En librairie en octobre

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Inutile de vous prouver une nouvelle fois que l’auteur de bande dessinée n’est plus cantonné à sa table à dessin, il voyage! il bouge! il rencontre DES GENS! Pour dire, ce mois-ci, Igort est allé au Japon et nous a rapporté ses souvenirs… Étienne Davodeau et Benoît Collombat, encore plus fort, sont remontés dans le temps… en enquêtant sur les grands affaires politiques français des années 70. La bande dessinée est résolument ouverte sur le monde!

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** EN LIBRAIRIE LE 8 OCTOBRE **

Cher pays de notre enfance, de Benoît Collombat et Étienne Davodeau

Format 195 x 265 mm / 224 pages en noir et blanc / 24€ / EAN 978-2-7548-1085-2

Assassinats de magistrats, de journalistes, de syndicalistes, et même de ministres : il n’y a pas que l’Italie qui a connu des « années de plomb » dans les années 70. La France aussi !  En partant à la rencontre des témoins de cette époque, en nous faisant visiter les archives enfin ouvertes sur le SAC, la milice du parti gaulliste, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous emmènent là où la vie politique d’une grande démocratie s’est parfois égarée…

C’est la mort du juge Renaud, à Lyon, le 3 juillet 1975, premier haut magistrat assassiné depuis la Libération. Ce sont des braquages de banques, notamment par le fameux gang des Lyonnais, pour financer les campagnes électorales du parti gaulliste au pouvoir. Ce sont les nombreuses exactions impunies du SAC (le Service d’Action Civique), la milice du parti gaulliste, dont la plus sanglante fut la tuerie du chef du SAC marseillais et de toute sa famille à Auriol en 1981 (ce massacre aura bouleversé la France entière, et aura entraîné la dissolution du SAC par le parlement en août 1982). C’est l’assassinat de Robert Boulin, ministre du Travail du gouvernement de Raymond Barre, maquillé en suicide grossier dès la découverte du corps dans cinquante centimètres d’eau, le 30 octobre 1979, dans un étang de la forêt de Rambouillet.
Ce sont 47 assassinats politiques* en France sous les présidences de Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing ! Avec, en arrière plan, le rôle actif joué par le SAC, la milice gaulliste engagée alors dans une dérive sanglante. C’est une page noire de notre histoire soigneusement occultée, aujourd’hui encore. En nous faisant visiter les archives sur le SAC, enfin ouvertes, en partant à la rencontre des témoins directs des événements de cette époque – députés, journalistes, syndicalistes, magistrats, policiers, ou encore malfrats repentis –, en menant une enquête approfondie et palpitante, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous font pénétrer de plain-pied dans les coulisses sanglantes de ces années troubles et nous convient à un voyage étonnant, instructif et passionnant à travers les heures sombres de la Ve République.

D’Étienne Davodeau, chez Futuropolis : Lulu femme nue (intégrale), Les Ignorants, Le Chien qui louche (en coédition avec le musée du Louvre)

Les deux premiers chapitres de Cher pays de notre enfance (la mort du juge Renaud et le SAC) ont été prépubliés dans La Revue dessinée 

Quelques dates à retenir :

* vendredi 9 octobre à 19h, rencontre publique au grand théâtre d’Angers, avec Benoît Collombat

* samedi 10 octobre, signature avec Benoît Collombat à la librairie Au repaire des héros, Angers

* jeudi 15 octobre, avec Benoît Collombat, rencontre et signature à la librairie Tropismes, Bruxelles

* vendredi 16 octobre, dédicace à la librairie Brüsel Flagey, Bruxelles

* du 23 au 25 octobre, au festival Quai des bulles, Saint-Malo

* mercredi 4 novembre, rencontre publique aux Champs Libres, Rennes

* samedi 7 novembre, à 16h avec Benoît Collombat, rencontre publique à la médiathèque de Poitiers

* vendredi 4 décembre, signature avec Benoit Collombat à la librairie LaBd, à Lyon

* les 11 et 12 décembre, avec Benoit Collombat, rencontre publique et signature à la librairie Bulle, au Mans

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Les Cahiers japonais, d’Igort

214 x 290 mm / 184 pages couleur/ 24€ / EAN 978-2-7548-1199-6

Après la Russie de Poutine, et la terrible histoire de la famine provoquée par Staline en Ukraine, Igort poursuit son œuvre de bande dessinée documentaire avec un ouvrage en hommage à la culture japonaise.

