien révéler le complot dont Jessica Ruppert a bénéficié pour parvenir à la tête de la mairie de New York. Celle-ci a déjà fort à faire avec des forces d’opposition, dont celles issues des rangs Républicains, qui se montrent très actives pour dénoncer sa politique sociale et humaniste. Le tome 2 raconte la seule journée du 4 septembre 1999. L’avocat de Logan, cloué au fond de son lit, après s’être fait attaquer, continue de travailler à sa défense.  Il est aidé par un ami journaliste, qui multiplie les rencontres, et fouille dans le passé de Logan. Prouver l’innocence de celui-ci apparaît comme une mission de plus en plus impossible, d’autant que dans l’ombre, les vrais criminels brouillent les pistes et réduisent au silence les témoins de leurs massacres…

Le cycle II Car l’enfer est ici, tome 1, est réédité avec une nouvelle couverture.
Le cycle III Les Enfants de Jessica est en préparation.

De Luc Brunschwig et Laurent Hirn, chez Futuropolis: Le Sourire du clown (intégrale)

De Luc Brunschwig, chez Futuropolis: Holmes, avec Cecil (3 tomes parus), La Mémoire dans les poches, avec Étienne Le Roux (2 tomes parus), Urban, avec Roberto Ricci (2 tomes parus)

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La Promesse de l’aube, roman de Romain Gary, illustré par Joann Sfar

Ce n’est pas peu dire que l’oeuvre de Joann Sfar est liée à celle de Romain Gary. À l’occasion de la sortie de son film, Gainsbourg, vie héroïque, il disait déjà : “J’ai passé mon temps à me dire que je faisais un film sur Romain Gary… » Pour honorer le centenaire de la naissance de l’écrivain, Sfar lui rend hommage en s’appropriant une de ses oeuvres, l’accompagnant de son trait nerveux, de sa liberté de ton, et avec sa générosité coutumière.

«Je n’écris pas pour jeter une ombre plus grande sur la Terre», Romain Gary.

Dans La Promesse de l’aube, Romain Gary retrace son enfance, sa jeunesse à Vilnius (jusqu’en 1917, la ville de Lituanie Vilnius (Vilna) fait partie de l’Empire russe, elle sera ensuite polonaise sous le nom de Wilno), puis à Varsovie, en France et à Nice. Peu après sa naissance, son père les abandonne, sa mère et lui. Plus tard, il apprendra qu’il est mort d’angoisse devant la porte de la chambre à gaz. Seul avec sa mère, qui ne rêve pour lui que d’avenirs plus extraordinaires les uns que les autres, il passe ainsi la seconde moitié de son enfance sur la Côte d’azur, croisant au grès des improvisations de sa mère, un Grand Duc, un roi de Suède et des professeurs de toutes disciplines et de tous genres. Pour rien au monde, il ne voudrait décevoir les folles espérances de cette femme extraordinaire. Oui, il veut bien être danseur, enfin danseur étoile,
violoniste mais virtuose bien sûr, ou alors ambassadeur et écrivain, mais une étoile de la littérature cela va sans dire. Bref, il sera extraordinaire, il sera un héros. Sa mère aime le merveilleux, et lui, il se doit de lui offrir.

Lorsqu’en été 1939, la guerre éclate, et que la débâcle est un fait, il rejoint les troupes de la France Libre à Londres, laissant sa mère seule et malade. Elle, par ses courriers le suit, lui insufflant sans cesse son énergie, faisant couler par les mots le nectar du cordon ombilical. À lui, la guerre n’offre que doutes et amertumes. La Libération venue, il devient compagnon de la Libération. C’est bien, elle le voulait tant. Revenu à Nice, il découvre que sa mère est morte trois ans et demi auparavant. Elle avait chargé une amie de transmettre au fur et à mesure, les centaines de lettres qu’elle lui avait écrites les jours précédents son décès.

