Bientôt en librairie, bientôt !

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Ah, foule impatiente! Pour contenir ton ardeur et ton incessante curiosité, voici de quoi tenir bon jusqu’à l’éclosion des beaux jours et les prochaines sortie en librairie …

En librairie le 5 mai


Le Captivé, de Christophe Dabitch et Christian Durieux

Albert Dadas est un modeste employé, dans les années 1880, qui voyagea sans le vouloir en Algérie, en Russie et même jusqu’à  Constantinople, à pied et sans ressources. Atteint de la folie du fugueur, il fut soigné par le docteur Philippe Tissié. Leur rencontre changea leur vie à jamais. Christophe Dabitch et Christian Durieux signent un récit sensible et personnel sur une histoire incroyable (mais vraie) !

Albert Dadas, modeste employé à Bordeaux dans les années 1880, fut une des premières personnes atteintes de la folie du fugueur. Inconsciemment, à l’écoute de noms de villes ou de pays, il partait alors, en transe, et commençait à marcher. Ses périples le menèrent à Nantes, Paris, mais aussi en Algérie et même jusqu’en Russie. Le docteur Philippe Tissié, jeune interne en psychiatrie à l’hôpital Saint André de Bordeaux, le recueillit, le soigna, et décrivit dans sa thèse sa passion impulsive pour la marche et les voyages, souvent sans papiers, accompagnée d’amnésie à chaque retour. Considéré comme un vagabond potentiellement dangereux par les gendarmes, Albert Dadas fut qualifié par la médecine de « fugueur pathologique », le premier du genre. Christophe Dabitch et Christian Durieux font revivre cette incroyable histoire à travers la rencontre entre ces deux hommes qui vont changer leur vie. Albert Dadas sera soigné par Philippe Tissié, grâce à l’hypnose, et il pour la mener ainsi une vie normale. Les théories du docteur, avancées dans sa thèse, vont le rendre célèbre. Mais c’est surtout une belle histoire d’errance, une ode au voyage, à laquelle les auteurs nous convient. Embarquement immédiat !

Johnson m’a tuer, de Louis Theillier

Un reportage au coeur d’une usine qui se bat contre sa délocalisation et le cynisme de ses dirigeants ! Un  témoignage exceptionnel, par l’un de ses acteurs, qui jette une lumière crue sur les doutes, le dégoût mais aussi la fraternité des travailleurs en lutte ! Un récit édifiant sur l’Europe ultra-libérale !

Johnson m’a tuer n’est pas une fiction, mais un reportage, ou plutôt un témoignage, celui de Louis Theillier qui raconte, de l’intérieur, la lutte des ouvriers et des employés d’une usine qui fabrique des catalyseurs pour les grandes marques de l’automobile. Cette usine, située à Bruxelles, appartient à une multinationale anglaise (Johnson Matthey), emploie des ouvriers belges et a délocalisé en Macédoine.  Haute technologie, haute qualification des ouvriers et employés, un groupe bénéficiaire, mais des ouvriers et des employés « trop chers », pour reprendre l’antienne cynique de la direction de Johnson Matthey. D’où la délocalisation et trois cents personnes sur le carreau, certaines travaillant sur le site depuis vingt-cinq ans. C’est l’Europe ultra-libérale dans toute sa « splendeur ». Même s’il est titulaire d’un diplôme d’arts plastiques, Louis n’est pas un professionnel de la bande dessinée. C’est un ouvrier, employé dans l’usine Johnson Matthey depuis cinq ans. Il est donc acteur et témoin. Et son témoignage, en mettant en scène et en dessinant ses camarades avec talent, en racontant les doutes, la rage, le dégoût, mais aussi l’enthousiasme, l’espérance, la fraternité, la lutte, est exceptionnel. Johnson m’a tuer sera publié le 2 mai 2014, soit trois semaines avant les élections européennes, dont on peut penser (ou espérer) que le sujet si important de la désindustrialisation, de la mise à mal du travail pour les peuples européens sera abordé…

S, de Gipi

Dessinateur prodigieux, écrivain subtil, Gipi est l’une des figures majeures de la bande dessinée actuelle ! Avec ce récit bouleversant, à la fois intime et universel,
Gipi nous entraîne dans un maelström d’émotions fortes! Un chef d’oeuvre ? Allons, n’ayons pas peur des mots !