En se replongeant dans ses cahiers intimes, notes, croquis, photos prises au Japon lors de ses nombreux voyages, le désir est venue à Igort de faire un livre sur la culture japonaise. Il faut dire que c’est un domaine qu’il connaît bien. Il est l’un des rares auteurs occidentaux à avoir travaillé directement pour un éditeur japonais, et cela, durant onze années. Après avoir fait un tour d’horizon de l’édition manga au Japon vue de l’intérieur, les méthodes de travail, les relations avec les éditeurs de Kodansha publishing, il nous entraîne tout naturellement dans son sillage à la rencontre d’artistes qu’il a eu la chance de côtoyer comme Jirô Taniguchi, Katsuhiro Otomo… En sa compagnie et celle d’Hayao Miyazaki, nous visitons les studios Ghibli. Remontant le temps, Igort nous plonge également dans la beauté de oeuvres d’Hokusai et Hiroshige. Le cinéma non plus n’est pas oublié, avec un chapitre consacré à L’empire des sens et une rencontre avec Takeshi Kitano. Fort bien documenté, l’ouvrage d’Igort n’oublie pas de replacer les oeuvres ou auteurs cités dans leurs contextes culturels et historiques.

Du même auteur chez Futuropolis : La Ballade de Hambone, avec Leïla Marzocchi, 2 tomes et Les Cahiers russes

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Les Cahiers ukrainiens, d’Igort, réédition

Première édition parue en juin 2010, rééditée en 2015 en une version augmentée. 
Dans cette nouvelle édition, un cahier inédit aborde la situation actuelle en Ukraine. Igort donne la parole à des Ukrainiens mais également à un jeune soldat russe.

Après avoir exploré l’univers du polar, du jazz et des super héros décalés, Igort s’attaque à la bande dessinée de reportage avec le premier tome d’un diptyque consacré aux pays de l’ex-URSS. Il s’est rendu à maintes reprises en Ukraine, Russie et Sibérie. Les témoignages recueillis sur place révèlent un passé terrible, et un présent guère plus glorieux. Une plongée dans l’Histoire du XXe siècle qui permet de mieux comprendre ces pays qui se redécouvrent eux-mêmes.

Igort raconte l’Ukraine d’hier et d’aujourd’hui et illustre avec intelligence et inventivité les témoignages recueillis sur place. – Serafima Andreievna, 80 ans en 2008, avait donc 5 ans en 1932. Elle se souvient de l’Holodomor. Ainsi fut nommée la terrible famine provoquée à dessein par Staline. Un génocide culturel et physique visant à exterminer par la faim le peuple ukrainien, pour punir ceux qui n’adhéraient pas volontiers à la «collectivisation» et contrer les poussées autonomistes. Il n’y avait que des racines, des hérissons à manger, le pain se faisait avec du foin. Des cas de cannibalisme furent recensés. En deux ans, un quart des Ukrainiens décédèrent. – Cela fait plusieurs fois qu’Igort croise sur son chemin Maria Ivanovna, qui fait la manche. Le 12 septembre 2009, il ose l’aborder. Elle lui raconte avec sobriété toute sa vie. Elle est née en 25. Ses parents travaillaient au kolkhoze, son père cultivait le blé et sa mère, après avoir été boulangère, était devenue comptable. Elle avait 8 ans lors de l’Holodomor; dans les rues défilaient des charrettes de cadavres et de mourants entassés pêle-mêle. Sur les quatre années de l’occupation allemande, sa mère fut emprisonnée dix mois par les nazis. Elle s’est mariée en 46 avec un ouvrier d’usine et sa fille naquit un an plus tard. Elle regrette le temps de Brejnev où la nourriture était abondante et peu chère, même si les vêtements et tout le reste devaient forcément être achetés à crédit. Après des études universitaires, sa fille et son mari sont allés en Corée du Nord pour travailler comme ingénieurs à un projet nucléaire. Ils en sont revenus malades. Aujourd’hui, après avoir dépensé l’argent qu’elle n’avait pas pour soigner son genre, Maria rembourse avec la pension de sa retraite, et elle mendie. Maintenant, elle attend la mort. – Et il y a aussi Micha, Nikolaï Vassilievich, Nicolaï Ivanovich pour raconter leur pays.