D’autres romans illustrés, à découvrir chez Futuropolis:

L’Étranger et Le Premier homme, d’Albert Camus, illustrés par José Muñoz,

Le Journal d’un corps, de Daniel Pennac, illustré par Manu Larcenet

Meurtres pour mémoire, de Didier Daeninckx, illustré par Jeanne Puchol

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En librairie le 10 avril : La Grande guerre, le premier jour de la bataille de la Somme, reconstitué heure par heure, de Joe Sacco, en coédition avec Arte Éditions

La bataille de la Somme opposa les armées britanniques et françaises aux forces Allemandes. Elle fut l’une des plus sanglantes de la Première Guerre mondiale. Le 1er juillet 1916 détient le triste record de la journée la plus meurtrière pour les Anglais, avec 58 000 victimes dont près de 20 000 morts.

Elle prit fin le 18 novembre et comptabilisa 1 060 000 victimes. Les préparatifs de la bataille durèrent plusieurs mois.
Généraux et états-majors élaborèrent des plans pour cette grande offensive, qu’ils souhaitaient décisive. Aidés de chevaux et de tracteurs, les soldats, eux, travaillaient d’arrache-pied au positionnement de milliers de canons de gros calibre, pendant que les avions de reconnaissance ronronnaient au-dessus des lignes allemandes, pour en faire le relevé. D’interminables convois de chariots montaient
au front, chargés d’obus et de munitions. Et puis, en ce premier jour de juillet 1916, après le bombardement le plus massif de l’histoire de l’artillerie britannique, commença enfin la bataille de la Somme, à 7H30. Joe Sacco raconte cette journée, en une fresque muette de près de 7 mètres de long, qui est présentée en un livre accordéon. Un livret l’accompagne avec les commentaires de l’auteur, qui explique heure par heure, le déroulement de ce jour tragiquement historique. Hanté par la Première Guerre mondiale depuis l’enfance, mais accaparé dans sa carrière journalistique par d’autres conflits plus récents, et considérant que Jacques Tardi avait traité le sujet de façon définitive avec La Guerre
des tranchées, Sacco ne s’est jamais imaginé dessiner sur le sujet. En Octobre 2011, à la demande d’un ami éditeur new-yorkais, il y réfléchit pourtant. Il décide de se concentrer sur le premier jour de la bataille de la Somme, car c’est à partir de ce jour-là que l’homme du peuple a pris conscience de la véritable nature de la guerre moderne. Joe Sacco fait le choix de s’inspirer de la Tapisserie de Bayeux, joyau de l’art médiéval, qui raconte l’histoire de l’invasion de l’Angleterre par les Normands. Il peut donc montrer ce qui s’est passé ce jour-là, sans avoir recours à aucun commentaire. Le déroulé des événements parle de lui-même quant aux responsabilités du haut-commandement, et le sacrifice des soldats. S’il représente ce premier jour de la bataille de la Somme du seul point de vue britannique, c’est que les documents, les écrits militaires
anglo-saxons et les histoires relatives aux Anglais lui sont les plus familiers, ce sont ceux qui ont imprégné sa conscience. Une oeuvre surprenante, tant par sa forme que son fond et son traitement graphique. En effet, Joe Sacco donne ici un dessin compact et fouillé, ne négligeant aucun détail, ignorant délibérément perspectives et proportions réalistes. Il réalise une peinture miniature comme une image d’Épinal.

Donc, on récapitule: La Grande guerre, c’est un coffret, comprenant une fresque de près de 7m de long, muette, sous forme de livret-accordéon,  ET un livret détaillé, avec plein de détails et de commentaires, en français et en allemand.

À noter

Joe Sacco sera en France pour quelques rencontres avec le public:

Mercredi 5 juin, au Théâtre des Mathurins (Paris 8e), de 13h à 14h (5 euros l’entrée)

Dimanche 8 juin, au festival On a marché sur la bulle, d’Amiens (60)

Samedi 14 juin, à la Médiathèque Marguerite Yourcenar (Paris 15e), de 15h30 à 18H (réservation obligatoire au 01 55 00 70 85)

et à partir du mois de juillet… une surprise (hi hi)… dans le métro parisien, à la station Montparnasse-Bienvenüe!


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Infos techniques - La Grande Guerre
La Team Futuro avec la version américaine
La Grande Guerre dans les couloirs de France Info!
Fresque Sacco - Métro Montparnasse
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Publié le 3 avril 2014 - Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


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