« Avec S., Gipi raconte, en quelques moments choisis, l’histoire de son père récemment décédé. Utilisant ses propres souvenirs, l’auteur italien revient sur sa relation pleine d’admiration et d’amour mais aussi d’incompréhension et de malentendus, avec ce père aussi impressionnant qu’il reste un homme « comme les autres ». Et pour donner à ce portrait d’autres regards, Gipi relate les histoires de famille qu’il a entendues toute sa jeunesse : la guerre, les bombes qui tombent sur la ferme, et d’autres anecdotes qu’on imagine maintes fois
relatées. Le résultat est un album assez étonnant dans sa construction, prenant le risque de dérouler son récit sur un rythme saccadé à la mesure incertaine, mais qui évite le piège de l’autobiographie facile et convenue en mettant en scène sur le même plan petits et grands drames qui font une vie et des souvenirs. […] S. est un grand livre qui prend des risques et démontre une fois de plus le grand talent de Gipi lorsqu’il parle des êtres, de leurs émotions, et de leurs faiblesses jamais ignorées. »

Source: Article d’Alexis Laballery publié sur Parutions.com

Initialement annoncé en mars:  Le Tirailleur, d’Alain Bujak et Piero Macola

L’émouvant  portrait d’un ancien tirailleur  marocain, arraché à son pays à 17 ans et à qui la France n’a  amais su rendre justice. Alain Bujak, pour un reportage photographique, a rencontré Abdelsem dans un foyer social à Dreux où il résidait 6 mois de l’année, loin de sa famille, pour avoir sa maigre pension. De leurs discussions, il en a tiré un récit intime d’un homme ordinaire qui connût deux guerres, récit mis en image avec sensibilité par Piero Macola.

En 2008 et 2009, Alain Bujak photographie la vie d’un foyer social à  Dreux. Il y rencontre d’anciens tirailleurs marocains, parmi eux, il y a Abdeslem. Il a passé des heures avec lui, à l’interroger sur sa vie. Des entretiens chaleureux qui revivent aujourd’hui sous la forme d’une bande dessinée témoignage. Car la vie d’Abdeslem, c’est la vie des nombreux tirailleurs marocains enrôlés très jeunes dans l’armée  française pour combattre l’Allemagne en 1940. Fait prisonnier durant la drôle de guerre, Abdelsem sera renvoyé au Maroc en 1942, pour participer à l’hiver 1944 à la libération de l’Italie. Avec pour récompense, une non reconnaissance de la nation et des pensions militaires largement inférieures à celles des anciens combattants français. Il fallait beaucoup de talent pour mettre en image cette histoire à la fois extraordinaire et banale, celle d’un homme trop souvent invisible à nos yeux, et qui pourtant est un rouage essentiel de notre société. À n’en pas douter, Bujak et Macola ont ce talent. Le récit dessiné est complété d’un reportage photographique d’Alain Bujak au Maroc, où il a retrouvé Abdelsem et sa famille aujourd’hui après que ce dernier ait renoncé à sa pension pour vivre avec les siens.

En librairie le 4 juin

Gavrilo Princip, l’homme qui changea le siècle, d’Heinrik Rehr

Le 28 juin1914, Gavrilo Princip assassinait à Sarajevo l’archiduc François Ferdinand. Un mois plus tard, la première guerre mondiale débutait, entrainant dans son sillage des millions de morts. C’est l’histoire de cet  assassin que nous raconte le trop rare dessinateur d’origine danoise, Henrik Rehr.