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EN LIBRAIRIE LE 22 OCTOBRE

Holmes (1854-1891?), tome 4 : La Dame de Scutari, récit Luc Brunschwig, dessin Cecil

Format 230 x 325 mm / 48 pages couleur/ 13,50 euros / ISBN 978-2-7548-0915-3

À la suite du Docteur Watson, Brunschwig et Cecil se lancent sur les traces de Sherlock Holmes, à la découverte de l’homme qui se cache derrière le détective. 4 mai 1891. Sherlock Holmes disparaît en Suisse aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui dans la mort son plus grand ennemi, le professeur Moriarty. Pour Mycroft, son frère, la mort de Holmes est le suicide déguisé d’un homme qui ne pouvait se résoudre à voir son cerveau détruit par la drogue. Malgré les preuves apportées, le docteur Watson se refuse à croire cette version des faits. Il se lance à travers toute l’Europe dans une incroyable enquête qui va tout lui révéler de l’histoire de Sherlock Holmes et de sa famille.

Dans ce nouvel épisode : Alors que Wiggins suit la plaidoirie du docteur Parks au procès de Judith Brown, sous l’oeil attentif de Mycroft, dont l’issue va provoquer l’émoi dans le pays tout entier, Mary et John Watson sont au chevet de la nourrice de Sherlock, blessée par balles. Les révélations de celle-ci vont les mettre sur la piste d’une femme dont le nom fut aussi au coeur du procès : Florence Nightingale. La célèbre infirmière et pionnière des soins modernes, a mis en pratique ses théories lors de la guerre de Crimée à l’hôpital de Scutari où officièrent le jeune docteur Parks et une certaine… Violet Holmes…

Découvrez les trois premiers tomes : Tome 1, L’Adieu à Baker Street, tome 2 : Les Liens du sang et tome 3 : L’Ombre du doute

Holmes, tome 4 , édition limitée, avec jaquette illustrée et cahier graphique de 16 pages supplémentaire.

Format 230 x 325 mm / 64 pages couleur / 20 euros / ISBN 9782754811125

De Luc Brunschwig, chez Futuropolis : La Mémoire dans les poches, avec Étienne Le Roux (2 tomes parus), Le Pouvoir des innocents, cycle 2 : Car l’enfer est ici, avec David Nouhaud et Laurent Hirn (3 tomes parus), cycle 3 : Les Enfants de Jessica, avec Laurent Hirn (2 tomes parus), Le Sourire du clown, avec Laurent Hirn (3 tomes et une intégrale), Urban, avec Roberto Ricci (3 tomes parus)

Réjoignez la page Facebook dédiée à la série Holmes : https://www.facebook.com/Holmes-1854-1891–240499592809388/


Cher pays de notre enfance©Futuropolis 2015
Cher pays de notre enfance, p3©Futuropolis 2015
Cher pays de notre enfance, p4©Futuropolis 2015
Cher pays de notre enfance, p5©Futuropolis 2015
Cher pays de notre enfance, p6©Futuropolis 2015
Cher pays de notre enfance, p7©Futuropolis 2015
Les Cahiers japonais©Futuropolis 2015
Les Cahiers japonais, p3©Futuropolis 2015
Les Cahiers japonais, p4©Futuropolis 2015
Les Cahiers japonais, p5©Futuropolis 2015
Les Cahiers japonais, p6©Futuropolis 2015
Les Cahiers japonais, p7©Futuropolis 2015
Les Cahiers ukrainiens, réédition©Futuropolis 2015
Holmes, tome 4©Futuropolis 2015
Holmes, tome 4, page 3©Futuropolis 2015
Holmes, tome 4, page 4©Futuropolis 2015
Holmes, tome 4, page 5©Futuropolis 2015
Holmes, tome 4, page 6©Futuropolis 2015
Holmes, tome 4, page 7©Futuropolis 2015
Holmes tome 4-édition limitée©Futuropolis 2015

Publié le 8 octobre 2015 - Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


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