Le 28 juin 1914, le terroriste nationaliste yougoslave Gavrilo Princip (1894/1918) assassinait l’Archiduc François-Ferdinand de plusieurs coups de revolvers, événement déclencheur de la Première Guerre mondiale. Si ce fameux attentat de Sarajevo a été maintes fois commenté, l’homme qui tenait l’arme du crime dont furent victimes l’Archiduc d’Autriche et sa femme reste pour la plupart un illustre inconnu. Cet homme, c’est Gavrilo Princip, un jeune étudiant serbe de Bosnie- Herzégovine né en 1894. Il le 7ème enfant d’une famille  nombreuse de 9 enfants. D’extraction très pauvre, il vécut une enfance et une jeunesse marquée par la pauvreté. Cet événement, dans le contexte de relations internationales tendues de cette période, eut des répercussions inattendues qui amenèrent le gouvernement austro-hongrois à déclencher le 28 juillet 1914 – par une ironie de l’histoire le jour des 20 ans de Princip – une « guerre préventive » qui se mua bientôt en guerre européenne puis mondiale.

À la recherche de Moby Dick, tome 1, de Sylvain Venayre et Isaac Wens, d’après le roman d’Herman Melville

Moby Dick comme on ne l’a jamais vu, ni au cinéma ni en bande dessinée ! La joie et la souffrance sont les deux grandes passions humaines dans Moby Dick : une aventure intellectuelle joyeuse menée par Ismaël et la chasse à la baleine, magnifique et tragique, du capitaine Achab Guerrier enragé, rebelle contre l’ordre divin, Achab poursuit la baleine blanche jusque dans l’abîme!

Deux histoires s’entrecroisent : d’une part, la chasse à la baleine blanche menée par le capitaine Achab et l’équipage du Pequod au milieu du XIXe siècle ; d’autre part, une discussion conduite aujourd’hui, à Paris, sur la signification du roman de Melville. Les deux protagonistes principaux de cette discussion sont : d’une part, un vieil homme, qui vient juste de prendre la décision de ne pas transposer Moby Dick  au théâtre ; d’autre part, un jeune homme, qui veut réaliser une émission de radio sur le sens actuel de l’oeuvre de Melville. Tout au long de l’album, alternent ainsi des scènes situées à Paris aujourd’hui et au XIXe siècle sur le Pequod . Ces scènes correspondent entre elles. Elles permettent délivrer le sens de la quête d’Achab, en explicitant l’univers symbolique de Melville. Elles ont également pour but d’adapter tous les passages de Moby Dick, dans lesquels Melville lui-même disserte abondamment sur le cachalot et sa signification existentielle (passages qui représentent tout de même presque la moitié du livre – et qui, à notre connaissance, n’ont jusque-là jamais fait l’objet d’aucune adaptation).

Le Monde d’Aïsha, d’Ugo Bertotti, d’après les récits de voyage d’Agnès Montanari

Entre espoirs et luttes, rêves et incertitudes, un témoignage exceptionnel sur la vie des femmes au Yémen ! Agnes Montanari, reporter-photographe, a vécu quelques mois au Yémen, et a réussi à approcher quelques femmes jusque dans l’intimité de leur foyer. Ugo Bertotti a mis ces récits en images dans une  bande dessinée documentaire magnifique d’humanité!

Elles passent dans la rue sans faire de bruit, glissant comme des fantômes, souvent recouvertes d’un voile noir des pieds à la tête. Dans un pays rongé par la pauvreté, les traditions et les coutumes liées à la religion, un niveau bas d’éducation, les mariages précoces sont légion — selon des ONG, 14 % des filles de moins de quinze ans et 52 % de moins de dix-huit ans sont mariés de force — et les violences des hommes au nom de l’honneur de la famille ou du clan sont courantes : au Yémen aujourd’hui, le sort des femmes est, c’est le moins qu’on puisse dire, peu enviable. Pourtant, de plus en plus nombreuses sont celles qui, pas à pas, mènent une bataille courageuse pour leur émancipation. Une révolution, de moins en moins silencieuse, pour faire valoir leurs droits et leurs libertés. Un auteur de bandes dessinées et une reporterphotographe ont recueilli les témoignages d’Aisha, de Sabiha, d’Hamedda, de Houssen, d’Ouda ou encore de Fatin, dessinant ainsi un nouveau visage du Yémen…

En librairie le 26 juin

Békame, tome 2/2, d’Aurélien Ducoudray et Jeff Pourquié

Suite et fin du périple de Bilel, un jeune adolescent  arrivé clandestinement en France et qui se fait appeler Bekame par amour pour le footballeur anglais. S’il rêve
de retrouver son frère, en attendant, c’est dans les rues de Sangatte qu’il erre…

De nos jours, dans le Nord-Pas de Calais. Toujours à la recherche de son frère, Bilel continue de fricoter avec des passeurs et autres petits truands. Car paradoxalement,  cet enfant attachant, lui même recherché par une famille d’accueil, voit le piège humain de Sangatte se refermer sur lui. Sangatte est une vraie bonne initiative que l’on peut voir comme un endroit où l’on s’est réellement occupé des migrants (à la place de l’état) mais on peut voir aussi Sangatte comme le réservoir de chair fraîche des passeurs… Après avoir retrouvé son frère et compris ce qu’il faisait pour survivre, Bilel va embrasser la même carrière de passeur mais avec une efficacité redoutable, celle d’un enfant sans préjugés, ni morale… juste pour faire comme son frère… simplement parce qu’il aime son frère. Sangatte c’est l’Eldorado pourri. Chaque résolution de problème se divise entre l’immédiat et le long terme chacun des deux générant des problèmes antagonistes, on ne peut pas refuser un lieu pour les migrants, mais ce lieu ne fait qu’aggraver leurs problèmes.

Journal d’un fantôme, réédition, de Nicolas de Crécy

Réédition du Journal d’un fantôme, un des ouvrages les plus importants de Nicolas de Crécy, où l’auteur a choisi de se mettre en scène, avec comme partenaire et compagnon de voyage, un dessin… Petites réflexions pleines d’humour sur la réalité et sa transcription, sur la contrainte du travail et la liberté de l’émotion, sur le  dialogue sans cesse renouvelé du créateur et de sa création. Tout cela par un Nicolas de Crécy plus libre et pertinent que jamais.

Dans Journal d’un fantôme, Nicolas de Crécy nous emmène avec lui en voyage. En voyages pour être précis. Voyages au-delà des frontières pour commencer. Sans être vraiment casanier, Nicolas de Crécy n’aime cependant pas beaucoup voyager (trop loin). Car il lui faut prendre l’avion, et Nicolas déteste l’avion ! Dans Journal d’un fantôme, le vrai voyage proposé par l’auteur, est celui du processus créatif. Comment concilier créativité artistique et travail de commande? Comment faire quand on est un dessinateur qui apprécie une certaine solitude, pour sortir, aller croquer le monde et s’exposer ainsi au regard trop curieux des autres? Avec son humour si personnel, Nicolas de Crécy en profite pour poser quelques questions embarrassantes sur le statut de l’image dans notre monde et plus encore, sur celui du créateur.


LE_CAPTIVE-Couverture PROVISOIRE
LE_CAPTIVÉ © Futuropolis 2014
JOHNSON_M_A_TUER-Couverture-PROVISOIRE
JOHNSON_M_A_TUER © Futuropolis 2014
S.-GIPI-Couverture PROVISOIRE
S. © Futuropolis 2014
LeTirailleur_couverture PROVISOIRE
LeTirailleur © Futuropolis 2014
Gavrilo-Princip-Couverture PROVISOIRE
Gavrilo-Princip ©Futuropolis 2014
MOBYDICK-Couverture-PROVISOIRE
A LA RECHERCHE DE MOBY DICK © Futuropolis 2014
LE_MONDE_D_AISHA-couverture-PROVISOIRE
LE_MONDE_D_AISHA ©Futuropolis 2014
BEKAME T2-Couverture-PROVISOIRE
BEKAME T2 ©Futuropolis 2014
JOURNAL-FANTOME-rééd-Couverture-PROVISOIRE
Journal d'un fantôme - réédition ©Futuropolis 2014

Publié le 27 février 2014 - Tags : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,


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